jeudi 30 novembre 2017

Le départ pour Paris d'Anaïs Roumeix.

Le départ pour Paris.

Les Monts Dore.
Les Monts Dore.

   Anaîs Roumeix attacha les deux vaches, la chèvre à la crèche, ferma la porte de l'étable et en claquant des sabots pénétra dans la salle.
La lampe charbonnait au-dessus de la table, la Catoune trempait la soupe "d'eau bouillie" dans les écuelles de terre et le père Roumeix, songeur, fumait sa pipe au coin du feu.
   A l'entrée de sa fille, il leva la tête et brusque, rompant le silence, annonça la nouvelle :

   - Anaïs ! Le facteur est passé... une lettre de Paris... La Maria a trouvé une place qui te conviendrait : trois cents francs par mois, logée, nourrie, si tu décides, tu partiras dans huit jours !

   A dix-sept ans, Anaïs Roumeix ne connaissait du monde que le coin désolé de l'Artense où elle était née.
   Ce rude plateau, perdu aux confins du Cantal, du Puy-de-Dôme et de la Corrèze, est une des régions les plus déshéritées de l'Auvergne. Les vallées passantes de la Dordogne et de la Rhue l'évitent et l'Artense, isolée, rébarbative, nourrit chichement de frustes paysans, de violents bûcherons dont l'humeur batailleuse et les gestes bruts ont de tout temps effarouchés les habitants plus affinés des vallées voisines.
   A l'écart de tout hameau, la maison des Roumeix pointait son chaume, ébouriffé par un vent perpétuel, au milieu d’inquiétantes landes de bruyères, de genêts et de fougeraies rousses. Des prés maigres bossués de taupinières, des champs hérissés de "cheyrous" tapis hostilement derrière des murs de pierres sèches, parsemaient ces terres incultes. Et de loin en loin, des étangs luisaient d'un éclat louche, à travers des joncs, dans les tourbières.
   La chaumière surveillait le déroulement des landes et la fuite du ciel immense jusqu'à l'horizon bleuté, obstrué par le Mont-Dore.
   Ce massif enchantait la solitude du plateau. Blanc, rose, arrondi par les neiges, il étincelait en hiver, violet et de lignes vigoureuses, il animait à la belle saison les lointains par ses jeux de lumière et par les mouvements tumultueux de ses formes changeantes au gré des nuages.
   Anaîs l'interrogeait souvent, car cet ami précieux, toujours présent à ses regards, lui prédisait avec certitude, par ses variations de nuances, le beau temps, la pluie, l'orage. Sa vue engendrait chez elle des rêves de départ, lui donnait des poussées de désirs vagues et le goût nostalgique pour un monde inconnu dont il semblait défendre jalousement l'accès.
   Et puis, certains jours d'automne et de grand vent que les nuées s'effilochaient à ses cimes, il devenait exaltant, prodigue de promesses avec ses pics esquissant, comme des bras monstrueux, des gestes d'appel !
   Grâce à ce mont, à sa magie, à son pouvoir de rêves et d'espoirs, Anaïs supportait une vie humble et sans joie rigoureusement réglée par l'alternance des saisons et le cours du soleil.
   De l'aube au crépuscule, elle gardait le troupeau dans les pacages, fanait et moissonnait en été, participait aux labours en automne, tisonnait le feu et  tricotait comme une vieille en hiver.
   Depuis sa première communion, elle n'était sortie que deux fois pour aller à un enterrement à Lanobre et à une foire à la Tour d'Auvergne.
   Cette quasi-réclusion dans cette froide solitude avait accentué chez elle la surprenante naïveté, proche de la simplesse d'esprit, qui caractérise parfois les gens ignorants, confinés dans leur terroir et qui n'ont jamais rien vu.
   Une à une, ses sœurs avaient pris le chemin de Paris et le père Roumeix, que le seul nom de la capital subjuguait, n'était pas un peu fier de leur réussite :

   - Oh ! Oh ! Bougre ! Elles gagnent bien leur vie, elles sont à Paris, et dans de bonnes places ! répétait-il complaisamment.

