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samedi 30 décembre 2017

Les Auvergnats de Paris : le Chaudronnier.

Le Chaudronnier.

Le chaudronnier, Auvergnat de Paris.
Un des derniers Chaudronniers.

   Je voudrais  parler du chaudronnier ambulant, bien que ce petit métier, comme tant d'autres, se soit presque complètement éteint à Paris.
   Dans nos campagnes, on rencontre quelquefois encore de ces artisans qui font leur travail sur la place publique, près de la mairie, de l'église, ou au carrefour des routes. Leur présence se signale de loin par l'odeur de l'étain chaud et la réunion autour d'eux

mardi 26 décembre 2017

Album photos anciennes noir et blanc : Militaria.

Album : Militaria.

album photos anciennes noir et blanc : Militaria.
Album photos anciennes noir et blanc : Militaria.

Comme pour tous les autres albums, toutes les photos sont originales et inédites sauf utilisation dans un article de ce blog. Les mises à jour se feront régulièrement.
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samedi 23 décembre 2017

Poème d'Auvergne : Vieux Noël de chez nous.



Vieux Noël de chez Nous.

CPA Noêl en Auvergne.
CPA Noêl en Auvergne.

C'est un soir gris et sale, il neige sur la ville ; 
On entend dans Paris rire de gais passants,
Des bandes de fêtards qui vont d'un pas agile
Vers des lieux de plaisir, vers de tristes beuglants.

Les restaurants de nuit, les cafés, les tavernes,
Où de pâles beautés aux vieux font les yeux doux,
Ont allumé ce soir leurs nombreuses lanternes,
Car on fête Noël, Noël aimé de tous !

Mais les cloches soudain, du haut des cathédrales,
Lancent aux quatre vents leur hosanna joyeux,
Notre-Dame là-bas, aux tours monumentales,
Répond au Sacré-Cœur qu'avoisinent les cieux. 

Alors, me sentant seul, dans mon étroite chambre, 
Je referme aussitôt le livre que je lis.
Devant l'âtre où me tient la bise de décembre
Mon cœur, très chers parents, pense à vous, au pays !

Je me revois enfant, sous votre toit, Ô mère !
Sous le toit paternel où nous aimions jadis
A nous retrouver tout près de la flamme claire
Quand les travaux des champs étaient partout finis.

Un jour, comme aujourd'hui, j'ai suivi mon grand frère
A travers nos grands bois où seuls les houx sont verts ;
Dans les arbres tout nus le vent gronde en colère ;
Les chemins, les sentiers de neige sont couverts.

Les bois frileux, déserts, me plaisent davantage ;
Les ruisseaux sont bordés de colliers de cristal
Les ronces que le flot atteint à son passage
Se couvrent de joyaux sous le vent glacial !

Nous rentrons en portant une très vieille souche
Où devaient s'abriter la fouine et le renard.
A travers nos landiers tout entière on la couche :
Car ce soir de Noël nous devons veiller tard.

On doit faire un grand feu, car la Vierge Marie,
D'après les vieilles gens, doit rentrer en passant,
Et pour qu'elle n'abîme sa robe fleurie
Nous avons balayé le foyer proprement.

La Vierge peux passer sans nous rendre visite,
Nous ne serons pas seul ! De partout, à grand bruit,
Les gens viendront chez nous, se réchauffer très vite
Avant de rentrer tous à l'église à minuit.

Je les revois d'ici, ces fermiers, ces fermières
Qui viennent en sabots par les mauvais chemins,
Où les guident ce soir, quelques faibles lumières
Vers notre pauvre église où rayonnent les saints !

Ils m'ont tous rapporté des pommes, des noisettes ;
Les vieux me font sauter parfois sur leurs genoux.
Tandis que peu à peu je remplis mes pochettes,
Les gens de saint-Rouffet me parlent de grands loups.

Les veilleurs sont nombreux, assis autour de l'âtre ;
Devant la flamme claire, au bruit des carillons
Nous écoutons émus les contes d'un vieux pâtre,
Parlant de revenants dans les chemins profonds.

Qu'importe, qu'à Paris les fêtards réveillonnent
Que Jésus naisse aussi dans les temples dorés
Et que du haut des tours des cloches carillonnent 
Aux murmures des orgues et des chants sacrés !

Ce soir, je suis là-bas sous le toit solitaire
Où, tout petit bambin, j'ai tant joué jadis ;
Je revis un instant avec ceux qui naguère,
Venaient à la Noël dans notre vieux logis.

Et j'ai tant regretté ce passé plein de charmes,
Les Noëls de chez nous, mes Noëls d'autrefois
Que mes yeux tout à coup se sont remplis de larmes
Tandis que dans le ciel semblaient chanter des voix !

Etienne Marcenac(1) 
Paris, décembre 1908.


