La fable de l'Abeille et de la Fourmi.



poème l'abeille et la fourmi sur une grosse fleur jaune l'abeille et la fourmi discute

L'abeille et la fourmi.  

 
Près de sa ruche  une Abeille aperçut

Une Fourmi qui cherchait sa pâture.

« Que fais-tu lĂ , chĂ©tive crĂ©ature,

Des plus vils animaux la honte et le rebut ?

Va, criait-elle, fuis de cette demeure ;

C’est celle des reines de l’air ! 

C’est la mienne. Va-t’en vite, ou tout Ă  l’heure… »

« Prenez, dit la Fourmi, prenez un ton moins fier.

La misère, il est vrai, nous menace sans cesse,

Mes sĹ“urs et moi ; mais nos travaux, nos soins

Fournissent Ă  tous nos besoins,

Et nous tiennent lieu de richesse.

La médiocrité sait adoucir nos mœurs,

Et le plaisir pour nous vient après les sueurs… »

-« Tais-toi ! De me parler qui t’a donnĂ© l’audace ?

A moi, qui de nos dieux éclaire les autels,

Qui, bienfaitrice des mortels,

De mon nectar les régale par grâce.

N’irrite point mes aiguillons vengeurs,

Retire-toi, va chercher ta vie ailleurs… »

La Fourmi rĂ©pliqua :


« Dieux ! Faites-nous justice !

Des fleurs entr’ouvrant le calice,

Tu sais en composer et la cire et le miel,

Mais ton cĹ“ur distille le fiel ;

Il est gonflĂ© d’orgueil et d’avarice.

Ah ! Quelle horreur d’ĂŞtre riche et puissant !...


La pauvretĂ© n’est pas un vice,

Mais l’insolence en est un grand.


 Halbert


Sources: © Alain-Michel, Regards et Vie d'Auvergne.
               Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne, et de ceux qui ne la connaissent pas.





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