samedi 31 décembre 2016

Conte de Noël : Les Rois mages.

             Les Rois Mages

les rois mages

   Les trois mages, Balthazar, Melchior et Gaspard, portant l'encens et la myrrrhe, étaient partis à la recherche de l'enfant Jésus, mais comme ils ne connaissaient pas bien le chemin de Bethléem, ils s'étaient égarés en route et, après avoir traversé une forêt profonde, ils arrivèrent à la nuit tombante dans un village du pays de Langres. Ils étaient las, ils avaient les bras coupés à force de porter les vases contenant les parfums destinés au fils de Marie et, de plus, ils mourraient de fin et de soif. Ils frappèrent donc à la porte de la première maison du village, pour y demander l'hospitalité. Cette maison, ou plutôt cette hutte, située presque à la lisière du bois, appartenait à un bûcheron nommé Denis Fleuriot qui y vivait fort chichement avec sa femme et ses quatre marmots. Elle était bâtie en torchis avec une toiture de terre et de

mercredi 28 décembre 2016

Temps de saison.

Brouillard en Auvergne
   Brouillard de saison entre Noël et premier de l'an. Le soleil cherche à percer mais malheureusement il ne va pas gagner aujourd'hui.



Bonnes fêtes de fin d'année 2016.





jeudi 22 décembre 2016

Une branche de houx pour Noël.


Une branche de Houx.

Branche de Houx
Branche de Houx (Illex aquifolium)


   La prévoyance de la nature se montre d'une manière bien admirable dans cette belle plante. Les grands Houx qui croissent en abondance dans la forêt de Needwood portent une ceinture de feuilles hérissées d'épines qui s'élève à huit ou dix pieds de hauteur, à cette hauteur ces feuilles cessent d'être une défense, elles deviennent douces et unies, la plante n'a plus besoin de s'armer contre des ennemis qui ne peuvent plus l'atteindre. Cet arbre, du vert le plus éclatant, est la dernière parure de nos forêts  dépouillées par les hivers, ses baies servent de nourriture aux petits oiseaux qui ne quittent pas nos climats. Il leur prête aussi son feuillage, qui est comme un toit hospitalier préparé dans la mauvaise saison pour les recevoir. Les daims et les cerfs mêmes viennent y chercher un abri, ils se cachent

dimanche 18 décembre 2016

La fête des Lumières 2016 de Lyon.


Lyon, Fête des Lumières 2016.

   Une fois n'est pas coutume, pour cet article nous allons délaisser notre bonne terre Auvergnate pour rejoindre la capitale de la nouvelle grande région Auvergne-Rhône-Alpes. Notre grande voisine était en fête et avait pour l'occasion revêtue ses plus beaux habits de lumières pendant ces trois jours. Même si pour des raisons de sécurité, état d'urgence oblige, les festivités étaient un peu moins nombreuses et plus centrées sur la presqu’île  et le centre-ville. En 2015 pour les mêmes raisons de sécurité elle avait était supprimé.
   8, 9 et 10 décembre, c'était trois jours de mise en lumière de la ville de Lyon, voilà un spectacle à ne pas manquer pour les amateurs de patrimoine et de sorties nocturnes. C'est une grande fête populaire très prisée par les Lyonnais mais aussi par une foule considérable venue de tous les coins de France et même de l'étranger. Les traditionnels et nombreux distributeurs de vins chauds et saucisses étaient les bienvenus pour se réchauffer un peu.      

Fête des Lumières de Lyon 2016


" Un songe forain "  ça tourne pour le cinéma en plein air sur la roue géante, place Bellecour.

samedi 10 décembre 2016

Les vieux métiers d'autrefois: Cabaretiers et vins d'Auvergne


 Les Cabaretiers d'Auvergne.

Cabaretiers d'Auvergne CPA
Cabaretiers d'Auvergne

Patron : saint Martin, le 11 novembre.

   Brillat-Savarin a dit avec une certaine raison :

  " Aucune affaire de quelque importance ne se traite qu'à table, c'est au milieu des festins que les sauvages décident la guerre ou font la paix, et sans aller si loin, nous voyons que les villageois font toutes leurs affaires au "Cabaret ".

   Sa définition est que l'homme repu n'est pas le même que l'homme à jeun.
   Les Cabaretiers étaient anciennement ce qu'ils sont de nos jours, des marchands de vin en détail, ayant des enseignes ou bouchons. Dans l'antiquité, chez les Grecs, par exemple, on préconisait le nom e celui qui avait trouvé le bienfaisant secret de mêler l'eau avec le vin, et même on lui avait élevé une statue.
   Si l'on veut se faire une idée du prix du vin en Italie, du temps de l'Empereur Dioclétien,

mercredi 7 décembre 2016

Le Rouge-gorge, conte de Noël.