1) Etienne Marcenac, poète, écrivain originaire de la commune d'Arnac dans le  Cantal, "A l'ombre des bouleaux", " L'Aurillacoise", "Poèmes d'Auvergne", " Offrandes à l'absente".



 Sources :  Etienne Marcenac, La Musette, organe de la société des originaires du Massif-Central.
© regardsetviedauvergne.fr
Regards et Vie d'Auvergne le blog  de ceux qui l'aiment et de ceux qui ne la connaissent  pas.


lundi 18 décembre 2017

Des féministes à Saint-Priest-en-Murat, dans l'Allier.

Saint Priest-en-Murat,

 Berceau du féminisme français.

"Saint Priest en Murat 10 août 1941"
   En découvrant par hasard, cette belle photo ancienne nous sommes surpris de trouver au milieu d'une rue de Saint-Priest-en-Murat, une telle concentration de jolies femmes dans une rue totalement déserte. Difficile d'imaginer ce qui a motivé ces élégantes à arpenter cette petite rue, élégantes et souriantes tout en s'affichant avec une visible détermination 
   Mais, après quelques recherches, voilà encore plus extraordinaire. Ce petit village perdu dans la campagne Bourbonnaise où défilent ces drôles de dames, n'est pas totalement inconnu. Il a eu la chance de voir naître une célèbre journaliste, conférencière et pionnière de la lutte pour les droits des femmes : Mademoiselle Hubertine Auclert, née en 1848 et disparue en 1914 à Paris. Il se pourrait donc bien que nos belles promeneuses soient, en fait, venues ici, lui rendre hommage, peut-être à l'occasion d'une cérémonie en son honneur, le mystère reste entier.  

Les batailles de Hubertine Auclert :

1879 : 
Extraits de son discours au congrès ouvrier socialiste de Marseille :

   " Proclamez l'égalité entre les êtres que le hasard de la naissance fait homme ou femme "

  " La femme est comme l'homme, un être libre et autonome. A elle, comme à lui, la liberté de choisir la voie qui lui convient " 

  " Femmes de France, je vous le dit du haut de cette tribune, ceux qui nient notre égalité dans le présent, la nieront dans l'avenir "

  Courageuse et acharnée elle fut à l'origine de nombreuses pétitions des plus variées comme : sur le manque d'eau des fontaines du cimetière du Père-Lachaise, ou encore l'inscription des femmes sur les listes électorales, la séparation de biens légales, elle a fait obtenir aux caissières de magasins et employées d'ateliers le droit de s’asseoir, elle a aussi fait évoluer les conditions de vie et l'instruction des femmes arabes en Algérie, et bien d'autres revendications. 
  En 1880, autonome et vivant seule, elle refuse de payer des impôts au motif que : " les femmes n'ayant pas de droits, elles ne peuvent avoir de charges. "
En mai 1908 pour dénoncer l'exclusif droit des hommes au suffrage, elle se rend, avec quelques "suffragettes" dans un bureau de vote Parisien, pour y faire du scandale, renversant les urnes et piétinant les bulletins sous les yeux scandalisés de ces messieurs. Il faudra attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale, pour qu'enfin soit institué le Droit de vote des femmes, le 21 avril 1944. 

En 1881 elle fonde le journal : La Citoyenne.

 1900 : Elle revendique pour les femmes le droit de porter ou non le nom de son époux.

   " Il est inadmissible qu'une femme se fasse estampiller comme une brebis du nom de l'homme qu'elle épouse "

   Quel personnage notre Auvergnate, "Femen" avant l'heure, elle batailla aussi pour faire évoluer le vocabulaire français, en féminisant les mots exclusivement masculins, et ce n'est que  tout récemment  que l'Académie Française a promis de se pencher sur le sujet, par la féminisation de certains noms de métiers, titres, fonctions et grades : auteure, colonelle, écrivaine, substitute... Le chemin est long, mais les choses bougent  petit à petit.

Une rue de saint-Priest-en-Murat.

 La rue  de saint-Priest-en-Murat aujourd’hui, 76 ans après. (Google Map)







Sources : Textes et photos © regardsetviedauvergne.fr
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vendredi 15 décembre 2017

Le Mexicain amoureux (d'une Auvergnate)

Usson le village.
Usson.


Le Mexicain amoureux.


