06 mars 2013

Sonnet de Mars.


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Mars.


 
C’est un matin de mars qu’elle m’est revenue,

Éveillant le jardin d’un bruit de falbalas,

L’enfant toujours cruelle et toujours ingénue

Que je n’ai point aimée et qui ne m’aimait pas.

 

Le givre s’égouttait aux branches, mais plus bas

La neige ourlait encor les buis de l’avenue ;

Et le frisson de l’hiver, sous leur écorce nue,

Emprisonnait le rire embaumé des lilas.


 

Un clair rayon brille soudain : « C’est moi ! » dit-elle.

Dans l’air moins froid passa comme un cri d’hirondelle,

Je la vis me sourire et crus avoir seize ans.


 

Et depuis, quelquefois, je me surprends à dire,

Songeant à ce rayon, songeant à ce sourire :

C’était presque l’Amour et presque le Printemps.
Paul Arène
 
 
 
Sources : Poésies de Paul Arène, 1843/1896.
               © Alain-Michel, Regards et Vie d'Auvergne.
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