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samedi 30 décembre 2017

Les Auvergnats de Paris : le Chaudronnier.

Le Chaudronnier.

Le chaudronnier, Auvergnat de Paris.
Un des derniers Chaudronniers.

   Je voudrais  parler du chaudronnier ambulant, bien que ce petit métier, comme tant d'autres, se soit presque complètement éteint à Paris.
   Dans nos campagnes, on rencontre quelquefois encore de ces artisans qui font leur travail sur la place publique, près de la mairie, de l'église, ou au carrefour des routes. Leur présence se signale de loin par l'odeur de l'étain chaud et la réunion autour d'eux

mardi 26 décembre 2017

Album photos anciennes noir et blanc : Militaria.

Album : Militaria.

album photos anciennes noir et blanc : Militaria.
Album photos anciennes noir et blanc : Militaria.

Comme pour tous les autres albums, toutes les photos sont originales et inédites sauf utilisation dans un article de ce blog. Les mises à jour se feront régulièrement.
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samedi 23 décembre 2017

Poème d'Auvergne : Vieux Noël de chez nous.



Vieux Noël de chez Nous.

CPA Noêl en Auvergne.
CPA Noêl en Auvergne.

C'est un soir gris et sale, il neige sur la ville ; 
On entend dans Paris rire de gais passants,
Des bandes de fêtards qui vont d'un pas agile
Vers des lieux de plaisir, vers de tristes beuglants.

Les restaurants de nuit, les cafés, les tavernes,
Où de pâles beautés aux vieux font les yeux doux,
Ont allumé ce soir leurs nombreuses lanternes,
Car on fête Noël, Noël aimé de tous !

Mais les cloches soudain, du haut des cathédrales,
Lancent aux quatre vents leur hosanna joyeux,
Notre-Dame là-bas, aux tours monumentales,
Répond au Sacré-Cœur qu'avoisinent les cieux. 

Alors, me sentant seul, dans mon étroite chambre, 
Je referme aussitôt le livre que je lis.
Devant l'âtre où me tient la bise de décembre
Mon cœur, très chers parents, pense à vous, au pays !

Je me revois enfant, sous votre toit, Ô mère !
Sous le toit paternel où nous aimions jadis
A nous retrouver tout près de la flamme claire
Quand les travaux des champs étaient partout finis.

Un jour, comme aujourd'hui, j'ai suivi mon grand frère
A travers nos grands bois où seuls les houx sont verts ;
Dans les arbres tout nus le vent gronde en colère ;
Les chemins, les sentiers de neige sont couverts.

Les bois frileux, déserts, me plaisent davantage ;
Les ruisseaux sont bordés de colliers de cristal
Les ronces que le flot atteint à son passage
Se couvrent de joyaux sous le vent glacial !

Nous rentrons en portant une très vieille souche
Où devaient s'abriter la fouine et le renard.
A travers nos landiers tout entière on la couche :
Car ce soir de Noël nous devons veiller tard.

On doit faire un grand feu, car la Vierge Marie,
D'après les vieilles gens, doit rentrer en passant,
Et pour qu'elle n'abîme sa robe fleurie
Nous avons balayé le foyer proprement.

La Vierge peux passer sans nous rendre visite,
Nous ne serons pas seul ! De partout, à grand bruit,
Les gens viendront chez nous, se réchauffer très vite
Avant de rentrer tous à l'église à minuit.

Je les revois d'ici, ces fermiers, ces fermières
Qui viennent en sabots par les mauvais chemins,
Où les guident ce soir, quelques faibles lumières
Vers notre pauvre église où rayonnent les saints !

Ils m'ont tous rapporté des pommes, des noisettes ;
Les vieux me font sauter parfois sur leurs genoux.
Tandis que peu à peu je remplis mes pochettes,
Les gens de saint-Rouffet me parlent de grands loups.

Les veilleurs sont nombreux, assis autour de l'âtre ;
Devant la flamme claire, au bruit des carillons
Nous écoutons émus les contes d'un vieux pâtre,
Parlant de revenants dans les chemins profonds.

Qu'importe, qu'à Paris les fêtards réveillonnent
Que Jésus naisse aussi dans les temples dorés
Et que du haut des tours des cloches carillonnent 
Aux murmures des orgues et des chants sacrés !