   Anaïs, à son tour, rêvait d'une de ces bonnes places où, après avoir lavé, fourbi, fait le souillon dans une cuisine aux cuivres rutilants, soulevé la poussière d'un appartement somptueux, servi Madame et Monsieur, l'on peut faire la demoiselle sur les boulevards, courir les magasins, les dancings, les cinémas et économiser encore la petite dot qui permettra de trouver un mari...
   Une fois l'an, à la Noël, ou à Pâques, ses sœurs envoyaient un colis de fine épicerie aux parents. L’arrivée de ces friandises était une fête pour Anaïs, elle humait avec délices les paquets de café, de bonbons, de chocolats enjolivés de faveurs roses, les bananes, les oranges, les fruits exotiques et cherchait à surprendre dans toutes ces odeurs un peu du parfum grisant de Paris. Les noms des Damoy, des Potin imprimés en lettres dorées sur les cartons coloriés, les magasins dessinés suivant une flatteuse perspective sur les fers-blancs peinturlurés la ravissaient...
   Que de fois, n'avait-elle pas emporté dans son cabas de bergère un de ces catalogues de réclames criardes ou quelques ternes cartes postales ! Tout en touchant les vaches, elle admirait ces modernes talismans : le charme opérait et la transportait à Paris.
   Mais ces jours-là, la lande lui semblait plus triste et le Mont-Dore plus décevant avec sa pose obstinée...
   La décision d'Anaïs était prise et le soir même elle répondait à sa sœur  Maria qu'elle partait dans huit jours pour Paris.
   Durant une semaine, fiévreusement elle cousu, ravauda ses vêtements, transforma avec un goût baroque qu'elle croyait très Parisien, des chapeaux rococo, chargés de cerises et des roses artificielles, à grands coups de ciseaux, elle taillada ses corsages et raccourcit ses robes, elle empila dans l'antique malle au couvercle clouté de fer, renforcé de lanières poilues en peau de chèvre, un linge écru au grain rude.
   Et le soir du départ arriva.
   L'âne, attelé à la voiture à deux roues, attendait, une heure en avance devant la porte.
   Le père Roumeix, en blouse bleue des dimanches, le foulard à carreaux noué autour du cou, et le chapeau à larges bords incliné sur l'oreille, avala son verre de café parfumé d'un filet de rhum et monta dans le véhicule encombré de paquets.
   La joie d'Anaïs tomba brusquement et fit place à une indicible tristesse.
   La maison était pleine de parents et d'amis, chacun accablait Anaïs de commissions : qui pour un fils, une fille, qui pour une sœur, un frère, un cousin émigré à Paris, sa vieille mère recommençait d'une voie larmoyante de sempiternelles recommandations, ses petits frères trépignaient, criaient, s’accrochaient à ses jupes et même le fidèle "labrit" tournait autour d'elle en poussant des geignements plaintifs.
   Dehors, le crépuscule naissant estompait déjà le Mont-Dore.

   -Dépêchez-vous, les femmes ! Cria le père Roumeix.

L'Artense d'Anaïs
   Anaïs s'arracha en sanglotant aux ultimes étreintes et grimpa sur le siège.

Les mains agitèrent des mouchoirs, des coins de tablier essuyèrent de furtives larmes, le père Roumeix piqua de quelques coups d'aiguillon la croupe pelée de l'âne qui se mit à braire et hi ! hi ! La voiture s'ébranla et disparut en cahotant au coude du chemin...
   Dans le train, elle pleura longtemps. Elle sentait toujours sur ses joues le picotement des favoris rudes de son père, elle entendait encore sa voix qui s'altéra soudain lorsqu'il lui dit sur le quai de la gare de Bort  :

   - Au revoir, Anaïs ! Bon voyage ! Et tu sais, petite, si tu t'ennuies là-bas...reviens... Il y aura toujours une petite place pour toi à la maison.

   Le bercement du train l'endormit. Des coups de sifflets stridents, le tintamarre métallique des plaques tournantes, des noms inconnus hurlés hâtivement traversaient sa somnolence. Parfois, elle ouvrait un œil, autour d'elle, ses compagnons de voyage parlaient fort en patois, mangeaient, buvaient, fumaient comme dans une auberge, elle se croyait toujours en Auvergne et se rendormait confiante.

