samedi 31 décembre 2016

Conte de Noël : Les Rois mages.

             Les Rois Mages

les rois mages

   Les trois mages, Balthazar, Melchior et Gaspard, portant l'encens et la myrrrhe, étaient partis à la recherche de l'enfant Jésus, mais comme ils ne connaissaient pas bien le chemin de Bethléem, ils s'étaient égarés en route et, après avoir traversé une forêt profonde, ils arrivèrent à la nuit tombante dans un village du pays de Langres. Ils étaient las, ils avaient les bras coupés à force de porter les vases contenant les parfums destinés au fils de Marie et, de plus, ils mourraient de fin et de soif. Ils frappèrent donc à la porte de la première maison du village, pour y demander l'hospitalité. Cette maison, ou plutôt cette hutte, située presque à la lisière du bois, appartenait à un bûcheron nommé Denis Fleuriot qui y vivait fort chichement avec sa femme et ses quatre marmots. Elle était bâtie en torchis avec une toiture de terre et de

mercredi 28 décembre 2016

Temps de saison.

Brouillard en Auvergne
   Brouillard de saison entre Noël et premier de l'an. Le soleil cherche à percer mais malheureusement il ne va pas gagner aujourd'hui.



Bonnes fêtes de fin d'année 2016.





jeudi 22 décembre 2016

Une branche de houx pour Noël.

Une branche de Houx.

Branche de Houx
Branche de Houx (Illex aquifolium)


   La prévoyance de la nature se montre d'une manière bien admirable dans cette belle plante. Les grands Houx qui croissent en abondance dans la forêt de Needwood portent une ceinture de feuilles hérissées d'épines qui s'élève à huit ou dix pieds de hauteur, à cette hauteur ces feuilles cessent d'être une défense, elles deviennent douces et unies, la plante n'a plus besoin de s'armer contre des ennemis qui ne peuvent plus l'atteindre. Cet arbre, du vert le plus éclatant, est la dernière parure de nos forêts  dépouillées par les hivers, ses baies servent de nourriture aux petits oiseaux qui ne quittent pas nos climats. Il leur prête aussi son feuillage, qui est comme un toit hospitalier préparé dans la mauvaise saison pour les recevoir. Les daims et les cerfs mêmes viennent y chercher un abri, ils se cachent

dimanche 18 décembre 2016

La fête des Lumières 2016 de Lyon.

Lyon, Fête des Lumières 2016.

   Une fois n'est pas coutume, pour cet article nous allons délaisser notre bonne terre Auvergnate pour rejoindre la capitale de la nouvelle grande région Auvergne-Rhône-Alpes. Notre grande voisine était en fête et avait pour l'occasion revêtue ses plus beaux habits de lumières pendant ces trois jours. Même si pour des raisons de sécurité, état d'urgence oblige, les festivités étaient un peu moins nombreuses et plus centrées sur la presqu’île  et le centre-ville. En 2015 pour les mêmes raisons de sécurité elle avait était supprimé.
   8, 9 et 10 décembre, c'était trois jours de mise en lumière de la ville de Lyon, voilà un spectacle à ne pas manquer pour les amateurs de patrimoine et de sorties nocturnes. C'est une grande fête populaire très prisée par les Lyonnais mais aussi par une foule considérable venue de tous les coins de France et même de l'étranger. Les traditionnels et nombreux distributeurs de vins chauds et saucisses étaient les bienvenus pour se réchauffer un peu.      

Fête des Lumières de Lyon 2016


" Un songe forain "  ça tourne pour le cinéma en plein air sur la roue géante, place Bellecour.

samedi 10 décembre 2016

Les vieux métiers d'autrefois: Cabaretiers et vins d'Auvergne


 Les Cabaretiers d'Auvergne.

Cabaretiers d'Auvergne CPA
Cabaretiers d'Auvergne

Patron : saint Martin, le 11 novembre.

   Brillat-Savarin a dit avec une certaine raison :

  " Aucune affaire de quelque importance ne se traite qu'à table, c'est au milieu des festins que les sauvages décident la guerre ou font la paix, et sans aller si loin, nous voyons que les villageois font toutes leurs affaires au "Cabaret ".

   Sa définition est que l'homme repu n'est pas le même que l'homme à jeun.
   Les Cabaretiers étaient anciennement ce qu'ils sont de nos jours, des marchands de vin en détail, ayant des enseignes ou bouchons. Dans l'antiquité, chez les Grecs, par exemple, on préconisait le nom e celui qui avait trouvé le bienfaisant secret de mêler l'eau avec le vin, et même on lui avait élevé une statue.
   Si l'on veut se faire une idée du prix du vin en Italie, du temps de l'Empereur Dioclétien,

mercredi 7 décembre 2016

Le Rouge-gorge, conte de Noël.