Ce soir, je suis là-bas sous le toit solitaire
Où, tout petit bambin, j'ai tant joué jadis ;
Je revis un instant avec ceux qui naguère,
Venaient à la Noël dans notre vieux logis.

Et j'ai tant regretté ce passé plein de charmes,
Les Noëls de chez nous, mes Noëls d'autrefois
Que mes yeux tout à coup se sont remplis de larmes
Tandis que dans le ciel semblaient chanter des voix !

Etienne Marcenac(1) 
Paris, décembre 1908.


1) Etienne Marcenac, poète, écrivain originaire de la commune d'Arnac dans le  Cantal, "A l'ombre des bouleaux", " L'Aurillacoise", "Poèmes d'Auvergne", " Offrandes à l'absente".



 Sources :  Etienne Marcenac, La Musette, organe de la société des originaires du Massif-Central.
© regardsetviedauvergne.fr
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lundi 18 décembre 2017

Des féministes à Saint-Priest-en-Murat, dans l'Allier.

Saint Priest-en-Murat,

 Berceau du féminisme français.

"Saint Priest en Murat 10 août 1941"
   En découvrant par hasard, cette belle photo ancienne nous sommes surpris de trouver au milieu d'une rue de Saint-Priest-en-Murat, une telle concentration de jolies femmes dans une rue totalement déserte. Difficile d'imaginer ce qui a motivé ces élégantes à arpenter cette petite rue, élégantes et souriantes tout en s'affichant avec une visible détermination 
   Mais, après quelques recherches, voilà encore plus extraordinaire. Ce petit village perdu dans la campagne Bourbonnaise où défilent ces drôles de dames, n'est pas totalement inconnu. Il a eu la chance de voir naître une célèbre journaliste, conférencière et pionnière de la lutte pour les droits des femmes : Mademoiselle Hubertine Auclert, née en 1848 et disparue en 1914 à Paris. Il se pourrait donc bien que nos belles promeneuses soient, en fait, venues ici, lui rendre hommage, peut-être à l'occasion d'une cérémonie en son honneur, le mystère reste entier.  

Les batailles de Hubertine Auclert :

1879 : 
Extraits de son discours au congrès ouvrier socialiste de Marseille :

   " Proclamez l'égalité entre les êtres que le hasard de la naissance fait homme ou femme "

  " La femme est comme l'homme, un être libre et autonome. A elle, comme à lui, la liberté de choisir la voie qui lui convient " 

  " Femmes de France, je vous le dit du haut de cette tribune, ceux qui nient notre égalité dans le présent, la nieront dans l'avenir "

  Courageuse et acharnée elle fut à l'origine de nombreuses pétitions des plus variées comme : sur le manque d'eau des fontaines du cimetière du Père-Lachaise, ou encore l'inscription des femmes sur les listes électorales, la séparation de biens légales, elle a fait obtenir aux caissières de magasins et employées d'ateliers le droit de s’asseoir, elle a aussi fait évoluer les conditions de vie et l'instruction des femmes arabes en Algérie, et bien d'autres revendications. 
  En 1880, autonome et vivant seule, elle refuse de payer des impôts au motif que : " les femmes n'ayant pas de droits, elles ne peuvent avoir de charges. "
En mai 1908 pour dénoncer l'exclusif droit des hommes au suffrage, elle se rend, avec quelques "suffragettes" dans un bureau de vote Parisien, pour y faire du scandale, renversant les urnes et piétinant les bulletins sous les yeux scandalisés de ces messieurs. Il faudra attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale, pour qu'enfin soit institué le Droit de vote des femmes, le 21 avril 1944. 

En 1881 elle fonde le journal : La Citoyenne.

 1900 : Elle revendique pour les femmes le droit de porter ou non le nom de son époux.

   " Il est inadmissible qu'une femme se fasse estampiller comme une brebis du nom de l'homme qu'elle épouse "

   Quel personnage notre Auvergnate, "Femen" avant l'heure, elle batailla aussi pour faire évoluer le vocabulaire français, en féminisant les mots exclusivement masculins, et ce n'est que  tout récemment  que l'Académie Française a promis de se pencher sur le sujet, par la féminisation de certains noms de métiers, titres, fonctions et grades : auteure, colonelle, écrivaine, substitute... Le chemin est long, mais les choses bougent  petit à petit.

Une rue de saint-Priest-en-Murat.

