Regards et Vie d'Auvergne, le blog.: L'Auvergne d'hier : billet de Confiance, de Pont-du-Château, 63.
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lundi 8 octobre 2018

L'Auvergne d'hier : billet de Confiance, de Pont-du-Château, 63.


Billet de Confiance.

Billet de confiance de Pont-du-Château, 63.
Billet de confiance de 10 sous, de Pont-du-Château, 63.
  Malgré les nombreuses années, ce Billet de Confiance est un témoignage vivant de la période Révolutionnaire Française. C'est avec beaucoup de plaisir qu'il a été découvert dernièrement dans le fouillis d'un vide-grenier Auvergnat.
 Celui-ci a été émis par la commune de Pont-du-Château en 1792, pour servir de moyen d'échange et de paiement, car à cette époque bouleversée, les monnaies sonnantes et trébuchantes avaient disparu, le métal était rare, cuivre, bronze et ne parlons même pas de l'or et argent, bien cachés par sécurité, pour ceux qui avaient la chance d'en posséder.
Dos, billet de confiance de Pont-du-Château, 63.
Billet de confiance de 10 sous de Pont-du-Château, 63.
  Pour permettre aux commerçants, artisans et fabricants de continuer leurs commerces et payer leur personnel, l'Assemblée Législative invente un billet-papier en attendant de pouvoir monnayer les nombreux biens confisqués au clergé et aux nobles. C'est la première monnaie papier : l'Assignat National. Le peuple n'en voit pas la couleur, car ils sont de grosses valeurs, au début, et les gens sont méfiants vis- a-vis de cette monnaie-papier.
   En attendant les petites coupures, comme partout en France de nombreuses communes en Auvergne comme Pont-du-Château, Cournon, Clermont, Arlanc, Besse... font imprimer une monnaie parallèle : les Billets de confiance. Ils représentaient plusieurs petites valeurs : 1 sous,10 sous, 15 sous (ou Sol) etc... et ils étaient échangeables contre des assignats. Ici notre billet de 10 sous était échangeable contre un Assignat de 5 livres, sachant que le travail d'un journalier était payé moins d'une livre...
Nous trouvons sur ce billet imprimé sur une seule face : sa valeur d'échange, un numéro de série : 4789 et trois signatures : Monate, Jacqueton et Roulhon, il s'agissait en général du maire de la commune et de deux Républicains du conseil.
Mais la prolifération anarchique de billets de toutes sortes : Bon Communaux, Caisse Patriotique avec des valeurs, couleurs et formes variables et surtout l'apparition de faux, sonna le glas de cette monnaie en 1792, la majorité de ceux-ci fut brûlée après 1793.



Sources : Les Albums de photos originales et inédites, collections à voir dans la colonne de droite.© Textes et Photos Originales Regards et Vie d'Auvergne.Vous pouvez laisser un commentaire au bas de l'article.


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