Histoire illustrée de la ville et du canton de Saint-Gervais d'Auvergne, partie 2.

 Saint-Gervais d'Auvergne, suite.

CPA Saint-Gervais d'Auvergne,63, église

Chasse :

 Lièvres, perdrix, cailles, merles, grives, etc.

Pêche :

Brochets, carpes, tanches, truites, écrevisses, anguilles, etc.

Commerce, Industrie :

   Pas d'usine, les ouvriers de Biollet, de Charensat, d'Espinasse sont maçons et vont travailler au loin. Ils partent en mars et rentrent à la Toussaint, à Noel. Les laborieux rapportent 6 à 700 francs. Commerce de bétail : vaches, brebis. Les foires sont suivies, les plus en renom sont celles de Biollet (9 octobre, Saint-Denis, 29 novembre, Saint-André) et de Saint-Gervais.    Commerce de seigle, d'avoine, de beurre, de fromages. Il y a 25 à 30 ans, on faisait des toiles
 de ménage, cette industrie a cessé à cause de l'introduction des toiles étrangères.
CPA Saint-Gervais d'Auvergne,63, la foire

Chemin de fer : 

Projet d'un chemin de fer : 1) de Saint-Eloy à Vauriat, par Gouttières, etc., et 2) de Gouttières à Eygurande, par Biollet, Charensat.

Caractère, costume, langage :

   Il n'y a pas un demi-siècle, l'éducation était fort en retard dans les campagnes, mais l'émigration et l'instruction l'ont beaucoup développée. Les gens de notre pays sont, en général, très polis et très hospitaliers, spécialement à l'égard des étrangers. Les enfants, aussi bien ceux des écoles laïques que ceux des écoles congréganistes, sont bien élevés. Sous des apparences parfois un peu rudes, les paysans sont naturellement bons et très serviables, autant que courageux et indépendants, comme doivent l'être les descendants des fiers Arvernes, leurs ancêtres.
   Les derniers vieillards de 1830 à 1835, portaient encore la culotte courte avec guêtres serrées par des jarretières de couleur voyante, veste longue, chapeau à claque ou à larges bords le dimanche, et bonnet phrygien dans la semaine. Aujourd'hui, la blouse domine. Les femmes ont encore la coiffe antique sur le chignon retroussé, sur la coiffe, le chapeau de paille, le tablier à bavette, le capuchon de drap bleu, etc. Bientôt, c'en sera fait du costume de nos pères et mères. A la ville, on parle français, à la campagne, un patois qui ressemble à celui du Limousin. Les querelles de jeunes gens, dites querelles de clocher à clocher, ont à peu près disparu (celles entre conscrits du même âge).

Danses :

   La gracieuse "Bourrée", la bonne "Montagnarde" sont dansées rarement et remplacées par les danses modernes, aux sons de la chèvre ou musette et de la vielle.

Vieux usages :

   Lorsqu'un veuf ou une veuve convolaient à de secondes noces, on organisait un "charivari" à l'aide de casseroles. Lorsqu'une jeune fille avait refusé un jeune homme et réciproquement, d'habiles farceurs, façonnaient, à l'aube du jour, des fantômes en paille devant la demeure des conjoints (en perspective), le jour du mariage de l'un ou de l'autre.

Sorciers, les Marques : 

   Jadis, on croyait beaucoup aux sorciers, on y croit encore, mais peu dans ce canton. Cependant, certains "rebouteux" passent pour avoir de grands talents pour les fractures.       Toutefois, les histoires de revenants s'en vont, mais quelques légendes se transmettent de père en fils. Le chanoine Pierre Audigier, qui a écrit "son histoire d'Auvergne" au commencement du XVIIIè siècle, raconte que la ville de Saint-Gervais, "a produit une ancienne race de devins du nom de "Marques" qui n'a fini que de son temps. On prétendait, ajoute ce savant, que le dernier s'est précipité dans un étang. Les "Marques" étaient consultés de toute l'Auvergne, et ont disait d'eux des choses assez particulières. Cette famille célèbre n'existait cependant plus en 1663, car P. Duval, géographe ordinaire du Roi, qui publia à Paris, cette année, un volume in-12, intitulé "Description de la France", s'exprime ainsi :

   -"Saint-Gervais a eu une race de devins nommée les "Marques", dont le dernier s'est précipité dans un étang". 

    C'est en vain que nous avons recherché à Saint-Gervais une tradition actuelle sur cette famille. Par une ordonnance de 1682, le Roi Louis XIV fit défendre de condamner les "magiciens, sorciers comme tels". Cela leur porta un coup réel en limitant la puissance infernale.

Sources :Texte extrait de  : "Histoire illustrée de la ville et du canton de Saint-Gervais, par Ambroise Tardieu et Augustin Madebene,"  Cartes postales anciennes de l'Auvergne pittoresque, © recherches, albums photos collections et documentation de Regards et Vie d'Auvergne, le blog. N'hésitez pas à laisser un commentaire au bas des articles, vous abonner à la News Lettre et à partager. Merci de votre visite et à bientôt. 


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