Le Mexicain amoureux.
   L'histoire qu'on va lire m'a été contée en Auvergne, l'été dernier, par la maman d'un de mes amis, dont l'accorte vieillesse se pare de mille grâces souriantes, à la fin d'un repas pris au jardin et arrosé d'un délicieux vin de pays, gai et fruité.
   Derrière nous, une gorge d'où montait, avec le grondement du torrent, une fraîcheur que rendait plus exquise le souvenir d'un après-midi torride. Devant nous, une vaste vallée fermée, à cinq lieues de là, par la chaîne des Puys que le couchant teignait de violet, et, en premier plan, la montagne d'Usson, où une monumentale statue de la Vierge domine les ruines du château construit avec des prismes de basalte.
   Pourvu jadis d'un triple mur d'enceinte, de vingt tours de défense, d'un donjon formidable, ce nid d'aigle servit de résidence forcée, pendant près de vingt ans, à la Reine Margot. Le matin même, dans ce pauvre village délabré d'Usson, naguère prospère et ceint de vignes opulentes, mais que ses habitants ont abandonné pour l'usine, nous avions visité la maison de la Reine, qui occupait son exile de dévotions, d'intrigues, de bonne chère, de musique. Elle aimait même les musiciens, à telles enseignes qu'elle fit exhausser les lits de ses femmes pour vérifier sans trop se baisser si elles ne cachaient pas dessous un jeune et beau choriste de l'église cathédrale du Puy, qu'elle protégeait tendrement.
   Mais revenons à notre histoire et précisons qu'elle se passe à Clermont, en 1864. Des officiers mexicains faits prisonniers par les troupes du maréchal Forey étaient internés dans cette ville, où ils circulaient librement.
Quelques-uns d'entre eux ne déplurent pas aux grisettes, et un capitaine séduisit même l'épouse d'un notable commerçant établi rue Balainvillers.
Elle était extrêmement jolie, au témoignage de la mère de mon ami, sa compagne de pension, avec ce beau visage régulier, ce corps sculptural, cette harmonie latine que l'on rencontre si souvent en Auvergne, où beaucoup de femmes ressemblent à des Arlésiennes où à des Espagnoles.
   Le mari de cette dame voyageait assez souvent pour ses affaires et ses absences duraient trois ou quatre jours.
   Quelle imprudence, si l'on possède une très jeune femme aux yeux ardents, aux gestes délurés, à l'esprit curieux et romanesque, qui s'ennuie et qui lit les poésies de M. de Lamartine et de M. de Musset, de la laisser seule à la maison quand il y a des fringants officiers mexicains par la ville !
   Un officier mexicain ! Un homme qui vivait dans un pays mystérieux, aux passions exaltées, aux forêts à peine explorées. Concevez quel charme magique pouvait dégager, aux yeux d'une petite bourgeoise sentimentale de Clermont, cet étranger qui arrivait d'une contrée quasi fabuleuse, dévastée par une guerre cruelle !
Le Mexicain amoureux.   Bref, vous devinez que pendant les absences du mari, le capitaine allait tenir compagnie à la jeune femme. L'aventure classique. Ce qui l'est encore plus, c'est le retour inopiné du négociant, en pleine nuit, soit qu'il eût des soupçons, soit qu'il fût très impatient de retrouver sa femme.
   Dès qu'il entendit s'arrêter dans la rue la calèche qui ramenait l'époux, le capitaine, qui ne dormait pas, il avait certainement mieux à faire, sauta prestement du lit, fit un paquet de ses vêtements et fila dans le jardin.
   Était-ce le plaisir de constater que sa femme se trouvait seule au bercail ? Ou celui de regagner ses pénates, après une longue randonnée ? Jamais le mari ne s'était montré si empressé.
   Mais, par une singulière ironie du sort, le couple conjugal fut aussi inopinément troublé que l'avaient été les amants.
   Soudain, un homme courut sous les fenêtres, qui battaient la générale. Les cloches du tocsin, comme un cœur affolé, furent secouées à brèves saccades.
 "  Le feu ! "
   Le mari, homme de bien, appartenait au corps des sapeurs-pompiers. N'écoutant que les mâles suggestions du devoir, il s'arracha des bras de son épouse, se vêtit en un tournemain et se jeta dans la rue, où déjà des gens se hâtaient vers le sinistre, tandis que paraissaient aux fenêtres des camisoles émues et des bonnets de coton effarés.
Le pompier prit ses jambes à son cou et vola vers l'incendie.
   Mais, hélas ! La vertu n'est pas toujours récompensée. Quand ce courageux philanthrope, animé d'un si louable zèle pour combattre les calamités publiques, parut sur les lieux de l'incendie, il fut accueilli par d'unanimes moqueries.
On se permit de critiquer sa tenue, qu'il n'avait pas eu le loisir de fignoler, dans son ardeur à secourir ses concitoyens. Il est vrai qu'on avait jamais vu, de mémoire de Clermontois, un pompier habillé d'un dolman (1) de capitaine mexicain...
   Par la plus fâcheuse inadvertance, l'officier avait oublié sa veste et le mari, non moins étourdi, l'avait endossée, ce qui démontre bien qu'on ne devrait jamais rien faire avec précipitation, quelle que fût la gravité des conjonctures.
Je nourris pour les amants la plus indulgente faiblesse.
   - Cette comédie a dû se terminer en tragédie ?
   Demandai-je à la maman de mon ami, avec une pitié alarmée. 
   Rassurez-vous, me répondit-elle dans un malicieux sourire, les femmes sont aussi fines à Clermont qu'ailleurs. Le capitaine fréquentait de temps en temps chez le mari, fort honoré de sa présence.
   Mon amie sut persuader à son époux que l'officier lui avait simplement confié sa veste pour qu'elle en recousît les brandebourgs (2), qui étaient jaunes, si j'ai bonne mémoire...
   Un petit nuage rose vif s'étirait, comme une plume de feu, au-dessus de la Vierge d'Usson. Et je songeais que la Reine Margot eût aimé cette histoire, qui sent son décaméron (3), mais qui est pourtant rigoureusement Auvergnate...

