mardi 15 mars 2016

Les Moutons, poème de Jean Angéli.


Contenu sponsorisé

Les moutons.

Moutons


Comme en un bois jauni le vent, comme ferait
En frappant le pavé l'averse aux larges gouttes,
Un bruit naît dans le val, grandit, met aux écoutes
Le promeneur surpris, et voici qu'apparaît

La horde des moutons pour animer le site.
C'est un ondoiement chaud que suis l’essaim des taons.
Sous la laine en festons, s'agitant et battant,
Les pieds broient le chemin diaboliquement vite.

Dans le vert du pâtis, points blancs disséminés,
Ils courent au régal des rejetons de frêne,
Plus lents ils reviendront ce soir la panse pleine
En faisant crépiter les cosses de genêts.

Mais je les aime mieux parias de l'automne
Tondant sans trêve et progressant d'un pas têtu
Où la vache et la faux maintes fois ont tondu 
Leur théorie ajoute au charme monotone.

Le berger soucieux des frimas qu'il pressent
La bruine déjà pointille les fougères,
Les pousse chaque jour plus loin dans les jachères.
Et le chien mord dans leur toison s'épaississant.

 Jean Angéli,  mars 1908.

Contenu sponsorisé


  Sources : texte de Jean Angéli, photo © Regards et Vie d'Auvergne.
                    http://www.regardsetviedauvergne.fr/
                    Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.



                    


Aucun commentaire:

Top 10 des articles les plus consultés :

Recherche dans ce blog :

Derniers articles et archives ;

Abonnez vous à ce blog :

Inscrivez une adresse mail ci-dessous, renseignez la vérification anti-robot, cliquez sur le lien du mail que vous recevrez et voilà c'est tout simple, vous recevrez un mail à chaque nouvelle publication et rien d'autre.

Enter your email address:

Delivered by FeedBurner