mardi 21 avril 2015

Fleurs d'avril, la Giroflée des murailles de nos jardins.

La Giroflée.

Fleurs, Giroflée des murailles.
Erysimum Cheri.
    Cette plante au fleurs allant de jaune, beige, blanc au marron s'appelle aussi "Ravenelle" "Murailler"  "Violier" 



Fleurs, Giroflée des murailles.De ces plantes qui sont l'ornement des jardins,
Les unes sont le peuple et les autres l'élite,
Les plus communes ont leur genre de mérite
Et, grâce à leurs bas prix, passent dans plus de mains.

De l'humble intérieur, de l'atelier modeste,
Où ne pénètrent pas de produits luxueux,
La Giroflée est l'âme, et là, plaisir des yeux,
Ne songe pas qu'elle est, au salon, trop agreste.

Comme la Violette elle est une primeur,
Aux rendez-vous d'avril empressée et fidèle,
Les amis du printemps soupirent après elle,
On se sent rajeunir en voyant sa fraîcheur.

L'ouvrière la guette, heureuse de l'avoir,
Elle aime à commencer et finir sa journée
En arrosant gaiement sa chère Giroflée,
Qu'elle regarde aussi souvent que son miroir.

Les émanations de la fleur printanière,
Plus riche de parfum qu'elle n'est de beauté,
Font, à huit clos, rêver d'air et de liberté,
Enchaînée au travail, la jeune prisonnière.



Fleurs, Giroflée des murailles.

   les Anglais appellent cette aimable fleur "Violette des murailles", effectivement elle aime à croître dans les fentes des vieux murs, on la voit sur les tours en ruines, sur les chaumières, et sur les tombeaux.
Souvent une plante de Giroflée solitaire croit dans la mortaise ou la meurtrière d'un antique château. Ses tiges fleuries semblent se plaire à voiler ces tristes inventions, qui attestent encore les maux et les désordres de la féodalité. Autrefois les Ménestrels et Troubadours portaient une branche de Giroflée comme emblème d'une affection qui résiste au temps, et qui survit au malheur.
    Lorsque la Terreur régnait sur la France, on a vu une populace effrénée se précipiter vers l'abbaye de Saint-Denis, pour jeter au vent les cendres de nos Rois, ces barbares, après avoir brisés les marbres sacrés, comme effrayés de leurs sacrilèges, allèrent en cacher les débris derrière le chœur de l'église, dans une cour obscure, où la Révolution les oublia. Un poète, en allant visiter ce triste lieu, le trouva tout brillant d'une décoration inattendue: les fleurs de la Giroflée couvraient ces murs isolés. Cette plante, fidèle au malheur, répandait dans cette religieuse enceinte des parfums si doux, qu'on eût dit un pieux encens qui s'élevait vers le ciel. A cette vue, ce poète se sentit inspiré, il s'écria:

Fleurs, Giroflée des murailles.


Mais quelle est cette fleur que sont instinct pieux
Sur l'aile du zéphyr amène dans ces lieux ?
Quoi ! Tu quitte le temple où vivent tes racines,
Sensible Giroflée, amante des ruines.
Et ton tribut fidèle accompagne nos Rois ?
Ah ! Puisque la Terreur a courbé sous ses lois
Du Lis infortuné la tige souveraine,
Que nos jardins en deuil te choisissent pour Reine,
Triomphe sans rivale, et que ta sainte fleur
Croisse pour le tombeau, le trône et le malheur.








Sources: La poésie des fleurs, Charles Rouvin,
                 Le langage des fleurs, Mme Charlotte de la Tour.
                 © Regards et Vie d'Auvergne.
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