Le Rouge-gorge

Rouge-gorge
Rouge-gorge

   Dans les rigueurs de l'hiver, un Rouge-gorge vint frapper à la fenêtre d'un bon paysan, comme pour lui demander la permission d'entrer.
   Le paysan ouvrit la fenêtre, et reçut amicalement dans sa demeure la confiante petite bête. Alors le Rouge-gorge se mit à becqueter les miettes de pain qui tombaient de la table, et les enfants du paysan se réjouissaient de le voir.
   Mais lorsque le printemps apparut dans la contrée et que les arbrisseaux se couvrirent de feuilles, le paysan ouvrit sa fenêtre, et son petit hôte s'envola dans la forêt voisine, et chanta sa joyeuse chanson.
   Puis, voilà qu'au retour de l'hiver, le Rouge-gorge revient au foyer du paysan, amenant avec lui sa petite compagne. Et le paysan et ses enfants se plaisaient à voir comme les oiseaux les regardaient avec confiance :

" Ah ! Dit l'un des enfants, ils nous regardent comme s'ils voulaient nous dire quelque chose !"

" Oui, répliqua le père, et s'ils pouvaient parler, ils nous diraient : la confiance éveille la confiance, et l'affection produit l'affection ! "



Houx



Sources : texte : l'arbre de Noel contes et légendes de X. Marmier, 1873.
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vendredi 2 décembre 2016

Émeute de Mardogne, Gergovie sous la Révolution 2/2.

Eglise  saint Jean-Baptiste de Mardogne, Gergovie Puy-de-Dôme
Eglise saint Jean Baptiste de Mardogne, Gergovie, Puy-de-Dôme.


Emeute de Mardogne, Gergovie. Suite et fin.


   Le même jour, de Riom, Couthon publie l'arrêté complémentaire que voici:

   " Les Représentants du peuple envoyés dans différents départements de la République,
   " Ordonnent que le Tribunal criminel du département jugera tant le dénommé Rouzet et ses complices que tous ceux qui sont prévenus des mêmes délits, révolutionnairement, sans juré, ni recours au Tribunal de cassation.
   " Autorisent le Tribunal à faire imprimer et afficher partout où besoin sera, les deux arrêtés. Le présent arrêté sera imprimé et envoyé dans toute l'étendue du département.
   "A Riom, le 6 du mois de frimaire, l'an II de la République une et indivisible. 

(signé) : Arist. Couthon, Maignet.

   C'est un véritable affolement. Des Commissaires du département sont expédiés d'urgence sur les lieux pour faire une enquête. Le malheureux curé Rouzet est empoigné et ligoté. Deux citoyens, François Raynaud et André Mezeix, découvrent la cachette où l'on avait enfoui les objets du culte soustraits aux ravisseurs, on les arrête sous prévention de recel et on les emprisonne à Clermont.

    L'état des accusés poursuivis devant le Tribunal criminel est ainsi composé :

1) Rouzet, ci-devant desservant de Mardogne.
2) Gabriel Roux, domestique de Chauchat.
3) François Raynaud, propriétaire.
4) André Mezeix, dit "Larbot".
5) Suzanne Chardat, femme Montaigne.
6) Marie Chosson, femme de Gilet, tisserand.
7) Henri Ameil Coudert, domestique de Raynaud, au lieu de Fontfreyde.
Tous habitant Mardogne, tous accusés présents, à l'exception d'Ameil Coudert, contumax.

   Contre ces accusés pris isolément, une poursuite criminelle était absolument inconsidérée et manifestement injuste. Et toutefois, à l'époque critique que traversait le pays, on est obligé de considérer comme un acte d'indépendance la décision de mansuétude et de vérité rendue par le Tribunal criminel du Puy-de-Dôme, le 24 frimaire an II, après plusieurs jugements préparatoires.

