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    15 janvier 2015

    La fable de la Souris prodigue.


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    -Chers lecteurs:

     Voici une petite fable pleine de bon sens et de vérité, bonne lecture, n'hésitez pas à laisser un commentaire en bas d'article.  

    La Souris prodigue.(fable)

    Souris



    Près du grenier d’un riche laboureur,
    Une souris avait élu son domicile.
    A force de ronger, notre ouvrière habile
    Sut enfin, grâce à son labeur,
    Sous un gros tas de blé se faire une trouée.
    Un beau matin, non moins joyeuse qu’étonnée
    De voir son trou rempli de grain,
    Elle remercia le généreux destin.
    « Mais, se dit-elle, à quoi servirait la richesse,
    Si l’on ne s’en faisait honneur ?
    Je veux donc désormais vivre dans la mollesse,
    Et n’écoutant que mon bon cœur,
    A mes voisins faire largesse. »
    Vous sentez bien que la riche souris
    Eut bientôt grand nombre d’amis :
    On n’en manque jamais dans la bonne fortune.
    La sienne à tous était commune.
    « Ma chère, lui dit un voisin,
    C’est fort bien fait à vous d’être ainsi libérale,
    Mais ce bonheur peut avoir une fin.
    Amassez donc un peu, devant l’heure fatale
    Où vous pourriez sentir encor
    Les horreurs du besoin… » Notre jeune étourdie
    Méprisa ces conseils, croyant que son trésor
    Durerait autant que sa vie
    L’évènement prouva qu’elle avait tort
    De n’avoir pas prévu les coups affreux du sort.
    La misère publique amena sa ruine.
    Une épouvantable famine
    Désola le canton : l’avide laboureur,
    Spéculant froidement sur le commun malheur,
    Se hâta, pour remplir sa bourse,
    De vider ses greniers ; dès lors plus de ressource.
    Ne voyant plus, comme autrefois, le grain
    Retomber dans son trou, pour en savoir la cause,
    L’animal alarmé se hisse au magasin :
    Il était vide, et la porte bien close.
    Jugez du désespoir de la pauvre souris.
    Plus de provisions, et partant…plus d’amis.
    Il faudra donc mourir seule et dans l’indigence !
    « A mes yeux trop longtemps fermés par l’imprudence
    Vient, dit-elle, un peu tard luire la vérité.
    Oui, j’en fais aujourd’hui la triste expérience,
    La fortune la plus immense
    N’offre aucune sécurité :
    Le travail assidu, la sage prévoyance,
    Peuvent seuls assurer notre prospérité. »




    Sources: Fables, par Théodore Lorin, 1850.
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