   Lorsqu'elle s'éveilla, une aube sale blanchissait les vitres du wagon. Tout le monde, debout dans les couloirs, manipulait les colis.
   Anaïs comprit que Paris approchait et une émotion faite de craintes et d'espoirs lui étreignait le cœur.
   Elle ne pensait plus à l'Artense. Et le front collé au carreau, elle regardait fuir, dans la grisaille, des poteaux télégraphiques échevelés, des maisons fantomatiques, des jardins transis et les berges brumeuses d'un fleuve qui lui parut immense et qui n'était que la Seine.
   Puis ce fut une succession d'usines fumeuses, de chapelets noirs de locomotives et, tout déployés, des éventails de rails qui luisaient à l'infini du froid éclat de l'acier.
Et brusquement, le train stoppa avec un grincement de ferraille sous les feux électriques d'un hall poussiéreux.
Sur les quais, les employés couraient en hurlant :

  - Austerlitz ! Austerlitz !

   Les portières en claquant dégorgèrent une foule de voyageurs fiévreux.
Anaïs, docile, descendit et se laissant porter par la cohue, elle échoua dans une cour où des files d'autos attendaient.
   Un chauffeur de taxi l'apercevant, figée avec un air de complète hébétude au milieu de ses paquets, l'interpella familièrement :

   - Hé ! Hé ! Mademoiselle ! Où désirez-vous que je vous conduise !
   - Chez la Maria ! 

   Anaïs Roumeix débarquait à Paris. 




Sources : texte : Au Pays d'Artense, Léon Gerbe, illustration Emile Rollier. 1932.
                 ©  regardsetviedauvergne.fr
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mardi 28 novembre 2017

Libération de l'Auvergne septembre 1944 à saint Eloy-les-Mines.

14 septembre 1944, saint Eloy-les-Mines.

F.F.I de saint Eloy-les-Mines septembre 1944.
F.F.I de saint Eloy-les-Mines  14 septembre 1944.

  Les canton de Menat, Saint-Gervais, Pionsat, Château-Neuf-les-Bains  Montaigut, et toute la région des Combrailles, ont été un important lieu de résistance pendant la guerre de 39/45. Il faisait partie de la zone de guerre n°13, dans la zone Sud et la région R6 Auvergne. Cette région était sous le commandement du "Colonel Gaspard" Emile Coulaudon.
  Les F.F.L (Forces Française Libre) étaient constituées essentiellement de militaires ou policiers alors que les F.F.I. (Forces Française de l'Intérieur) étaient elles composées de civils volontaires de tout âge hommes et femmes. Même si cette armée fantôme ne disposait pas de gros moyens, elle avait une mission essentielle : entraver et faire reculer l'occupant par tous les moyens, tracts, attaques, sabotages, transmissions de documents et courriers, renseignements et surveillances. Les combattants F.F.I travaillaient dans la clandestinité et ils effectuaient leur dangereux labeur au péril de leur vie, ils assuraient aussi la fuite ou la protection des nombreuses personnes que le régime nazi en place pourchassait, déportait. Les occupants n'ont jamais voulu reconnaître ces combattants comme de vrai "militaires" refusant ainsi de leur accorder les droits de la convention de Genève : Lois de la guerre et Droit international, faisant ainsi d'eux des "rebelles" passibles de la peine capitale. C'est parce que des bandes organisées se livraient, hélas, à de sombres opérations de vols, spoliations, destructions pour leur propre intérêt, au nom des F.F.I. qu'une Police fut créée en juillet 1944.
Le document qui illustre cet article est une photo originale, retrouvée par hasard, elle illustre parfaitement cette période à la libération des territoires Français. D'un côté,  la joie et la fierté des combattants enfin libres et vainqueurs, mais aussi beaucoup plus sombre le sort réservé à ceux qui par intérêt, peur, ou écoutant les encouragements, de la Gestapo et  de la police de Vichy, ont cru bon de travailler avec l'ennemi. La Milice, les "collabos" œuvraient contre les résistants contre la Liberté, ils participaient à de honteux massacres, ils pouvaient aussi être les auteurs de cruels et inhumains actes de torture et de barbarie tout en pratiquant dénonciations et délations.


F.F.I de saint Eloy-les-Mines septembre 1944.
F.F.I de saint Eloy-les-Mines  14 septembre 1944.