 La rue  de saint-Priest-en-Murat aujourd’hui, 76 ans après. (Google Map)







Sources : Textes et photos © regardsetviedauvergne.fr
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vendredi 15 décembre 2017

Le Mexicain amoureux (d'une Auvergnate)

Usson le village.
Usson.


Le Mexicain amoureux.


Le Mexicain amoureux.
   L'histoire qu'on va lire m'a été contée en Auvergne, l'été dernier, par la maman d'un de mes amis, dont l'accorte vieillesse se pare de mille grâces souriantes, à la fin d'un repas pris au jardin et arrosé d'un délicieux vin de pays, gai et fruité.
   Derrière nous, une gorge d'où montait, avec le grondement du torrent, une fraîcheur que rendait plus exquise le souvenir d'un après-midi torride. Devant nous, une vaste vallée fermée, à cinq lieues de là, par la chaîne des Puys que le couchant teignait de violet, et, en premier plan, la montagne d'Usson, où une monumentale statue de la Vierge domine les ruines du château construit avec des prismes de basalte.
   Pourvu jadis d'un triple mur d'enceinte, de vingt tours de défense, d'un donjon formidable, ce nid d'aigle servit de résidence forcée, pendant près de vingt ans, à la Reine Margot. Le matin même, dans ce pauvre village délabré d'Usson, naguère prospère et ceint de vignes opulentes, mais que ses habitants ont abandonné pour l'usine, nous avions visité la maison de la Reine, qui occupait son exile de dévotions, d'intrigues, de bonne chère, de musique. Elle aimait même les musiciens, à telles enseignes qu'elle fit exhausser les lits de ses femmes pour vérifier sans trop se baisser si elles ne cachaient pas dessous un jeune et beau choriste de l'église cathédrale du Puy, qu'elle protégeait tendrement.
   Mais revenons à notre histoire et précisons qu'elle se passe à Clermont, en 1864. Des officiers mexicains faits prisonniers par les troupes du maréchal Forey étaient internés dans cette ville, où ils circulaient librement.
Quelques-uns d'entre eux ne déplurent pas aux grisettes, et un capitaine séduisit même l'épouse d'un notable commerçant établi rue Balainvillers.
Elle était extrêmement jolie, au témoignage de la mère de mon ami, sa compagne de pension, avec ce beau visage régulier, ce corps sculptural, cette harmonie latine que l'on rencontre si souvent en Auvergne, où beaucoup de femmes ressemblent à des Arlésiennes où à des Espagnoles.
   Le mari de cette dame voyageait assez souvent pour ses affaires et ses absences duraient trois ou quatre jours.
   Quelle imprudence, si l'on possède une très jeune femme aux yeux ardents, aux gestes délurés, à l'esprit curieux et romanesque, qui s'ennuie et qui lit les poésies de M. de Lamartine et de M. de Musset, de la laisser seule à la maison quand il y a des fringants officiers mexicains par la ville !
   Un officier mexicain ! Un homme qui vivait dans un pays mystérieux, aux passions exaltées, aux forêts à peine explorées. Concevez quel charme magique pouvait dégager, aux yeux d'une petite bourgeoise sentimentale de Clermont, cet étranger qui arrivait d'une contrée quasi fabuleuse, dévastée par une guerre cruelle !
Le Mexicain amoureux.   Bref, vous devinez que pendant les absences du mari, le capitaine allait tenir compagnie à la jeune femme. L'aventure classique. Ce qui l'est encore plus, c'est le retour inopiné du négociant, en pleine nuit, soit qu'il eût des soupçons, soit qu'il fût très impatient de retrouver sa femme.
   Dès qu'il entendit s'arrêter dans la rue la calèche qui ramenait l'époux, le capitaine, qui ne dormait pas, il avait certainement mieux à faire, sauta prestement du lit, fit un paquet de ses vêtements et fila dans le jardin.
   Était-ce le plaisir de constater que sa femme se trouvait seule au bercail ? Ou celui de regagner ses pénates, après une longue randonnée ? Jamais le mari ne s'était montré si empressé.
   Mais, par une singulière ironie du sort, le couple conjugal fut aussi inopinément troublé que l'avaient été les amants.
   Soudain, un homme courut sous les fenêtres, qui battaient la générale. Les cloches du tocsin, comme un cœur affolé, furent secouées à brèves saccades.
 "  Le feu ! "
   Le mari, homme de bien, appartenait au corps des sapeurs-pompiers. N'écoutant que les mâles suggestions du devoir, il s'arracha des bras de son épouse, se vêtit en un tournemain et se jeta dans la rue, où déjà des gens se hâtaient vers le sinistre, tandis que paraissaient aux fenêtres des camisoles émues et des bonnets de coton effarés.
Le pompier prit ses jambes à son cou et vola vers l'incendie.
   Mais, hélas ! La vertu n'est pas toujours récompensée. Quand ce courageux philanthrope, animé d'un si louable zèle pour combattre les calamités publiques, parut sur les lieux de l'incendie, il fut accueilli par d'unanimes moqueries.
On se permit de critiquer sa tenue, qu'il n'avait pas eu le loisir de fignoler, dans son ardeur à secourir ses concitoyens. Il est vrai qu'on avait jamais vu, de mémoire de Clermontois, un pompier habillé d'un dolman (1) de capitaine mexicain...
   Par la plus fâcheuse inadvertance, l'officier avait oublié sa veste et le mari, non moins étourdi, l'avait endossée, ce qui démontre bien qu'on ne devrait jamais rien faire avec précipitation, quelle que fût la gravité des conjonctures.
Je nourris pour les amants la plus indulgente faiblesse.
   - Cette comédie a dû se terminer en tragédie ?
   Demandai-je à la maman de mon ami, avec une pitié alarmée. 
   Rassurez-vous, me répondit-elle dans un malicieux sourire, les femmes sont aussi fines à Clermont qu'ailleurs. Le capitaine fréquentait de temps en temps chez le mari, fort honoré de sa présence.
   Mon amie sut persuader à son époux que l'officier lui avait simplement confié sa veste pour qu'elle en recousît les brandebourgs (2), qui étaient jaunes, si j'ai bonne mémoire...
   Un petit nuage rose vif s'étirait, comme une plume de feu, au-dessus de la Vierge d'Usson. Et je songeais que la Reine Margot eût aimé cette histoire, qui sent son décaméron (3), mais qui est pourtant rigoureusement Auvergnate...