Gaston Derys.

1) Dolman : Vêtement militaire d'officier, orné de galons et tresses.
2) Brandebourg : Ornements en forme de nœuds tressés.
3) Décaméron : recueille de contes coquins  sur la vie amoureuse.



Sources : texte de Gaston Derys, Le Journal amusant, 1926. 
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mardi 12 décembre 2017

Nouvelles photos anciennes en noir et blanc.

Photos de famille  noir et blanc : 1930/40


Photos de famille noir et blanc
Deux jeunes skieuses bien équipées pour dévaler les pistes. 


Photos de famille noir et blanc
Belles jeunes filles en tenue pour ce gars chanceux bien entouré. 


Photos de famille noir et blanc
L'élégance de l'uniforme pour ces deux couples de jeunes gens, les lieutenants : Stuart et Peter. 


Photos de famille noir et blanc
Pose au jardin pour la photo de famille.


Photos de famille noir et blanc
Petit instant de bonheur d'amis au soleil


Photos de famille noir et blanc
Les quatre élégantes : chapeaux, sacs à mains, gants blanc, et robes à jabot de dentelle.


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samedi 9 décembre 2017

Téléthon 2017.

Téléthon 2017.




Comme chaque année, les milliers de bénévoles du Téléthon sont mobilisés contre ces maladies qui frappent encore trop souvent. Quel que soit le temps, partout en France, des petits villages de campagnes aux grandes villes, ils rivalisent de courage et d'audace pour apporter leur soutient aux malades et chercheurs.
Alors, vous aussi, faites un don, faites un don d'espoir.

Téléthon 2017 - Faites un don

jeudi 7 décembre 2017

Album Photos noir et blanc : Mariages.

Photos anciennes noir et blanc :

 Mariages, 

Communions,

 Baptêmes... 


Album photos noir et blanc : Mariages, Communions, Baptêmes...


   Voici un nouvel album partagé sur Google-Photos, il est tout particulièrement consacré aux Mariages et autres fêtes familiales. Pour ces grands événements, toute la famille était réunie, des plus jeunes aux plus âgés tout le monde revêtait ses plus beaux habits, c'était une des rares occasions de rencontrer, oncles et tantes mais aussi les cousins parfois éloignés, les amis ou collègues de travail.

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jeudi 30 novembre 2017

Le départ pour Paris d'Anaïs Roumeix.

Le départ pour Paris.

Les Monts Dore.
Les Monts Dore.

   Anaîs Roumeix attacha les deux vaches, la chèvre à la crèche, ferma la porte de l'étable et en claquant des sabots pénétra dans la salle.
La lampe charbonnait au-dessus de la table, la Catoune trempait la soupe "d'eau bouillie" dans les écuelles de terre et le père Roumeix, songeur, fumait sa pipe au coin du feu.
   A l'entrée de sa fille, il leva la tête et brusque, rompant le silence, annonça la nouvelle :

   - Anaïs ! Le facteur est passé... une lettre de Paris... La Maria a trouvé une place qui te conviendrait : trois cents francs par mois, logée, nourrie, si tu décides, tu partiras dans huit jours !

