mercredi 21 février 2018

Album photos : cartes de Cabinet, cartes de visite.

Album Cartes de cabinet.

carte cabinet, carte de visite Toulot, Issoire
Toulot, Issoire.

  Voici des extraits d'un tout nouvel album photo exclusivement réservé aux photos cartes ou "cabinet cards", ancêtres de nos cartes de visite modernes, ces photos ont été très à la mode au siècle dernier. 
   Plusieurs formats existaient : 6x10, 11x15, pour les portraits et des plus grands pour les groupes. On remarque aussi la grande qualité des couleurs et nuances après tant d'années.


carte de cabinet, carte de visite.
Léopold Royat.


   Dès 1854 les premières photos de portrait, généralement, étaient collées sur un support en carton fort, colorés et garnis de décors luxueux. 

carte de cabinet, carte de visite.
JB. Beynié, Brive.



   La carte cabinet, fût très en vogue jusqu'à 1930, où les premiers appareils instantanés et portables firent leur apparition, permettant ainsi aux particuliers de faire leurs propres clichés. 



carte de cabinet, carte de visite.
Gendraud, Clermont-Ferrand.

   On trouvait toujours au bas ou au dos la mention du photographe professionnel qui avait réalisé ce portrait. C'est donc avec cet album l'occasion, de redécouvrir les belles publicités de cette époque.



Léopold, Clermont-Ferrand.

Les Albums :

Vous pouvez consulter tous les albums dans la colonne de droite de la page d’accueil. ►

Bonne visite.


   Sources : album photos cartes de cabinet © regardsetviedauvergne.fr
Regards et Vie d'Auvergne le blog  de ceux qui l'aiment et de ceux qui ne la connaissent  pas.

dimanche 11 février 2018

Affaire Fiona : le poids d'un ange.

Fiona.

Fiona   Voilà, aux assises du Puy hier, tard dans la nuit, les jurées ont répondu aux 9 questions mettant un terme à ce deuxième procès dit : de l'affaire Fiona. Tout au long des longues auditions, délibérations, plaidoiries et plaidoyers, malgré de multiples rebondissements, elles ont dû en leur âme et conscience, et en toute indépendance, déterminer ce que leur intime conviction leur inspiré. Ces jurées, car le hasard des différents tirages au sort, ainsi que les récusations de tous les hommes, a voulu qu'il ne reste que  des femmes, elles ont donc, finalement, et assez rapidement délibéré en trouvant une sanction reflétant au mieux le sentiment de la majorité des votants. C'est vers minuit trente, que le président de la cour d'assises du Puy annonçait le verdict :

   "La mère et le beau-père de Fiona sont désignés coupables de coups ayant entraîné la mort de la fillette de 5 ans, ils sont donc condamnés, tous les deux, à 20 ans de réclusion criminelle, assortis d'une peine de sûreté des deux tiers, en plus pour la mère, retrait de tous ses droits parentaux pour les deux autres enfants." 

   L'avocat général avait lui, requis une peine de 30 ans, les jurés ont donc choisi d'appliquer le maximum possible pour les deux accusés, tenant ainsi compte du fait que le cadavre de la petite restait introuvable, donc pas d'inculpation pour meurtre.
En première instance en 2016 à Riom, la mère avait "seulement" été sanctionnée de 5 ans de réclusion criminelle, mais le parquet général avait fait appel des peines. C'est donc au Puy qu'avait débuté le procès en octobre 2017, puis reporté à la demande de la défense pour un incident lors d'une audience. Les accusés étaient donc de retour au Puy pour la suite du procès. Mais tout au long de ces dix jours, l'attitude des accusés, notamment de la mère,  l’arrogance, les mensonges et les réflexions désobligeantes de celle-ci ont mis à mal leur stratégie de défense. Dès l’énoncé de ce verdict, les avocats de la mère ont décidé de déposer un pourvoi devant la cour de cassation, pour tenter d’obtenir un nouveau procès.

  Tant dans la salle, que parmi le public présent, ou sur les réseaux sociaux, un infime sentiment est venu faire pencher la balance de la justice, un petit rien, comme un souffle venu de loin, peut-être que ce ne fût que "le poids d'un Ange nommé Fiona".