   " Le Tribunal criminel, après avoir entendu le défenseur officieux des accusés présents et l'accusateur public, par jugement en dernier ressort,
" Déclare : Qu'il n'est pas constant que le sieur Rouzet, ci-devant desservant de l'église succursale de Mardogne, soit l'auteur, le provocateur ni le complice de l'émeute qui a eu lieu à Mardogne, le 5 frimaire.
   " Qu'il résulte au contraire de la déposition du maire de la Roche que ledit Touzet a dit à une bailesse qui était dans l'église et qui paraissait affectée, que la mission du maire était assez pénible, qu'il fallait obéir à la loi.
   " Qu'il résulte de la déposition orale des officiers municipaux de la Roche que ledit Rouzet n'a point refusé de délivrer les effets servant à l'église de Mardogne, qu'il avait remis au Maire la clef qu'il avait en son pouvoir dans le moment qu'ils entraient dans ladite église.
   " Qu'il résulte des dépositions de la majeure partie des témoins que ledit Rouzet, en arrivant à Mardogne, invita des femmes qu'il rencontra d'avertir les bailesses de porter les clefs, et qu'il exhorta dans un autre moment les femmes rassemblées au devant de l'église à obéir à la loi.
   " Qu'il résulte de la déposition de quelques autres témoins que ledit Rouzet a toujours mené une bonne conduite et manifesté des principes républicains.
   " Qu'il résulte enfin de la déposition des deux membres du Comité de surveillance de Clermont que ledit Rouzet, plusieurs jours avant ladite émeute, les avait priés ainsi qu'un autre citoyen, membre du Conseil général du département, de s’intéresser pour le faire rentrer dans le régiment ci-devant Bretagne où il avait déjà servi, voulant défendre sa patrie en portant les armes contre ses ennemis, puisqu'il ne pouvait plus lui être d'aucune utilité dans le poste ecclésiastique qui lui était confié.
   " Déclare qu'il n'est point suffisamment constant que Gabriel Roux, domestique de Chauchat, ait été vu dans ladite émeute, ni qu'il ait frappé les officiers municipaux.
   " Déclare qu'il n'est pas constant que François Raynaud et André Mezeix, dit "Larbot", aient pris part à ladite émeute, qu'il est au contraire reconnu qu'ils étaient à Clermont le jour de cette émeute, qu'il n'est pas constant qu'ils aient participé en aucune manière à l’enlèvement des effets que les officiers municipaux avaient pris dans l'église de Mardogne, ni qu'ils aient caché lesdits effets, qu'au contraire il est constant qu'ils en ont facilité la découverte.
   " Déclare qu'il est constant que, lors de l'arrivée des officiers municipaux au lieu de Mardogne, Suzanne Chardat, femme Montaigne, étant avec plusieurs personnes rassemblées, a crié :
" Attends, je vais faire un tour dans le village et rassembler tout le monde !"
Ce qui a engagé quelques officiers municipaux à courir après elle et à la faire arrêter, qu'à cette époque les officiers municipaux n'avaient crié :
" Obéissance à la loi !"
Qu'il est aussi constant que l'attroupement qui s'est formé devant l'églises de Mardogne a outragé par paroles, gestes et menaces les officiers municipaux dans l'exercice de leurs fonctions.
  " Que Marie Chosson, femme Gilet, est violemment soupçonnée d'avoir participé à l'enlèvement qui a été fait, par force ou violence, des effets en cuivre dont le secrétaire-greffier de la municipalité était porteur, qu'il est constant que ladite Chosson faisait partie de l'attroupement qui a encouragé par paroles, gestes et menaces les officiers municipaux dans l'exercice de leurs fonctions.
   " Qu'il est constant qu'Henri Ameil Coudert, du lieu dit Fontfreyde, domestique de Raynaud, accusé contumax, faisait partie de l'attroupement, qu'il a poursuivi à coups de pierres le procureur de la commune revêtu de son écharpe sans néanmoins le frapper, ce qui l'a contraint ainsi de laisser au milieu du chemin l’argenterie de l'église de Mardogne qu'il portait.
   " Qu'il est constant  que ledit Ameil Coudert est un de ceux qui a caché les effets en cuivre qui avaient été enlevés au greffier de la municipalité et les effets en argent que le procureur de la commune fut forcé d'abandonner en fuyant, n'ayant pu les réintégrer dans l'église, attendu que la porte était fermée.
   " Déclare lesdits Rouzet, Gabriel Roux, François Raynaud et André Mezeix acquittés de l'accusation contre eux intentée.
   " Condamne Suzanne Chardat, Marie Chosson, par forme de police correctionnelle, à 3 livres d'amende et un mois de prison dans la maison de correction de cette commune, Henri Ameil Coudert, contumax, à 10 livres d'amende et deux ans de prison.
   " Ordonne que ledit Rouzet sera élargi de la maison de justice près ce Tribunal, et lesdits Roux, Raynaud et Mezeix de la maison d'arrêt près cette commune où ils avaient été déposés provisoirement.

   " Ordonne que le présent jugement sera imprimé au nombre de mille exemplaires, aux frais de la République, et envoyé dans toutes les municipalités du département pour y être affiché.
Fait et prononcé.... 
Siégeaient : Prévost, président, Guyot, Morin et Asteix juges.


Autre article sur le même sujet : le procès de Mardogne sous la révolution




Sources :texte  Le tribunal criminel du Puy-de-Dôme, Marc Vissac 1897.
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mardi 29 novembre 2016

Émeute de Mardogne (Gergovie) sous la révolution.

Eglise de Mardogne, Gergovie en Auvergne
Eglise de Mardogne, Gergovie en Auvergne, de nos jours.

Émeute de Mardogne 1/2.

24 frimaire an II ( 14 décembre 1793)


   Mardogne ou plutôt Merdogne, n'avait encore reçu la visite que d'un seul César, celui qui avait lutté avec ses légions romaines contre Vercingétorix, le défenseur de l'indépendance Arverne. Le second César qui la visita plus tard, et qui devait transformer son nom en celui plus euphonique de "Gergovie", était encore à naître.
   C'était une riante petite bourgade, gracieusement assise, dans sa robe d'épis et de pampres, au flanc sud-est du plateau légendaire qui, lui sert aujourd'hui de vocable.
   Elle formait une simple section de la commune de la Roche-Blanche, canton de Veyre-Monton, district de Clermont.
   Son église du Xe siècle au porche assez curieux, anciennement desservie par un religieux à la nomination du couvent de saint André de Clermont, l'était maintenant par un prêtre constitutionnel, le citoyen Rouzet, qui avait remplacé l'abbé Pazagnes, réfractaire au serment civique.
   Le desservant Rouzet, jadis enrôlé dans le régiment de Bretagne, vivait dans sa paroisse en bon républicain, en communauté d'idées avec ses confrères, le curé et le vicaire de la Roche-Blanche, assermentés comme lui.
   Mais à quoi servent les concessions de conscience ? Les prêtres constitutionnels, choyés par le pouvoir quand le pouvoir avait eu le désir de créer un clergé laïque, étaient à leur tour devenus suspects depuis que la Révolution ne voulait plus de clergé du tout.
   Devançant d'instinct l'oeuvre de la convention, Couthon venait, à son retour de Lyon, le 24 brumaire an II (14 novembre 1793), de publier son fameux arrêté sur la suppression des cultes. Désormais tout titre de curé, de vicaire ou de ministre d'un culte était aboli ; supprimés aussi les costumes et les traitements ecclésiastiques, supprimés encore tout signes extérieurs, clochers, cloches, croix, images, statues. Aux termes de l'article 3 :

 " Tous les effets et ornements précieux contenus dans les églises, en nature de cuivre, fer, plomb et argent, devront être retirés sur le champ par des commissaires pris partie dans l'Administration du district, partie dans la Société populaire, pour être envoyés ensuite à la Convention."

