samedi 20 avril 2013

1914/1918 la vie de Marcelin B. ambulancier Auvergnat à Verdun.


Le Journal de Marcelin, Ambulancier au 401ème R.I.


Marcelin B 1914.
Le carnet de guerre de Marcelin B. 1914/1918
Brancardie
r au 108 régiment d'infanterie
de Bergerac
    Début décembre 1914, il quitta sa douce campagne de la Limagne Auvergnate, et le petit village de Moissat pour un grand voyage qui devait l'emporter  loin de sa terre natale, pour une destination et une durée inconnues.
    Il n'avait sans doute pas beaucoup eut l'occasion d'aller au-delà de la limite du canton de Vertaizon, de prendre le train, et surtout d'abandonner sa famille, sa terre, et ses bêtes,  les foins étaient rentrés dans les granges, les vendanges prometteuses terminées, le sol gelé et enneigé avait déjà était retourné, alors... Puisqu'il fallait y aller obligatoirement à cette sale guerre, c'était finalement le moins mauvais moment si l'on peut dire.
    Il est incorporé au 401 ème Régiment d'Infanterie, puis transféré le 16 décembre 1914 à la 26 ème compagnie du 108 ème Régiment d'infanterie de Bergerac (Dordogne). Après  plusieurs mois d'instruction en caserne,  c'est le départ pour le grand voyage. 


Verdun :

   Dès le printemps,  direction pour commencer, le camp de la Courtine dans la Creuse, puis Maximieux dans  l'Ain, passage rapide par la banlieue  de Paris, l'occasion de s'émerveiller de quelques monuments fameux.

1914/1918 les ambulanciers
Marcelin B 1914.
  Ensuite les difficultés  commencent, au fil des déplacements vers  l'est, de jour comme de nuit le paysage change, les lignes ennemies se rapprochent de plus en plus, les canons tonnent au loin, des convois militaires sur toutes les routes, les tranchées. Saint-Hilaire-le-Grand dans la Marne, Verdun dans la Meuse et la route continue vers l'est, campement à  Traubach-le-Bas dans le Haut Rhin, la frontière Alsacienne  se rapproche, l'ennemi aussi. De ce poste de secours, pour Marcelin et les autres brancardiers, les opérations de récupération des blessés en première ligne  et hélas des cadavres s'enchaînent jour et nuit.
   Il faut aussi assurer  le ravitaillement du camp, du lait, du pain,  et du vin, dans les villages environnants, sous la mitraille et les tirs d'obus, les "crapouillots " (mortiers d'artillerie), le terrible gaz asphyxiant poussé par le vent.
La sale guerre prend là toute sa signification.


http://www.regardsetviedauvergne.fr/2017/08/les-vacances-dhier-en-photos-noir-et.html

Le carnet de guerre, bleu :

le carnet de Marcelin 1914/1915
Le carnet de guerre de Marcelin B.
1914/1918 Brancardie
r au 108 régiment d'infanterie
de Bergerac
     Lorsque pour la première fois, je me suis trouvé avec ce petit carnet bleu dans les mains, en feuilletant une à une les pages  numérotées et soigneusement datées, j'ai d'abord pensé en retirer quelques textes et les recopier, mais cela aurait, à mon avis, enlevé la simplicité et la spontanéité de l'écriture.
 On imagine Marcelin,  chaque soir quel que soit le temps, sortir de la poche de sa vareuse "ce" carnet et un petit crayon pour témoigner inlassablement de la vie au front. Parfois les doigts durcis par le froid, la douleur ou l'émotion, l'écriture devient fine et hésitante, un autre jour elle est ronde et pleine d'espoir, toujours en mots simples, comme on parlait à la campagne en  début de siècle, le style parfois phonétique  n'enlève rien de son charme ni de son intérêt.


1914/1918 des ambulanciers au front
1914/1918 des ambulanciers au front


Médaille 1914

Citation: Ordre du régiment no: 235

"Marcelin B., brancardier d'un courage et d'un dévouement dignes de tout éloge. du 24 au 28 octobre 1916, de jour comme de nuit s'est inlassablement prodigué dans la relève des blessés sous les plus violents bombardements. "
                                                           signé, le Lieutenant colonel
                                                              le 3 novembre 1916.
    Marcelin B.: "A été blessé aux deux jambes par des éclats d'obus en janvier 1917, alors qu'il effectuait une mission pour secourir des soldats blessés, il est décédé le 20 janvier 1917 à Landrecourt-Lempire dans la Meuse, il avait 23 ans."

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La grande guerre en Auvergne Brioude novembre1914

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Sources: © Alain-Michel, Regards et Vie d'Auvergne.
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