   A dix-sept ans, Anaïs Roumeix ne connaissait du monde que le coin désolé de l'Artense où elle était née.
   Ce rude plateau, perdu aux confins du Cantal, du Puy-de-Dôme et de la Corrèze, est une des régions les plus déshéritées de l'Auvergne. Les vallées passantes de la Dordogne et de la Rhue l'évitent et l'Artense, isolée, rébarbative, nourrit chichement de frustes paysans, de violents bûcherons dont l'humeur batailleuse et les gestes bruts ont de tout temps effarouchés les habitants plus affinés des vallées voisines.
   A l'écart de tout hameau, la maison des Roumeix pointait son chaume, ébouriffé par un vent perpétuel, au milieu d’inquiétantes landes de bruyères, de genêts et de fougeraies rousses. Des prés maigres bossués de taupinières, des champs hérissés de "cheyrous" tapis hostilement derrière des murs de pierres sèches, parsemaient ces terres incultes. Et de loin en loin, des étangs luisaient d'un éclat louche, à travers des joncs, dans les tourbières.
   La chaumière surveillait le déroulement des landes et la fuite du ciel immense jusqu'à l'horizon bleuté, obstrué par le Mont-Dore.
   Ce massif enchantait la solitude du plateau. Blanc, rose, arrondi par les neiges, il étincelait en hiver, violet et de lignes vigoureuses, il animait à la belle saison les lointains par ses jeux de lumière et par les mouvements tumultueux de ses formes changeantes au gré des nuages.
   Anaîs l'interrogeait souvent, car cet ami précieux, toujours présent à ses regards, lui prédisait avec certitude, par ses variations de nuances, le beau temps, la pluie, l'orage. Sa vue engendrait chez elle des rêves de départ, lui donnait des poussées de désirs vagues et le goût nostalgique pour un monde inconnu dont il semblait défendre jalousement l'accès.
   Et puis, certains jours d'automne et de grand vent que les nuées s'effilochaient à ses cimes, il devenait exaltant, prodigue de promesses avec ses pics esquissant, comme des bras monstrueux, des gestes d'appel !
   Grâce à ce mont, à sa magie, à son pouvoir de rêves et d'espoirs, Anaïs supportait une vie humble et sans joie rigoureusement réglée par l'alternance des saisons et le cours du soleil.
   De l'aube au crépuscule, elle gardait le troupeau dans les pacages, fanait et moissonnait en été, participait aux labours en automne, tisonnait le feu et  tricotait comme une vieille en hiver.
   Depuis sa première communion, elle n'était sortie que deux fois pour aller à un enterrement à Lanobre et à une foire à la Tour d'Auvergne.
   Cette quasi-réclusion dans cette froide solitude avait accentué chez elle la surprenante naïveté, proche de la simplesse d'esprit, qui caractérise parfois les gens ignorants, confinés dans leur terroir et qui n'ont jamais rien vu.
   Une à une, ses sœurs avaient pris le chemin de Paris et le père Roumeix, que le seul nom de la capital subjuguait, n'était pas un peu fier de leur réussite :

   - Oh ! Oh ! Bougre ! Elles gagnent bien leur vie, elles sont à Paris, et dans de bonnes places ! répétait-il complaisamment.

   Anaïs, à son tour, rêvait d'une de ces bonnes places où, après avoir lavé, fourbi, fait le souillon dans une cuisine aux cuivres rutilants, soulevé la poussière d'un appartement somptueux, servi Madame et Monsieur, l'on peut faire la demoiselle sur les boulevards, courir les magasins, les dancings, les cinémas et économiser encore la petite dot qui permettra de trouver un mari...
   Une fois l'an, à la Noël, ou à Pâques, ses sœurs envoyaient un colis de fine épicerie aux parents. L’arrivée de ces friandises était une fête pour Anaïs, elle humait avec délices les paquets de café, de bonbons, de chocolats enjolivés de faveurs roses, les bananes, les oranges, les fruits exotiques et cherchait à surprendre dans toutes ces odeurs un peu du parfum grisant de Paris. Les noms des Damoy, des Potin imprimés en lettres dorées sur les cartons coloriés, les magasins dessinés suivant une flatteuse perspective sur les fers-blancs peinturlurés la ravissaient...
   Que de fois, n'avait-elle pas emporté dans son cabas de bergère un de ces catalogues de réclames criardes ou quelques ternes cartes postales ! Tout en touchant les vaches, elle admirait ces modernes talismans : le charme opérait et la transportait à Paris.
   Mais ces jours-là, la lande lui semblait plus triste et le Mont-Dore plus décevant avec sa pose obstinée...
   La décision d'Anaïs était prise et le soir même elle répondait à sa sœur  Maria qu'elle partait dans huit jours pour Paris.
   Durant une semaine, fiévreusement elle cousu, ravauda ses vêtements, transforma avec un goût baroque qu'elle croyait très Parisien, des chapeaux rococo, chargés de cerises et des roses artificielles, à grands coups de ciseaux, elle taillada ses corsages et raccourcit ses robes, elle empila dans l'antique malle au couvercle clouté de fer, renforcé de lanières poilues en peau de chèvre, un linge écru au grain rude.
   Et le soir du départ arriva.
   L'âne, attelé à la voiture à deux roues, attendait, une heure en avance devant la porte.
   Le père Roumeix, en blouse bleue des dimanches, le foulard à carreaux noué autour du cou, et le chapeau à larges bords incliné sur l'oreille, avala son verre de café parfumé d'un filet de rhum et monta dans le véhicule encombré de paquets.
   La joie d'Anaïs tomba brusquement et fit place à une indicible tristesse.
   La maison était pleine de parents et d'amis, chacun accablait Anaïs de commissions : qui pour un fils, une fille, qui pour une sœur, un frère, un cousin émigré à Paris, sa vieille mère recommençait d'une voie larmoyante de sempiternelles recommandations, ses petits frères trépignaient, criaient, s’accrochaient à ses jupes et même le fidèle "labrit" tournait autour d'elle en poussant des geignements plaintifs.
   Dehors, le crépuscule naissant estompait déjà le Mont-Dore.

