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lundi 11 mai 2020

Visitons l'Auvergne : Le Breuil-sur-Couze.

Le Breuil-sur-Couze.

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Pic de Nonette,63.
Pic de Nonette,63.

   Décrire un coin d'Auvergne, n'est-ce pas surtout exprimer, n'est-il pas vrai, la joie des yeux devant ces paysages aux tons chauds, que dominent pics et trapèzes de basalte !
   Dans l'harmonie d'une perspective changeante, toujours nouvelle, la Limagne, que les barbares ne quittaient qu'en pleurant, ainsi que nous l'apprends Jullian, s'étend à perte de vue, de Riom jusqu'au Saut-de-Loup.
   Plaine d'Issoire, plaine du Breuil, comme vous êtes belles lorsque ondulent les vagues
apaisées des blés !
   L'Allier, entre les aulnes et les hauts peupliers, coule paresseusement.
Blotti dans la verdure, le petit village du Breuil-sur-Couze dort dans la paix bienheureuse des campagnes.
   Volontiers, s’arrêtent touristes et artistes devant le portail de son église romane du XIe siècle. Cette pierre rouge d'Auvergne, si facile à reconnaître à la Chaise-Dieu, à Notre-Dame du Port de Clermont-Ferrand, et à l'église d'Issoire, évoque le temps de ces sculpteurs primitifs qui traduisaient ainsi leurs rêves...
   Vous plait-il de connaître une menue page d'histoire locale. On dit que Robert de Courcel fonda au Breuil, au XIIIè siècle, un prieuré. Son fils Amaury, bailli d'Auvergne, devint célèbre en Basse-Limagne. On dit encore que le capitaine Merle fondit le gros bourdon de l'église pour en couler des couleuvrines, avant d'attaquer les catholiques dans les plaines d'Issoire...
   L'abbé de Pradt, aumônier ordinaire de Napoléon, préparateur du traité de la Bidassoa et infortuné ambassadeur auprès de la cour de Pologne, en 1812, vint se retirer dans sa maison de campagne où s'éteignit doucement le vieux maréchal Duroc, aide de camp de Napoléon.
   A l'entour, des vestiges de châteaux forts : Nonette, Chalus, Vodable, Vichel. Tout le passé, tout le Moyen Age. On revoit malgré soi, preux, chevaliers, cour d'amour et jongleurs. Là-bas, au Nord, la butte imposante d'Usson apparaît dans le halo d'un soleil et l'ombre étincelante de la reine Margot danse comme une ballerine...
   A deux pas d'ici, des pêcheurs en barque pêchent le saumon qui redoute le trident. Devant nous, la butte de Nonette se dessine, en relief, bien verte sur un ciel très bleu. Nonette ! quel joli nom et comme Paul Fort saurait en dire le charme dans une de ses ballades !
   Nonette fut prévôté royale en 1319 et embrassa 91 paroisses. Maintenant, un épervier frôle de son aile les vieilles pierres disloquées qui servirent de substruction au magnifique château de Jean, duc de Berry.
   Suivez le bord de la Couze, à l'ombre des arbres, et écoutez la chanson de la rivière. L'eau, d'une pureté de cristal sert de miroir aux martins-pêcheurs, petits points lumineux et fugitifs...
Emile Dousset.





   Sources :  Extrait de l'Auvergne Littéraire et Artistique, 1924. ©  Regards et Vie d'Auvergne.Vous pouvez laisser un commentaire au bas de l'article.

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1 commentaire:

Anonyme a dit…

Bien beau village

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