Gaston Derys.

1) Dolman : Vêtement militaire d'officier, orné de galons et tresses.
2) Brandebourg : Ornements en forme de nœuds tressés.
3) Décaméron : recueille de contes coquins  sur la vie amoureuse.



Sources : texte de Gaston Derys, Le Journal amusant, 1926. 
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mardi 12 décembre 2017

Nouvelles photos anciennes en noir et blanc.

Photos de famille  noir et blanc : 1930/40


Photos de famille noir et blanc
Deux jeunes skieuses bien équipées pour dévaler les pistes. 


Photos de famille noir et blanc
Belles jeunes filles en tenue pour ce gars chanceux bien entouré. 


Photos de famille noir et blanc
L'élégance de l'uniforme pour ces deux couples de jeunes gens, les lieutenants : Stuart et Peter. 


Photos de famille noir et blanc
Pose au jardin pour la photo de famille.


Photos de famille noir et blanc
Petit instant de bonheur d'amis au soleil


Photos de famille noir et blanc
Les quatre élégantes : chapeaux, sacs à mains, gants blanc, et robes à jabot de dentelle.


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samedi 9 décembre 2017

Téléthon 2017.

Téléthon 2017.




Comme chaque année, les milliers de bénévoles du Téléthon sont mobilisés contre ces maladies qui frappent encore trop souvent. Quel que soit le temps, partout en France, des petits villages de campagnes aux grandes villes, ils rivalisent de courage et d'audace pour apporter leur soutient aux malades et chercheurs.
Alors, vous aussi, faites un don, faites un don d'espoir.

Téléthon 2017 - Faites un don

jeudi 7 décembre 2017

Album Photos noir et blanc : Mariages.

Photos anciennes noir et blanc :

 Mariages, 

Communions,

 Baptêmes... 


Album photos noir et blanc : Mariages, Communions, Baptêmes...


   Voici un nouvel album partagé sur Google-Photos, il est tout particulièrement consacré aux Mariages et autres fêtes familiales. Pour ces grands événements, toute la famille était réunie, des plus jeunes aux plus âgés tout le monde revêtait ses plus beaux habits, c'était une des rares occasions de rencontrer, oncles et tantes mais aussi les cousins parfois éloignés, les amis ou collègues de travail.

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