   -Dépêchez-vous, les femmes ! Cria le père Roumeix.

L'Artense d'Anaïs
   Anaïs s'arracha en sanglotant aux ultimes étreintes et grimpa sur le siège.

Les mains agitèrent des mouchoirs, des coins de tablier essuyèrent de furtives larmes, le père Roumeix piqua de quelques coups d'aiguillon la croupe pelée de l'âne qui se mit à braire et hi ! hi ! La voiture s'ébranla et disparut en cahotant au coude du chemin...
   Dans le train, elle pleura longtemps. Elle sentait toujours sur ses joues le picotement des favoris rudes de son père, elle entendait encore sa voix qui s'altéra soudain lorsqu'il lui dit sur le quai de la gare de Bort  :

   - Au revoir, Anaïs ! Bon voyage ! Et tu sais, petite, si tu t'ennuies là-bas...reviens... Il y aura toujours une petite place pour toi à la maison.

   Le bercement du train l'endormit. Des coups de sifflets stridents, le tintamarre métallique des plaques tournantes, des noms inconnus hurlés hâtivement traversaient sa somnolence. Parfois, elle ouvrait un œil, autour d'elle, ses compagnons de voyage parlaient fort en patois, mangeaient, buvaient, fumaient comme dans une auberge, elle se croyait toujours en Auvergne et se rendormait confiante.

   Lorsqu'elle s'éveilla, une aube sale blanchissait les vitres du wagon. Tout le monde, debout dans les couloirs, manipulait les colis.
   Anaïs comprit que Paris approchait et une émotion faite de craintes et d'espoirs lui étreignait le cœur.
   Elle ne pensait plus à l'Artense. Et le front collé au carreau, elle regardait fuir, dans la grisaille, des poteaux télégraphiques échevelés, des maisons fantomatiques, des jardins transis et les berges brumeuses d'un fleuve qui lui parut immense et qui n'était que la Seine.
   Puis ce fut une succession d'usines fumeuses, de chapelets noirs de locomotives et, tout déployés, des éventails de rails qui luisaient à l'infini du froid éclat de l'acier.
Et brusquement, le train stoppa avec un grincement de ferraille sous les feux électriques d'un hall poussiéreux.
Sur les quais, les employés couraient en hurlant :

  - Austerlitz ! Austerlitz !

   Les portières en claquant dégorgèrent une foule de voyageurs fiévreux.
Anaïs, docile, descendit et se laissant porter par la cohue, elle échoua dans une cour où des files d'autos attendaient.
   Un chauffeur de taxi l'apercevant, figée avec un air de complète hébétude au milieu de ses paquets, l'interpella familièrement :

   - Hé ! Hé ! Mademoiselle ! Où désirez-vous que je vous conduise !
   - Chez la Maria ! 

   Anaïs Roumeix débarquait à Paris. 




Sources : texte : Au Pays d'Artense, Léon Gerbe, illustration Emile Rollier. 1932.
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mardi 28 novembre 2017

Libération de l'Auvergne septembre 1944 à saint Eloy-les-Mines.

14 septembre 1944, saint Eloy-les-Mines.

F.F.I de saint Eloy-les-Mines septembre 1944.
F.F.I de saint Eloy-les-Mines  14 septembre 1944.

  Les canton de Menat, Saint-Gervais, Pionsat, Château-Neuf-les-Bains  Montaigut, et toute la région des Combrailles, ont été un important lieu de résistance pendant la guerre de 39/45. Il faisait partie de la zone de guerre n°13, dans la zone Sud et la région R6 Auvergne. Cette région était sous le commandement du "Colonel Gaspard" Emile Coulaudon.
  Les F.F.L (Forces Française Libre) étaient constituées essentiellement de militaires ou policiers alors que les F.F.I. (Forces Française de l'Intérieur) étaient elles composées de civils volontaires de tout âge hommes et femmes. Même si cette armée fantôme ne disposait pas de gros moyens, elle avait une mission essentielle : entraver et faire reculer l'occupant par tous les moyens, tracts, attaques, sabotages, transmissions de documents et courriers, renseignements et surveillances. Les combattants F.F.I travaillaient dans la clandestinité et ils effectuaient leur dangereux labeur au péril de leur vie, ils assuraient aussi la fuite ou la protection des nombreuses personnes que le régime nazi en place pourchassait, déportait. Les occupants n'ont jamais voulu reconnaître ces combattants comme de vrai "militaires" refusant ainsi de leur accorder les droits de la convention de Genève : Lois de la guerre et Droit international, faisant ainsi d'eux des "rebelles" passibles de la peine capitale. C'est parce que des bandes organisées se livraient, hélas, à de sombres opérations de vols, spoliations, destructions pour leur propre intérêt, au nom des F.F.I. qu'une Police fut créée en juillet 1944.
Le document qui illustre cet article est une photo originale, retrouvée par hasard, elle illustre parfaitement cette période à la libération des territoires Français. D'un côté,  la joie et la fierté des combattants enfin libres et vainqueurs, mais aussi beaucoup plus sombre le sort réservé à ceux qui par intérêt, peur, ou écoutant les encouragements, de la Gestapo et  de la police de Vichy, ont cru bon de travailler avec l'ennemi. La Milice, les "collabos" œuvraient contre les résistants contre la Liberté, ils participaient à de honteux massacres, ils pouvaient aussi être les auteurs de cruels et inhumains actes de torture et de barbarie tout en pratiquant dénonciations et délations.