   C'est en exécution de cet "ukase" (1) du proconsul Auvergnat que, dix jours plus tard, le dimanche 5 frimaire, les commissaires délégués et la municipalité de la Roche-Blanche se présentèrent à l'église succursale de "Mardogne", pour l'expurger de tous les objets consacrés au culte. La population presque entière du village était sur la place, bourdonnante, houleuse, hostile, mais encore convenue. S'attaquer à leur ancien curé, ç'avait été dur, s'attaquer à leur église, c'était trop. La dépouiller, la voler, voir emporter en plein jour, par des bonnets rouges couvrant des têtes avinées, calices, saints ciboires, ostensoirs, patènes, chandeliers... N'était-ce-pas commettre un sacrilège ou le permettre ?

   Le curé Rouzet envoie chercher la clef du temple chez une bailesse (2). On pénètre, on inventorie, les officiers municipaux en écharpe fouillent le tabernacle, les tiroirs et les crédences, catégorisent par métal leur butin, et, leur besogne terminée, veulent se retirer en cortège. Le secrétaire-greffier porte dans ses bras les effets en cuivre, le procureur de la commune, plus élevé en dignité, a la garde des objets en argent.
   Mais la "majesté de la Loi" ne peut pas en imposer plus longtemps à la foule indignée. Suzanne Chardat a battu le rappel dans toutes les maisons. Les huées, les injures, les outrages tombent comme grêle sur les commissaires ahuris d'une imprécation aussi unanime. Puis ce sont les coups et les horions. On se précipite sur le secrétaire-greffier qui est obligé de lâcher ses reliques, sur le procureur de la commune auquel on arrache les objets sacrés, et qui est contraint de prendre la fuite à toutes jambes. Le cortège entier est mis en pleine déroute, jusqu'aux limites de la section, la population lui fait à coups de pierre une mémorable "conduite de Grenoble" (3).

   Qu'on juge de l'irritation des Représentants du peuples en mission ! Couthon ! Maignet ! Ainsi bafoué, ainsi provoqués chez eux ! Si la première exécution de leurs ordres relatifs au culte entraînait de pareils scandales, qu'en adviendrait-il, grand Dieu ! Ou du moins grand Etre Suprême !

   Aussitôt, le 6 frimaire, Maignet édicte de Clermont l’arrêté suivant :

" Les Représentants du peuple, députés de la Convention nationale près l'armée des Alpes et dans divers départements de la République, 
" Considérant que c'est en frappant les premiers coupables qu'on parvient à répandre la terreur et à arrêter le crime,
" Considérant que c'est à trouver l'auteur de l'émeute qu'il faut s'attacher, que l'auteur du délit est celui qui profitait de l'abus qu'on réforme, que tout indique que c'est Rouzet qui est le provocateur de assassinat commis contre les officiers municipaux dans la commune de la Roche, dans l'exercice de leurs fonctions, puisqu'il est desservant de la ci-devant église que l'on purifiait.
" Considérant que la tranquillité publique a été troublée à Mardogne et qu'il est à craindre qu'elle éprouve à chaque instant de nouvelles atteintes.
" Ordonnent que les Administrateurs du département du Puy-de-Dôme y enverront sur le champ cent citoyens de la garde nationale de cette ville, qui seront logés et nourris aux dépens des habitants du lieu de Mardogne, et que toutes dépenses de cette expédition seront supportées par cette commune, en raison de la part plus ou moins active que chacun a eue à cette émeute, et, dans le cas où l'on ne pourrait parvenir à acquérir les connaissances, que cette somme sera répartie en raison des contributions.
" Chargent expressément l'Accusateur public, auquel sera envoyé par l'Administration du département tant le présent arrêté que le procès-verbal dressé par les officiers municipaux, d'instruire contre le nommé Rouzet, ci-devant desservant de Mardogne, et ses principaux complices la procédure pour fait d’assassinat commis sur des magistrats du peuple dans l'exercice de leurs fonctions.

" Ordonnent que le dit Rouzet sera mis, par les soins du Procureur général syndic sur le champ en arrestation et traduit au Tribunal criminel du département."

" A Clermont-Ferrand, le 6 du mois de frimaire, l'an II de la République une est indivisible. "

  Signé : " Maignet. "


1) Ukase : ou Oukase mot russe pour désigner un décret, un arrêté, une décision.
2) Bailesse : administratrice de l'église  
3) Conduite de Grenoble : vieille expression pour indiquer une exclusion, une reconduite à la sortie de la ville à coups de pierres.

 A suivre dans le prochain article : l’Arrêté de Couthon.