Sources : textes et photos ©regardsetviedauvergne.fr
Regards et Vie d'Auvergne le blog  de ceux qui l'aiment et de ceux qui ne la connaissent  pas.




lundi 5 février 2018

Le sommet du Puy-de-Dôme vers 1925.

Sommet du Puy-de-Dôme, photo aérienne
Sommet du Puy-de-Dôme, photo aérienne du 35ème RAO.


Le sommet du Puy-de-Dôme.


  Nous voici au sommet du Puy-de-Dôme, sur cette grande photo ancienne (24x19) qui doit dater de vers 1925, car on aperçoit en bas la stèle élevée, à cette date, à la mémoire de Eugène Renaux. Elle a été prise d'avion, par un escadron du 35 ème régiment d'aviation et d'observation, le "RAO", basé sur l'aéroport de Lyon-Bron. Le pilote était le capitaine Rey, et un photographe le capitaine Fleury-Marius Seive. On peut ainsi admirer, grâce à eux, le sommet de notre géant Auvergnat, tel qu'il était à cette époque, on distingue très nettement le bâtiment de l'observatoire météorologique du Puy-de-Dôme et le grand bâtiment servant de logements, laboratoires et bureaux.
 On remarque une multitude de choses :

L'observatoire météorologique :

   On voit clairement deux constructions, une en haut, une tour avec terrasse qui abritait les enregistreurs et instruments d'observations. Cette tour était reliée par un couloir souterrain à un autre gros bâtiment plus bas, un peu à l'abri du vent. Là, se trouvaient le bureau du directeur, le bureau du télégraphe, et le logement du gardien.  
Ce laboratoire dit de montagne était relié par télégraphe à la station dite de la plaine à la faculté des sciences de Clermont-Ferrand. 
   A cette date, n'était pas encore installée la fameuse antenne de transmission, de 89 mètres de haut, pour les besoins de la radio, de la télévision, et d'autres services, elle ne le sera seulement qu'en : 1956. 
 Pour réaliser les énormes fondations nécessaires, le grand bâtiment et l'ancien observatoire seront détruits, puis des bâtiments modernes reconstruits.

Le temple de Wasso :

   On remarque encore, bien visibles, les restes du vaste temple romain de Wasso, dédié à Mercure, imposant édifice, avec escalier monumental, colonnes richement décorées de toutes sortes de marbres, vases, statues de bronze et de cuivre. C'était le plus grand temple de la Gaule Romaine. Il aurait pu rester encore des siècles enterré si, par  hasard, des travaux lors de la construction de l'observatoire n'avaient mis à jour ses ruines, c'était vers 1873.


La stèle d'Eugène Renaux :

   En 1908, les frères Michelin avaient lancé un pari fou, annonçant qu'ils remettraient une colossale somme de 100.000 francs, au premier aviateur qui partirait, avec un passager, de Paris et viendrait en moins de six heures se poser au sommet du Puy-de-Dôme. Trois ans après exactement, le 7 mars 1911 à 14h32 minutes, après 5h et 10 minutes de trajet, se posait pour la première fois, ici, au milieu de nulle part et sur une piste improvisée, un biplan type Maurice Farman équipé d'un moteur Renault de 8 cylindres en V, duquel descendit le vainqueur E. Renaux avec son passager Mr Senouque. Sur cette photo, on aperçoit au sud-ouest la stèle inaugurée en 1925.


Album : 

Photo extraite de l'album : Militaria

Consultez tous les albums dans la colonne de droite de la page d’accueil. ►
Bonne visite.



Sources : texte et photo originale ©regardsetviedauvergne.fr
Regards et Vie d'Auvergne le blog  de ceux qui l'aiment et de ceux qui ne la connaissent  pas.

Merci de votre visite, sur la colonne de droite découvrez les Albums, archives, Top10 etc etc, il y a surement encore des choses à découvrir. Pour être informé des derniers articles publiés inscrivez-vous au flux ou mettre un "j'aime" sur la page Facebook /


Vous pouvez aussi laisser un commentaire ou partager via les réseaux sociaux. A bientôt,

Les articles et photos de ce blog sont la propriété de
© Alain Michel Regards et Vie d'Auvergne. Merci de contacter l'auteur pour une copie ou réutilisation.

http://www.regardsetviedauvergne.fr/
Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.