F.F.I de saint Eloy-les-Mines septembre 1944.
F.F.I de saint Eloy-les-Mines  14 septembre 1944.

   Aussi ce 14 septembre 1944, sonne pour ces femmes et ces hommes le moment de payer leur comportement, leur trahison. Sur la photo on voit des femmes, certaines ont déjà le crâne tondu et une croix gammée dessinée sur la tête, c'était le châtiment   réservé à celles qui avait eu des sentiments pour un membre du Reich, la fameuse "collaboration horizontale", le difficile dilemme amour ou trahison.  Officiellement elles relevaient de la peine d'indignité nationale, mais nombreuses n'ont même pas eu la chance de passer devant une Chambre civique. La période noire aller encore durer de longs mois, règlements de comptes, vengeances.


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samedi 25 novembre 2017

Album photos noir et blanc : les Lieux.

Les Lieux.


Photos noir et blanc d'hier : les Lieux. Album

Nouvel album de photos noir et blanc d'hier, cette fois vous trouverez dans ce celui-ci : les Lieux.
Identifiés ou non, c'est photos nous montrent un endroit, un monument ou un site touristique au moment de la prise de vue, si vous reconnaissez un de ces lieux n'hésitez pas à laisser un message.

Comme pour tous les autres albums, toutes les photos sont originales et inédites sauf utilisation dans un article de ce blog. Les mises à jour se feront régulièrement.


Consultez tous les albums dans la colonne de droite de la page d’accueil. ►
Bonne visite.


Sources : textes et photos © regardsetviedauvergne.fr
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lundi 20 novembre 2017

Album photos anciennes en noir et blanc : Automobiles, Avions, Bateaux, Vélos...


Automobiles, Motos, Vélos, Bateaux, Avions, Tracteurs...


Album photos anciennes en noir et blanc : automobiles et tous moyen de transport

   Voici un nouvel album, celui-ci est réservé aux photos qui contiennent un moyen de locomotion, de toutes sortes, automobiles ou simples vélos tout ce qui touche aux transports de personnes ou marchandises.
Comme pour tous les autres albums, toutes les photos sont originales et inédites sauf utilisation dans un article de ce blog. Les mises à jour se feront régulièrement.


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Bonne visite.




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vendredi 17 novembre 2017

Suite des nouveaux albums photos noir et blanc : les couples et groupes.

Photos de couples et  groupes.

Cliquez ici pour l'album


  Pour continuer la réorganisation et la série des nouveaux albums, et pour permettre une meilleure navigation, voici le deuxième  album celui-ci est consacré aux couples et  groupes, c'est-à-dire plus d'une personne reconnaissable. On va donc y trouver des photos de couple, ou avec enfants et aussi tous les groupes de personnes dans des lieux ou à des moments différents.
Comme pour le premier album, toutes ces photos sont originales et inédites, sauf utilisation dans un article de ce blog. Les mises à jour se feront régulièrement.


Pour parcourir l'album cliquez ici.

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lundi 13 novembre 2017

Nouveau : Album Photos noir et blanc : Portraits.

Portraits.


Album photos noir et blanc Portraits.
Album photos noir et blanc Portraits.

Nouveau,  voici un album photos en  noir et blanc réservé aux portraits, pour tenir compte du nombre croissant de photos, il fallait une meilleure organisation, sinon ça devenait très difficile à gérer. Voici donc le premier des nouveaux albums,  photos classées avec un personnage central, d'autres albums sont en cours de réalisation. 
Rappel, toutes ces photos sont originales et inédites sauf utilisation dans un article de ce blog. Elles proviennent pour la plupart de brocantes ou vide-greniers. Bonne promenade dans le temps.


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mardi 7 novembre 2017

Exposition bourse, Radiomania 2017 à Clermont-Ferrand.

Clermont-Ferrand : Radiomania 2017.

Place des Bughes, le grand hall et les salons de la maison des sports accueillaient ce dimanche  5 novembre 2017, une exposition/bourse dédiée à la Radio et au Son sous toutes leurs formes.


Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017
Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017
Ils étaient plus de 50 exposants venant de toute la France, pour montrer leurs collections ou offrir aux amateurs la possibilité de trouver la pièce manquante tant rechercher, parfois.

Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017 composants
Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017, composants.
 A première vue, cela ressemble à un joyeux "bazar"  mais attention, tout est soigneusement classé, répertorié.

Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017 ADRASEC
Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017, ADRASEC 63.
Le stand de l'A.D.R. A.S.E. C. 63 présentait quelques éléments du  matériel utilisé par cette association. Le monde du radio amateurisme au service de la protection civile, apportant son expertise, les connaissances de ses adhérents et sa grande couverture géographique.  

Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017 les transistors
Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017 les Transistors.
 Le  "transistor",  la bête à 3 pattes, ce composant électronique si utilisé qu'il finit par donner son nom à toute la gamme des postes de radio portables. Qui ne s'est  pas promené un jour avec son "transistor" sous le bras, à la pêche, en vacances dans les champs ou à l'atelier. Inventé en 1956, il mit rapidement  les bonnes vieilles lampes sur la voie de la retraite.

Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017
Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017, insolites radio.
   L'imagination des créateurs est vraiment sans bornes, la radio peut se présenter sous les formes les plus inattendues, parfois on doute du fonctionnement de ces objets insolites : objets publicitaires, calandres de voiture, boîtes à bonbons, champignons et même ... une soupière. 

Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017 musique
Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017
   La reproduction de la musique était aussi bien présente, ici de magnifiques pavillons de "Gramophone" ou "phonographes" des plus anciens moyens de lire de la musique sur rouleaux ou disques. 

Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017 radio DX club
Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017,
 Radio DX Club d'Auvergne.
   Sur le stand du Radio DX club d'Auvergne, les spécialistes de l'écoute des ondes courtes et autres, à travers le monde pour défendre la langue française.  


Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017 Chassis "Radio-Reve"
Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017
Chassis "Radio-Reve"
   Un châssis de poste de radio de la marque française "Radio-Rêve" comme neuf, fabrication en série limitée de M. Petijean de Vanves .


Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017
Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017
   On trouve de tout sur les stands, tourne-disques, radio d'hier et d'aujourd'hui, matériel de radioamateur et CB, antennes, tubes électroniques, condensateurs variables, haut-parleurs, pièces neuves ou d'occasion, une vraie caverne d'Ali Baba pour les rois de la "bidouille". 


Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017
Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017
  En quelques pas, on traverse le temps, on voyage, les souvenirs refont surface grâce à ce merveilleux compagnon, qui à informé, diverti et enchanté plusieurs générations. La radio à apporté  information et divertissements aux gens des campagnes les plus isolées, des villages comme des grandes villes.
   Au début des années 1910/20 c'était la "TSF", à cette époque les postes étaient lourds, compliqués et pas très jolis à regarder, il fallut attendre les années 25/30 pour voir arriver les premiers postes avec une belle façade, vernis, plaqués, de beaux meubles qui combinaient parfois la marqueterie de bois précieux, métaux nobles, tissus et bakélite que l'on pouvait enfin mettre dans un salon.
   Les marques de fabricants étaient très nombreuses : Radiola, Marconi, Clarville, Philips, Ducretet, Grammont, Radialva, Sonneclair, Sonora, Schneider etc. la liste est interminable. Les plus perfectionnés étaient équipé  du fameux "Œil magique" cette étrange petite lumière verte qui variait selon l'accord exact, ou pas, avec la fréquence de la station.

Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017
Expo/bourse Radiomania Clermont-Ferrand 2017
   Quel chemin parcouru depuis les premiers postes à "Galène" ' ( Cristal de sulfure de plomb) ils n'étaient pas très sensibles ni précis, mais ils avaient l'avantage d'être très simple et de fonctionner sans électricité.  C'était vers 1910, ensuite, l'invention de la "Bakélite" matière solide et très isolante permis aussi une avancée de la technique. Puis, la lampe, les piles d'accumulateurs, le transistor...
   Aujourd'hui on ne parle plus que de WiFi et de Bleuetooth la radio s'est dématérialisée.

(73 et 51 aux YL et OM.)

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samedi 4 novembre 2017

Photos noir et blanc : Eglise de Royat, Puy-de-Dôme.

Royat, Puy-de-Dôme.

Photos noir et blanc : église de Royat, années 60 Puy-de-Dôme.
Eglise saint Léger de Royat.

Voici, chers lecteurs, la toute dernière trouvaille en photo noir et blanc, originale et exclusive.
   Sur la place, près de la fontaine, la curieuse église fortifiée saint Léger de Royat, on reconnait quelques vieilles voitures, peut-être une Peugeot 202, avis aux connaisseurs, une Peugeot 403 et une Renault Dauphine ainsi que le dos d'une autre complètement à droite. La scène doit se passer dans les années 1955/1965 environ.

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