Sources : texte : Le Tribunal criminel Révolutionnaire en Auvergne, Marc de Vissac 1897.
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vendredi 25 novembre 2016

Le procès Fiona de Riom pour les accusés le couperet est tombé.


Riom, affaire Fiona.

Le palais de justice de Riom
Le palais de justice de Riom


   Après deux semaines de débats, parfois longs et pénibles, après la réquisition de l'avocat général, et les dernières paroles données à la défense, on attend aujourd’hui vendredi le verdict des jurés.
Pour l'avocat général, dans son réquisitoire de ce matin, la responsabilité des accusés ne fait plus aucun doute concernant : les mensonges, les coups, les manipulations, et autres entraves tendant à empêcher le déroulement du procès et visant à cacher la vérité. Tout au long de ces dix jours, les diverses parties ont pu faire connaître leur position sur cette affaire délicate, rappelons qu'il y a d'abord la disparition de la petite Fiona âgée alors de cinq ans. Puis, un revirement des accusés s'attachant chacun, à démontrer des gestes de violences envers l'enfant, autant pour la maman que pour le beau-père. On dégringole chaque jour dans le sordide univers de parents toxico accro à toutes sortes de drogues, médicaments, tranquillisants. Ils décident alors, de privilégier la thèse de la mort accidentelle de Fiona, qui aurait avalé des cachets ou drogue, qui traînaient d'une manière normale, pour eux, un peu partout dans leur appartement. Ils auraient, selon eux, alors, dans la panique et sous effet de la drogue, mis le corps dans un sac et seraient partis l'enterrer dans un lieu, dont ils disent ne plus se souvenir...   et qui reste encore, aujourd'hui, inconnu.





Le palais de justice de Riom la Cour d'Assises



L'entrée de la cour d'assises de Riom, chaque jour,  le public nombreux ne quittera pas l'entrée jusqu'au bout du procès. Les journalistes vont des va-et-vient incessants entre la salle d’audience et les rares endroits où ils peuvent capter du réseau, car ils décrivent en direct le déroulement des débats, relatant chaque parole, chaque geste, l'ambiance et les moindres détails, allant même décrire les habits des accusés, au fil des jours. 







Les jurés :

   Au nombre de six, ils sont accompagnés dans leurs réflexions par l'avocat général et deux accesseurs. Ils se sont réuni vers 16 heures dans une salle spéciale, verrouillée, et ne pourront en sortir qu'après avoir répondu aux seize questions précises de l'avocat général. ils doivent déterminer si les accusés, séparément, sont selon eux, coupables des faits reprochés.

La réquisition :

   L'avocat général lui, a requis : la peine maximale de 30 ans de réclusion criminelle, un suivi médico-social et judiciaire de 20 ans,  10 ans de retrait des droits civiques, et le retrait total de son autorité sur les deux autres enfants pour la mère. Peine qu'il revendique être exemplaire pour éviter une récidive  


Centre pénitentiaire de Riom
Centre pénitentiaire de Riom


Le verdict :

 21h 15 La cour d'assises de Riom à rendu son verdict : le beau-père est condamné à 20 ans de réclusion, la mère, elle, à 5 ans de réclusion criminelle.

Cette décision provoque un violent  mécontentement dans la salle, celle-ci et les abords avaient été placés sous haute surveillance depuis la fin des délibérations, ce qui laissait présager une surprise.

Lien :

Autre article sur le même sujet : Première semaine du procès Fiona





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jeudi 24 novembre 2016

Photos noir et blanc d'hier et d'Auvergne.


Extraits de l'Album photos noir et blanc.


Photo de famille noir et blanc, mariage
Photo de famille noir et blanc, mariage
Voici les deux dernières photos arrivées dans l'album : un mariage où tout le monde a l'air très sérieux.



Photo de famille noir et blanc, Ecole
Photo de famille noir et blanc, Ecole
Et une grande photo de classe malheureusement année et lieu indéterminés, mais trouvée en Auvergne . 

Album :




Sources : album photos de famille et scènes de vie d'hier, © Regards et Vie d'Auvergne.
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dimanche 20 novembre 2016

Première semaine de procès de l'affaire Fiona aux assises de Riom


 Clermont-Ferrand, affaire Fiona.

Parc de Montjuzet, Clermont-Ferrand
Clermont-Ferrand.

    Le parc de Montjuzet là où tout a commencé. Juste au-dessous, à quelques centaines de mètres, la rue Goncourt où habitaient les parents de Fiona. C'est dans ce parc, que la petite fille aurait disparu soudainement le dimanche 12 mai 2013. Des recherches ont été faites, la totalité du parc et de ses abords ont été inspectés, fouillés minutieusement, à la recherche du moindre indice, mais hélas sans résultat. Puis la population, un comité de soutien et les réseaux sociaux, qui en ont fait une affaire nationale, se sont mobilisés, eux aussi, sans résultat. De jour en jour,  l'affaire va connaître de terribles rebondissements, des fausses pistes, des informations fantaisistes, mensonges, menaces, grève de la faim. Le mystère résiste, la vérité reste bien cachée. Alors qu'une phrase raisonne dans la tête des enquêteurs : " Pas de cadavre, pas de crime " Où est donc le corps de l'enfant ?  Toutes les recherches sur divers endroits sont restées vaines, difficile à admettre, mais dans l'état actuel du dossier on reste sur une disparition d'enfant.