Le Rouge-gorge

Rouge-gorge
Rouge-gorge

   Dans les rigueurs de l'hiver, un Rouge-gorge vint frapper à la fenêtre d'un bon paysan, comme pour lui demander la permission d'entrer.
   Le paysan ouvrit la fenêtre, et reçut amicalement dans sa demeure la confiante petite bête. Alors le Rouge-gorge se mit à becqueter les miettes de pain qui tombaient de la table, et les enfants du paysan se réjouissaient de le voir.
   Mais lorsque le printemps apparut dans la contrée et que les arbrisseaux se couvrirent de feuilles, le paysan ouvrit sa fenêtre, et son petit hôte s'envola dans la forêt voisine, et chanta sa joyeuse chanson.
   Puis, voilà qu'au retour de l'hiver, le Rouge-gorge revient au foyer du paysan, amenant avec lui sa petite compagne. Et le paysan et ses enfants se plaisaient à voir comme les oiseaux les regardaient avec confiance :

" Ah ! Dit l'un des enfants, ils nous regardent comme s'ils voulaient nous dire quelque chose !"

" Oui, répliqua le père, et s'ils pouvaient parler, ils nous diraient : la confiance éveille la confiance, et l'affection produit l'affection ! "



Houx



Sources : texte : l'arbre de Noel contes et légendes de X. Marmier, 1873.
Photos : © Regards et Vie d'Auvergne.
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vendredi 2 décembre 2016

Émeute de Mardogne, Gergovie sous la Révolution 2/2.

Eglise  saint Jean-Baptiste de Mardogne, Gergovie Puy-de-Dôme
Eglise saint Jean Baptiste de Mardogne, Gergovie, Puy-de-Dôme.


Emeute de Mardogne, Gergovie. Suite et fin.


   Le même jour, de Riom, Couthon publie l'arrêté complémentaire que voici:

   " Les Représentants du peuple envoyés dans différents départements de la République,
   " Ordonnent que le Tribunal criminel du département jugera tant le dénommé Rouzet et ses complices que tous ceux qui sont prévenus des mêmes délits, révolutionnairement, sans juré, ni recours au Tribunal de cassation.
   " Autorisent le Tribunal à faire imprimer et afficher partout où besoin sera, les deux arrêtés. Le présent arrêté sera imprimé et envoyé dans toute l'étendue du département.
   "A Riom, le 6 du mois de frimaire, l'an II de la République une et indivisible. 

(signé) : Arist. Couthon, Maignet.

   C'est un véritable affolement. Des Commissaires du département sont expédiés d'urgence sur les lieux pour faire une enquête. Le malheureux curé Rouzet est empoigné et ligoté. Deux citoyens, François Raynaud et André Mezeix, découvrent la cachette où l'on avait enfoui les objets du culte soustraits aux ravisseurs, on les arrête sous prévention de recel et on les emprisonne à Clermont.

    L'état des accusés poursuivis devant le Tribunal criminel est ainsi composé :

1) Rouzet, ci-devant desservant de Mardogne.
2) Gabriel Roux, domestique de Chauchat.
3) François Raynaud, propriétaire.
4) André Mezeix, dit "Larbot".
5) Suzanne Chardat, femme Montaigne.
6) Marie Chosson, femme de Gilet, tisserand.
7) Henri Ameil Coudert, domestique de Raynaud, au lieu de Fontfreyde.
Tous habitant Mardogne, tous accusés présents, à l'exception d'Ameil Coudert, contumax.

   Contre ces accusés pris isolément, une poursuite criminelle était absolument inconsidérée et manifestement injuste. Et toutefois, à l'époque critique que traversait le pays, on est obligé de considérer comme un acte d'indépendance la décision de mansuétude et de vérité rendue par le Tribunal criminel du Puy-de-Dôme, le 24 frimaire an II, après plusieurs jugements préparatoires.