   Aussi ce 14 septembre 1944, sonne pour ces femmes et ces hommes le moment de payer leur comportement, leur trahison. Sur la photo on voit des femmes, certaines ont déjà le crâne tondu et une croix gammée dessinée sur la tête, c'était le châtiment   réservé à celles qui avait eu des sentiments pour un membre du Reich, la fameuse "collaboration horizontale", le difficile dilemme amour ou trahison.  Officiellement elles relevaient de la peine d'indignité nationale, mais nombreuses n'ont même pas eu la chance de passer devant une Chambre civique. La période noire aller encore durer de longs mois, règlements de comptes, vengeances.



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samedi 25 novembre 2017

Album photos noir et blanc : les Lieux.

Les Lieux.


Photos noir et blanc d'hier : les Lieux. Album

Nouvel album de photos noir et blanc d'hier, cette fois vous trouverez dans ce celui-ci : les Lieux.
Identifiés ou non, c'est photos nous montrent un endroit, un monument ou un site touristique au moment de la prise de vue, si vous reconnaissez un de ces lieux n'hésitez pas à laisser un message.

Comme pour tous les autres albums, toutes les photos sont originales et inédites sauf utilisation dans un article de ce blog. Les mises à jour se feront régulièrement.


Consultez tous les albums dans la colonne de droite de la page d’accueil. ►
Bonne visite.


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lundi 20 novembre 2017

Album photos anciennes en noir et blanc : Automobiles, Avions, Bateaux, Vélos...


Automobiles, Motos, Vélos, Bateaux, Avions, Tracteurs...


Album photos anciennes en noir et blanc : automobiles et tous moyen de transport

   Voici un nouvel album, celui-ci est réservé aux photos qui contiennent un moyen de locomotion, de toutes sortes, automobiles ou simples vélos tout ce qui touche aux transports de personnes ou marchandises.
Comme pour tous les autres albums, toutes les photos sont originales et inédites sauf utilisation dans un article de ce blog. Les mises à jour se feront régulièrement.


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vendredi 17 novembre 2017

Suite des nouveaux albums photos noir et blanc : les couples et groupes.

Photos de couples et  groupes.

Cliquez ici pour l'album


  Pour continuer la réorganisation et la série des nouveaux albums, et pour permettre une meilleure navigation, voici le deuxième  album celui-ci est consacré aux couples et  groupes, c'est-à-dire plus d'une personne reconnaissable. On va donc y trouver des photos de couple, ou avec enfants et aussi tous les groupes de personnes dans des lieux ou à des moments différents.
Comme pour le premier album, toutes ces photos sont originales et inédites, sauf utilisation dans un article de ce blog. Les mises à jour se feront régulièrement.


Pour parcourir l'album cliquez ici.

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lundi 13 novembre 2017

Nouveau : Album Photos noir et blanc : Portraits.

Portraits.


Album photos noir et blanc Portraits.
Album photos noir et blanc Portraits.

Nouveau,  voici un album photos en  noir et blanc réservé aux portraits, pour tenir compte du nombre croissant de photos, il fallait une meilleure organisation, sinon ça devenait très difficile à gérer. Voici donc le premier des nouveaux albums,  photos classées avec un personnage central, d'autres albums sont en cours de réalisation. 
Rappel, toutes ces photos sont originales et inédites sauf utilisation dans un article de ce blog. Elles proviennent pour la plupart de brocantes ou vide-greniers. Bonne promenade dans le temps.


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mardi 7 novembre 2017

Exposition bourse, Radiomania 2017 à Clermont-Ferrand.

Clermont-Ferrand : Radiomania 2017.

Place des Bughes, le grand hall et les salons de la maison des sports accueillaient ce dimanche  5 novembre 2017, une exposition/bourse dédiée à la Radio et au Son sous toutes leurs formes.


Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017
Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017
Ils étaient plus de 50 exposants venant de toute la France, pour montrer leurs collections ou offrir aux amateurs la possibilité de trouver la pièce manquante tant rechercher, parfois.

Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017 composants
Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017, composants.
 A première vue, cela ressemble à un joyeux "bazar"  mais attention, tout est soigneusement classé, répertorié.

Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017 ADRASEC
Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017, ADRASEC 63.
Le stand de l'A.D.R. A.S.E. C. 63 présentait quelques éléments du  matériel utilisé par cette association. Le monde du radio amateurisme au service de la protection civile, apportant son expertise, les connaissances de ses adhérents et sa grande couverture géographique.  

Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017 les transistors
Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017 les Transistors.
 Le  "transistor",  la bête à 3 pattes, ce composant électronique si utilisé qu'il finit par donner son nom à toute la gamme des postes de radio portables. Qui ne s'est  pas promené un jour avec son "transistor" sous le bras, à la pêche, en vacances dans les champs ou à l'atelier. Inventé en 1956, il mit rapidement  les bonnes vieilles lampes sur la voie de la retraite.

Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017
Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017, insolites radio.
   L'imagination des créateurs est vraiment sans bornes, la radio peut se présenter sous les formes les plus inattendues, parfois on doute du fonctionnement de ces objets insolites : objets publicitaires, calandres de voiture, boîtes à bonbons, champignons et même ... une soupière. 

Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017 musique
Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017
   La reproduction de la musique était aussi bien présente, ici de magnifiques pavillons de "Gramophone" ou "phonographes" des plus anciens moyens de lire de la musique sur rouleaux ou disques. 

Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017 radio DX club
Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017,
 Radio DX Club d'Auvergne.
   Sur le stand du Radio DX club d'Auvergne, les spécialistes de l'écoute des ondes courtes et autres, à travers le monde pour défendre la langue française.  


Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017 Chassis "Radio-Reve"
Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017
Chassis "Radio-Reve"
   Un châssis de poste de radio de la marque française "Radio-Rêve" comme neuf, fabrication en série limitée de M. Petijean de Vanves .


Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017
Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017
   On trouve de tout sur les stands, tourne-disques, radio d'hier et d'aujourd'hui, matériel de radioamateur et CB, antennes, tubes électroniques, condensateurs variables, haut-parleurs, pièces neuves ou d'occasion, une vraie caverne d'Ali Baba pour les rois de la "bidouille". 


Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017
Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017
  En quelques pas, on traverse le temps, on voyage, les souvenirs refont surface grâce à ce merveilleux compagnon, qui à informé, diverti et enchanté plusieurs générations. La radio à apporté  information et divertissements aux gens des campagnes les plus isolées, des villages comme des grandes villes.
   Au début des années 1910/20 c'était la "TSF", à cette époque les postes étaient lourds, compliqués et pas très jolis à regarder, il fallut attendre les années 25/30 pour voir arriver les premiers postes avec une belle façade, vernis, plaqués, de beaux meubles qui combinaient parfois la marqueterie de bois précieux, métaux nobles, tissus et bakélite que l'on pouvait enfin mettre dans un salon.
   Les marques de fabricants étaient très nombreuses : Radiola, Marconi, Clarville, Philips, Ducretet, Grammont, Radialva, Sonneclair, Sonora, Schneider etc. la liste est interminable. Les plus perfectionnés étaient équipé  du fameux "Œil magique" cette étrange petite lumière verte qui variait selon l'accord exact, ou pas, avec la fréquence de la station.

Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017
Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017
   Quel chemin parcouru depuis les premiers postes à "Galène" ' ( Cristal de sulfure de plomb) ils n'étaient pas très sensibles ni précis, mais ils avaient l'avantage d'être très simple et de fonctionner sans électricité.  C'était vers 1910, ensuite, l'invention de la "Bakélite" matière solide et très isolante permis aussi une avancée de la technique. Puis, la lampe, les piles d'accumulateurs, le transistor...
   Aujourd'hui on ne parle plus que de WiFi et de Bleuetooth la radio s'est dématérialisée.

(73 et 51 aux YL et OM.)

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samedi 4 novembre 2017

Photos noir et blanc : Eglise de Royat, Puy-de-Dôme.

Royat, Puy-de-Dôme.

Photos noir et blanc : église de Royat, années 60 Puy-de-Dôme.
Eglise saint Léger de Royat.

Voici, chers lecteurs, la toute dernière trouvaille en photo noir et blanc, originale et exclusive.
   Sur la place, près de la fontaine, la curieuse église fortifiée saint Léger de Royat, on reconnait quelques vieilles voitures, peut-être une Peugeot 202, avis aux connaisseurs, une Peugeot 403 et une Renault Dauphine ainsi que le dos d'une autre complètement à droite. La scène doit se passer dans les années 1955/1965 environ.

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