-" Que s'est-il donc passé ce jour de mai printanier pour la petite fille blonde aux yeux bleu-vert ?


Riom, 14 novembre 2016.

   Étrange ambiance, ce deuxième lundi de novembre triste et pluvieux, la façade noire et austère du Palais de Justice de Riom  renforce  encore un peu plus cette impression  dramatique et douloureuse. Très tôt le matin, de nombreuses personnes, en majorité des femmes, attendaient avec le secret espoir de pouvoir assister à ce fameux procès. Un procès tant attendu et pourtant, chacun et chacune redoute le moment où les faits poignants seront à nouveau déballés, avec tous les détails, les pièces à convictions exposées, les procès-verbaux, analyses des experts, sous le regard un peu perdu des accusés dans leur box.
    Étrange aussi, la présence de ces journalistes, les doigts nerveusement et discrètement agités sur leur clavier, rendant compte en temps réel du déroulement du procès, sur les réseaux sociaux. C'est l'anachronisme de deux mondes qui s'affrontent, le modernisme de la communication sur-médiatisée, instantanée, pour nourrir un public avide d'information, d'un côté, de l'autre, palabres, codes et conventions, magistrats en robes noires, rouge et hermine pour l'avocat général, effets de manches, et envolées verbales un peu théâtrales des avocats. Tout un monde, assez fermé et même inquiétant pour le modeste "spectateur".  Mais, attention, il se déroule ici, une scène d'une très grande importance pour deux personnes : les accusés, nous sommes aux assises, c'est ici, que leur avenir se décide, ici, qu'ils doivent répondre d'une accusation de crime. La sanction est lourde, ils risquent la réclusion criminelle à perpétuité ou une peine de prison allant jusqu'à 30 ans. Souvenons-nous, qu'avant l'abolition de la peine de mort en 1981, la sanction ultime pouvait être prononcée pour les crimes les plus odieux, sur des enfants notamment.
   Étrange toujours, le déroulement de ces cinq premiers jours d'audience, les divers protagonistes ont tentés de faire la clarté sur cette affaire qui passionne l'opinion, on a entendu de nouveaux témoins, curieusement inconnus, il y a même eu mercredi une scène surréaliste, où, une femme à la barre, se déclarât en possession d'éléments nouveaux concernant  l'emplacement d'une tombe,  mais qui finit par "avouer" être médium avant de sombrer à terre, prise d'un malaise, sous les yeux consternés du tribunal et du public.
 Fiona, enfant martyre ? Pas si sûr, selon divers témoins relançant le débat. Ce qui est le plus acquis, c'est que la vie, courte, de cette pauvre enfant  baignait dans un environnement malsain constitué de drogues, tranquillisants, alcool, viol, séparations, mensonges, la triste déchéance de parents dépassés. Fiona était bien involontairement au centre de tous les conflits et de toutes les querelles, elle qui n'avait que cinq ans.
    Qui connait la vérité ? Y-a-t-il une autre personne impliquée ?  Ou bien la mère et le beau-père de l'enfant sont les seuls à détenir les clés de ce drame, espérons que la semaine prochaine nous puissions tous et toutes connaître enfin le fin fond de cette terrible affaire. 


A suivre.






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jeudi 17 novembre 2016

Nous avons testé pour vous : Les cabanes du Marodier à Vollore-Ville, Puy-de-Dôme


Les cabanes dans les arbres du Marodier.


Les cabanes du Marodier, Vollore-Ville
Les cabanes du Marodier, Vollore-Vill

   C'est dans le parc Naturel du Livradois Forez, au-dessus de Courpière, entre Vollore-Ville et Vollore-Montagne qu'il faut quitter la route, et par la même, quitter aussi un peu ce monde moderne stressé et matérialiste. 
 Sitôt après avoir quitté la "grande" route on prend un tout petit chemin qui nous amène

dimanche 13 novembre 2016

Quatre drôles de dames en Auvergne.

Renault, Panhard, Citroën.


Citroën 5 HPTrèfle
Citroën 5 HP Trèfle 

   Voici la jolie Torpédo  Citroën 5 HP, avec ses 3 places, appelée la "Trèfle",  non pas pour sa couleur, même si sa grande sœur jaune était naturellement surnommée la "Citron",  mais c'était pour ses 3 places en triangle dont une à l'arrière au centre, pas très facile d'accès mais avec vue sur la route ! Voiture simple et légère sur une ossature bois, elle pouvait atteindre les 60 km/h.  De par sa forme baquet arrondi  en pointe à l'arrière il n'y avait plus que deux petits coffres sur les côtés du siège arrière.  
 Cette petite 5 cv économique et légère était néanmoins  décapotable et d'une ligne plutôt jeune pour

mercredi 9 novembre 2016

Visitons l'Auvergne : l'Abbaye de Mozac, Puy-de-Dôme.

Abbaye saint Pierre et saint Caprais.

Abbaye de Mozac, Puy de Dôme.
Abbaye de Mozac, Puy de Dôme.

   L'Abbaye de Mozac, que les habitants prononcent " Moza " car ça fait plus Auvergnat que méridional, est remarquable à la première vue, par ses changements architecturaux au fil des siècles impossibles à manquer.  Elle est aussi une des plus anciennes de France .

samedi 5 novembre 2016

La triste mort de Rosalie Poumarat, d'après un texte d'Alexandre Borrot.