   " Le Tribunal criminel, après avoir entendu le défenseur officieux des accusés présents et l'accusateur public, par jugement en dernier ressort,
" Déclare : Qu'il n'est pas constant que le sieur Rouzet, ci-devant desservant de l'église succursale de Mardogne, soit l'auteur, le provocateur ni le complice de l'émeute qui a eu lieu à Mardogne, le 5 frimaire.
   " Qu'il résulte au contraire de la déposition du maire de la Roche que ledit Touzet a dit à une bailesse qui était dans l'église et qui paraissait affectée, que la mission du maire était assez pénible, qu'il fallait obéir à la loi.
   " Qu'il résulte de la déposition orale des officiers municipaux de la Roche que ledit Rouzet n'a point refusé de délivrer les effets servant à l'église de Mardogne, qu'il avait remis au Maire la clef qu'il avait en son pouvoir dans le moment qu'ils entraient dans ladite église.
   " Qu'il résulte des dépositions de la majeure partie des témoins que ledit Rouzet, en arrivant à Mardogne, invita des femmes qu'il rencontra d'avertir les bailesses de porter les clefs, et qu'il exhorta dans un autre moment les femmes rassemblées au devant de l'église à obéir à la loi.
   " Qu'il résulte de la déposition de quelques autres témoins que ledit Rouzet a toujours mené une bonne conduite et manifesté des principes républicains.
   " Qu'il résulte enfin de la déposition des deux membres du Comité de surveillance de Clermont que ledit Rouzet, plusieurs jours avant ladite émeute, les avait priés ainsi qu'un autre citoyen, membre du Conseil général du département, de s’intéresser pour le faire rentrer dans le régiment ci-devant Bretagne où il avait déjà servi, voulant défendre sa patrie en portant les armes contre ses ennemis, puisqu'il ne pouvait plus lui être d'aucune utilité dans le poste ecclésiastique qui lui était confié.
   " Déclare qu'il n'est point suffisamment constant que Gabriel Roux, domestique de Chauchat, ait été vu dans ladite émeute, ni qu'il ait frappé les officiers municipaux.
   " Déclare qu'il n'est pas constant que François Raynaud et André Mezeix, dit "Larbot", aient pris part à ladite émeute, qu'il est au contraire reconnu qu'ils étaient à Clermont le jour de cette émeute, qu'il n'est pas constant qu'ils aient participé en aucune manière à l’enlèvement des effets que les officiers municipaux avaient pris dans l'église de Mardogne, ni qu'ils aient caché lesdits effets, qu'au contraire il est constant qu'ils en ont facilité la découverte.
   " Déclare qu'il est constant que, lors de l'arrivée des officiers municipaux au lieu de Mardogne, Suzanne Chardat, femme Montaigne, étant avec plusieurs personnes rassemblées, a crié :
" Attends, je vais faire un tour dans le village et rassembler tout le monde !"
Ce qui a engagé quelques officiers municipaux à courir après elle et à la faire arrêter, qu'à cette époque les officiers municipaux n'avaient crié :
" Obéissance à la loi !"
Qu'il est aussi constant que l'attroupement qui s'est formé devant l'églises de Mardogne a outragé par paroles, gestes et menaces les officiers municipaux dans l'exercice de leurs fonctions.
  " Que Marie Chosson, femme Gilet, est violemment soupçonnée d'avoir participé à l'enlèvement qui a été fait, par force ou violence, des effets en cuivre dont le secrétaire-greffier de la municipalité était porteur, qu'il est constant que ladite Chosson faisait partie de l'attroupement qui a encouragé par paroles, gestes et menaces les officiers municipaux dans l'exercice de leurs fonctions.
   " Qu'il est constant qu'Henri Ameil Coudert, du lieu dit Fontfreyde, domestique de Raynaud, accusé contumax, faisait partie de l'attroupement, qu'il a poursuivi à coups de pierres le procureur de la commune revêtu de son écharpe sans néanmoins le frapper, ce qui l'a contraint ainsi de laisser au milieu du chemin l’argenterie de l'église de Mardogne qu'il portait.
   " Qu'il est constant  que ledit Ameil Coudert est un de ceux qui a caché les effets en cuivre qui avaient été enlevés au greffier de la municipalité et les effets en argent que le procureur de la commune fut forcé d'abandonner en fuyant, n'ayant pu les réintégrer dans l'église, attendu que la porte était fermée.
   " Déclare lesdits Rouzet, Gabriel Roux, François Raynaud et André Mezeix acquittés de l'accusation contre eux intentée.
   " Condamne Suzanne Chardat, Marie Chosson, par forme de police correctionnelle, à 3 livres d'amende et un mois de prison dans la maison de correction de cette commune, Henri Ameil Coudert, contumax, à 10 livres d'amende et deux ans de prison.
   " Ordonne que ledit Rouzet sera élargi de la maison de justice près ce Tribunal, et lesdits Roux, Raynaud et Mezeix de la maison d'arrêt près cette commune où ils avaient été déposés provisoirement.

   " Ordonne que le présent jugement sera imprimé au nombre de mille exemplaires, aux frais de la République, et envoyé dans toutes les municipalités du département pour y être affiché.
Fait et prononcé.... 
Siégeaient : Prévost, président, Guyot, Morin et Asteix juges.


Autre article sur le même sujet : le procès de Mardogne sous la révolution




Sources :texte  Le tribunal criminel du Puy-de-Dôme, Marc Vissac 1897.
Photo :© Regards et Vie d'Auvergne.
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