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    02 juin 2013

    Les petits pains de Françoise. (Fable)


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    Françoise.

    la petite Françoise
    Françoise
      
     Dans un temps de famine, un homme riche, prenant surtout en pitié les enfants, fit rassembler chez lui ceux qui étaient les plus pauvres de la ville, et leur distribua une corbeille de petits pains.
     
    -« Vous en aurez autant chaque jour,
    leur dit-il, jusqu’à ce que Dieu daigne nous envoyer de moins mauvais jours. » 
     
        Les enfants se précipitèrent avec voracité sur la corbeille, et se disputèrent à qui aurait le plus gros pain. Après s’en être emparés ils se retirèrent avec une égale grossièreté, sans songer à remercier leur bienfaiteur.

       Une seule petite fille, nommée Françoise, proprement vêtue, quoique très-pauvrement, se comporta d’une manière toute différente ; après s’être tenue à l’écart, elle prit le plus petit pain qui restait, puis elle fit une révérence à l’homme riche et lui baisa la main en signe de remerciement.
       Le lendemain, les autres enfants ne furent pas plus réservés que la veille, et la pauvre Françoise se contenta d’un pain moitié moindre que les autres. Mais lorsqu’elle fut de retour chez sa mère et entama le pain pour le partager avec elle, toutes deux furent fort étonnées d’en voir s’échapper plusieurs pièces d’argent.
     
    -« C’est sans doute par mégarde que cet argent se trouve dans ce pain, dit la mère, va vite le reporter, mon enfant. »
     
      Françoise obéit ; mais son bienfaiteur ne voulut rien reprendre.
     
      -" Ce n’est pas du tout par mégarde que cela est arrivé, lui dit-il ; j’ai fait mettre tout exprès cet argent dans le plus petit des pains pour vous récompenser de votre modération, ma très-chère enfant. Soyez toujours aussi douce et aussi facile à satisfaire : et souvenez-vous que celui qui préfère se contenter de la moindre part que se disputer pour avoir la plus forte, attire toujours sur lui les célestes bénédictions."


    Moralité :


    Aimer mieux moins que plus, pour conserver la paix.
    C’est du seigneur sur vous, attirer les bienfaits.





    Sources : Morale Enfantine, A. Bordot, Gallica
                     © Alain-Michel, Regards et Vie d'Auvergne.
                      Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne, et de ceux qui ne la connaissent pas.


     

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