Besse, Auvergne

"Le lai (*) de la Rosalie Poumarat."

   Beaux Seigneurs du XXe siècle, héritiers des fiers barons pour qui jadis ont chanté mes ancêtres, aujourd'hui qu'il pleut et que l'orage a détruit votre antenne, je vais charmer votre désœuvrement par le plus beau de mes poèmes. Oyez, gentes Dames et Damoiselles, nobles Sires de, haut parage,, oyez tous la merveilleuse histoire, pleine de larmes et de deuil, de la vieille mère Poumarat, morte l'autre matin.
   Ceci est l'histoire de la vieille Rosalie Poumarat, qui n'avait pas su comprendre la grandeur de son époque, et qui ne voulait pas que son fils abandonnât ses champs pour l'usine.
   Elle ne voulait pas qu'il s'en allât travailler dans les usines, où, grâce à vous, magnanimes Seigneurs, se forge la glorieuse Civilisation. Elle avait peur de vos villes et de leur voluptés, belles Dames que je vénère, et c'est pour cela qu'elle est morte.
   Parce que son cœur était trop rouge dans sa gorge fanée de vieille femme, la mère Poumarat, du hameau de Besse en Auvergne, est morte.

   Il y avait Jules Poumarat. Et Jules Poumarat était le fils de la vieille Poumarat. Et Jules Poumarat était revenu du service militaire. Durant un an et la moitié d'un autre, il avait

mardi 1 novembre 2016

Album Photos anciennes d'Auvergne de 1931.


Auvergne 1931 (suite et fin de la série)


Cour de l'Abbaye de La Chaise Dieu, le 2/ 8/1931.


La Chaise Dieu, Haute-Loire cour de l'Abbaye 1931.
La Chaise Dieu.
La Chaise Dieu, Haute-Loire cour de l'Abbaye 1931.
La Chaise Dieu.

 Saint Nectaire le 15/ 8/1931.


Abbaye de Saint-Nectaire 1931.

L'Abbaye.

Saint-Nectaire 1931.

Le nouveau saint Nectaire

Clermont Ferrand Jardin Lecoq le 29/ 7/1931 

samedi 29 octobre 2016

Visitons l'Auvergne : L'Abbaye de Bellaigue à Virlet, Puy-de-Dôme.

Abbaye de Bellaigue, Virlet.

Abbaye de Bellaigue, Virlet. 63


   Notre-Dame de Bellaigue, "Bella Aqua" belle eau,  se trouve parmi les petites routes,  sur la commune de Virlet dans le Puy-de-Dôme, c'est un  imposant bâtiment en pleine nature. Abbaye Bénédictine d'abord, construite avant l'an mille, puis abbaye Cistercienne en 1137, ayant souffert au fil du temps, des guerres et incendies. Elle est resté longtemps abandonnée transformée en hangar agricole. Heureusement elle est aujourd'hui remise en valeur et en cour de rénovation  grâce aux moines qui font revivre et entretiennent  le monastère qui y est accolé.  En arrivant, on remarque en premier son aspect

lundi 24 octobre 2016

Clermont-Ferrand et ses alentours en 1931.


Clermont-Ferrand 1931.

Voici 7 nouvelles photos dans l'album, toutes de Clermont-Ferrand, les légendes sont fidèles aux inscriptions au dos.

Photo ancienne noir et blanc de Clermont-Ferrand en 1931.Cathédrale
" Clermont vu de la tour de la cathédrale, 22/ 7/ 1931"
Photo prise du haut de la tour Bayette  de la cathédrale de Clermont
Statue de Notre Dame de L'Assomption.



Photo ancienne noir et blanc de Clermont-Ferrand en 1931.
" Clermont de la place de la Poterne le 22/ 7/1931"




Photo ancienne noir et blanc de Clermont-Ferrand en 1931.
" Vue de Clermont, prise des bois de Villard le 28 / 7/ 1931"

vendredi 21 octobre 2016

Blum, Daladier, Gamelin... au château de Bourrassol pendant le procès de Riom en 1942.

Château de Bourrassol
L'hiver de 1941 à 1942 a été rude. La résidence de Bourassol où étaient alors internés les cinq accusés du Procès de Riom est restée de longs mois les toits recouverts d'une épaisse couche de neige.

     NDLR, C'est grâce à une page jaunie du journal régional La Montagne, retrouvée par hasard, soigneusement rangée dans des papiers de famille, que nous pouvons aujourd'hui revenir sur ce fameux  procès de Riom.


Il y a trente ans s'ouvrait le : PROCÈS De RIOM.

Les Allemands investissent le château :

(NDLR Témoignage d'un gardien, Mr François Cognien)

   "L'invasion de la zone libre par les Allemands en novembre 1942 mit fin, au bout de quelque temps, à notre faction à Bourassol.
L'entrée des troupes de la Wehrmacht au château s'est opérée de curieuse façon; les Allemands savaient que les gardes étaient armés pour faire face à une éventuelle attaque du château, venue de l'extérieur.
Aussi ont-ils tourné autour de la propriété sans interruption, pendant plusieurs jours et

mercredi 19 octobre 2016

Vues de Clermont-Ferrand en 1931.


