Clermont-Ferrand, état des églises détruites en 1793.

 Clermont, 1793.

Clermont-Ferrand CPA


  La Révolution et son ouragan sont, aussi, passés par Clermont,  bon nombre d'églises, de chapelles, et de communautés religieuses furent, interdites, vendues ou détruites, voici un état des lieux de cette époque, ci-dessous un extrait du livre :    L'Auvergne Chrétienne, du premier siècle à 1880, contenant l'état primitif de cette Province, écrit par un Auvergnat.

Eglises de Clermont détruites en 1793.

    1ère : Saint-Cassi. Cette église se trouvait dans le faubourg Saint-Allyre, elle fut vendue, en 1794, 12000 francs, à un meunier de Clermont, qui en fit d'abord une usine et puis une grange. Le dernier curé de cette église fut Thomas Le Masson, prêtre charitable et exemplaire, qui refusa de prêter le serment en 1791. 

   2-ème Saint-Cirgues. Cette église était placée dans le faubourg de Fontgiève. Elle fut vendue le 22 aout 1793 à vil prix, à un marchand de fromages, qui en fit une écurie et une auberge. Le dernier curé de cette église fut Mathieu Geneix, prêtre entièrement à son devoir, qui refusa de prêter le serment en 1791. Il fut nommé curé à Saint-Eutrope en 1802, et mourut en 1809.
   3-ème Saint-Bonnet et Saint-Ferréol. Cette église était située sous la Poterne, dans la rue des Trois Ponts. Elle fut vendue en 1793, aujourd'hui elle sert à une fabrique de confiserie. Le dernier curé de cette église fut Joseph Segrettier, qui eut la fermeté et le courage de refuser le serment en 1791.

   4-ème Saint-Adjutor. Cette église se trouvait au faubourg des Gras, dans la rue qui porte aujourd'hui le nom de Saint-Adjutor. Cette petite église mal bâtie fut vendue le 23 février 1793, 4100 francs, à un maçon de Clermont, qui en fît une grange. Le dernier curé de cette église fût François Blateyron, qui refusa en 1791 de prêter serment.

   5-ème Saint-Genès. Cette église qui occupait la plus grande partie de la Place Désaix, fut entièrement démolie en 1797, pour faire à la place un marché à légumes. Cette église avait un chapitre dont le dernier abbé était le chanoine Morin. Le dernier curé de cette paroisse fut Jean Petit, qui eut la faiblesse de prêter serment à la Constitution civile du clergé. En 1802, cette paroisse ayant été rétablie, elle prit le nom de Saint-Genès-Les-Carmes, à cause de l'église des pères Carmes, qui fut affectée au culte de cette paroisse.

   6-ème Saint-Pierre; cette église se trouvait sur la Place Saint-Pierre, qui sert aujourd'hui de marché aux légumes. Elle avait un chapitre qui eut pour dernier abbé Antoine Laporte. Cette église fut vendue le 9 aout 1792, au prix de 5000 francs à un avoué de Clermont, qui la fît raser en 1796 jusqu'aux fondements, on en fit alors une place. Le dernier curé de cette église fut Jean-Baptiste Monestier, qui prêta serment en 1791 et devint un des plus fougueux révolutionnaires de Clermont. En 1802 la paroisse de Saint-Pierre, dont le titre fut conservé, prit le nom de Saint-Pierre-Les-Minimes, à cause de  l'église de ces religieux qui lui fut donnée pour l'exercice de son culte.

   7-ème Saint-Rémy. Cette église fut vendue le 12 février 1791, 828 francs, à un tanneur de Clermont. C'était alors une simple chapelle formée par le chœur seul de l'ancienne église.

   8-ème Saint-Jacques-de-Rabanesse. Cette petite église fut entièrement détruite en 1793 par les vandales de l'époque.

   9-ème Notre-Dame-D'Entre-Saints. Cette église, que l'on faisait remonter jusqu'au temps de Saint-Austremoine, était le plus ancien sanctuaire de Clermont. Elle se trouvait au faubourg de Saint-Allyre. Dévastée plusieurs fois pendant ses quinze ou seize siècles d'existence, elle fut complètement détruite par la révolution en 1796.

   10-ème Saint-Julien. Cette église, qui n'était qu'un prieuré dont le dernier prieur fut l'abbé Delarbre, curé de la Cathédrale en 1802, fut vendue le 21 juillet 1792, 1630 francs, à un marchand de Clermont, qui la fit raser jusqu'à terre en 1802. Elle se trouvait placée au quartier de Jaude, dans une grande prairie.

 Les chapelles :

Les chapelles détruites à Clermont pendant la révolution furent :
-La chapelle de l'ancien Palais Episcopal, démolie de fond en comble les premières années de la tourmente révolutionnaire.
 -La chapelle de Saint-Nicolas, qui fut vendue en 1791 et convertie en salle d'audience pour le Tribunal de Commerce.
 -La chapelle de Saint-Barthélemy, à la place Saint-Pierre, démolie en 1793. 
-La chapelle Notre-Dame-de-Jaude, rasée en 1791. Elle se trouvait à un coin de la place qui porte son nom.
-La chapelle d'Allègre, abattue en 1796, pour ouvrir la rue qui tourne au nord-ouest de la Cathédrale.
-La chapelle de Notre-Dame de Beaurepaire, qui se trouvait sur l'ancien chemin de Clermont à Royat. Elle sert aujourd'hui de poudrière à la ville.



Commentaires

  1. très instructif. Cependant ND de Beaurepaire n'est plus depuis longtemps une poudrière, surtout en centre ville!!

    RépondreSupprimer
  2. Oui en effet, maintenant la poudrière est loin de Clermont.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Cet article vous a plu, alors n'hésitez pas : laissez un petit commentaire, pour cela :
1) Ecrivez votre texte ci-dessus
2) Choisissez une identité
3) Cochez la case "je ne suis pas un robot"
4) Cliquez sur "publier commentaire"
Et voilà !
Partagez l'article ou faîtes-le connaître sur vos réseaux sociaux.
Merci de votre visite.

Abonnement au flux :

Archives du blog :

Plus d'éléments