Clermont-Ferrand aujourd'hui et en 1931.




Clermont Ferrand 1931 Place Royale
"Clermont fontaine place Royale, 
cathédrale au deuxième plan, 
le dimanche 16/8/1931.








Clermont-Ferrand 2016 place Royale
La place Royale aujourd'hui



La fontaine a quitté le centre de la place, qui est devenu un carrefour, elle est installée aujourd'hui tout près sur la droite, la parfumerie est maintenant une banque.





Clermont-Ferrand 2016 rue Villeneuve
Rue Villeneuve 
Clermont-Ferrand rue Villeneuve 1931
" Clermont rue Villeneuve avec
 Notre dame du Port 13/8/1931."

lundi 17 octobre 2016

L'Embouteillage 2016 de Lapalisse, Allier.



Lapalisse l'Embouteillage comme dans les années 50/60.

Nationale 7 

De toutes les routes de France d'Europe...

Celle que j'préfère est celle qui conduit...

En auto ou en auto-stop...

Vers les rivages du midi.

Nationale 7... (Charles Trenet)



L'Embouteillage de Lapalisse 2016.



  Comme tous les deux ans, Lapalisse a vu durant ces 3 jours du 7 au 9 octobre affluer un flot considérable de véhicules de toutes sortes, voitures, camions, caravanes, tracteurs, pompiers, gendarmes et militaires même vélos et mobylettes des années 50/60. Dans une joyeuse pagaille et pour le plaisir de tous et toutes, ce qui est rare dans ces moments-là, voilà une reconstitution réussie des grands jours de départ en vacances via cette route Nationale 7 mythique. Cette fameuse route qui à conduit vers le midi, le soleil, et la mer des millions de travailleurs heureux de bénéficier des premiers

jeudi 13 octobre 2016

Le sommet de l'élevage 2016 en Auvergne.

Le sommet de l'Elevage de Clermont-Cournon 2016.


Sommet de l'Elevage 2016 Auvergne
Sommet de l'Elevage 2016 Auvergne

   La 25ème  édition du  sommet de l'élevage s'est déroulé à la Grande Halle de  Clermont-Cournon, les 5, 6 et 7 octobre 2016. Avec une surface couverte de plus de 90 000 m² cette année, ce salon devient le No1 des manifestations internationales. Une grande partie des parkings a été utilisée par les exposants, au grand dam des visiteurs en voiture, obligés de patienter dans d'immenses embouteillages, chaque jour, pour stationner sur des parkings improvisés, rond-point, bord de routes, tertres ou bien,  finir dans un terrain vague. Des améliorations sont indispensables pour les années à venir surtout que l'on

dimanche 9 octobre 2016

Anciennes Photos de Familles en noir et blanc d'Auvergne.


Photos de familles d'hier, en Auvergne.


   Quelques nouveautés dans l'album de vieilles photos d'Auvergne, d'abord 3 vues d'un spectacle de théâtre de fin d'année scolaire, peut-être, indication  au dos Vendat,03. 

Ancienne Photo de famille noir et blanc, vendat, 03 Auvergne
Vendat, 03.
Un capitaine, un matelot  et des moussaillons mais pour quelle histoire ?


Ancienne Photo de famille noir et blanc, vendat, 03 Auvergne
Vendat, 03.
Huit beaux petits jardiniers avec brouettes, chapeaux et paniers.



Ancienne Photo de famille noir et blanc, vendat, 03 Auvergne
Vendat, 03.
Six autres petits personnages avec accessoires divers, lessiveuse, pot de fleurs, parapluie et surtout de grands sourires.




Ancienne Photo de famille noir et blanc, Auvergne

Pose sérieuse pour l'éternité.

mercredi 5 octobre 2016

Les métiers anciens et corporations en Auvergne : Vignerons.

Vignerons. Patron saint Verny 19 avril.


Saint Verny de Saint Amant Tallende.
Saint Verny de Saint Amant Tallende.
   "Dans tous les pays vignobles, en Auvergne comme ailleurs, les vignerons ont eu de temps immémorial des confréries, des réunions le jour de la fête de saint Verny, leur patron.
   Dans toutes les églises de notre belle et riche Limagne, on voit des statues de saint Verny que l'on expose à la vénération des habitants, ou que l'on porte processionnellement le 19 avril, et cependant nous pensons qu'il n'y a jamais eu en Auvergne de corporation de vignerons organisées régulièrement, avec statuts.
   Nous croyons devoir néanmoins en faire mention ici, peut-être que plus tard on trouvera des traces plus évidentes de leur organisation. On sait que saint Verny vivait au commencement du treizième siècle, que c'était le fils d'un vigneron, vigneron lui-même dans le diocèse de Trèves. Il fut massacré à l'âge de 13 ans par des juifs, en haine de la religion chrétienne, qu'il pratiquait fidèlement.
   Sur les bannières que portent nos vignerons dans les processions, saint Verny est représenté tantôt cueillant des raisins, tantôt tenant une serpette et placé près d'un cep de vigne, et ayant un chien pour attribut."


Autre article du blog sur le même sujet : Saint Verny en Auvergne



Sources : texte : Histoire des communautés des Arts et Métiers de l'Auvergne avant 1789, par J.B Bouillet.
              Photo : © Regards et Vie d'Auvergne.
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Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.

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