jeudi 27 février 2014

Dimanche : Fête des Grands-Mères

Fête des Grands-mères.


enfant et grand-mère

Avec son simple cœur opérant des merveilles,
Avec ses soins, avec ses veilles,
La Grand-Mère est de tous les temps !
Si rien ne peut lasser sa tendre bienveillance,
Rien ne saurait non plus tromper sa vigilance,
Car elle est de tous les instants !

Avec le jour qui point son dévouement commence,
Et la nuit la surprend cherchant dans le silence
Ce que le lendemain elle fera pour vous !
Oh ! N'attristez jamais votre bonne Grand-Mère
Qui cherche à deviner, pour mieux les satisfaire, 
Et vos caprices et vos goûts !

Comme l'ange gardien protectrice fidèle,
Que de fois elle a dit, en vous serrant contre elle:
Mes enfants, ne pleurez donc pas !
Votre cause est gagnée en la prenant pour juge,
Et vous êtes bien sûrs de trouver un refuge
Quand vous le cherchez dans ses bras !

Grand-Mère à son déclin, enfant à son aurore.
L'une faible déjà, l'autre trop faible encore,
Tous les deux vous vous complétez !
Enfants, vous êtes ses idoles,
Et la moindre de vos paroles
Fait échec à sa volonté !
A.Adelus.

Rose, fête des grands mères, © http://www.regardsetviedauvergne.fr/





Sources : texte de Adolphe Adelus, Aux petits enfants 1872.
                Photo :© Alain Michel Regards et Vie d'Auvergne.
                http://www.regardsetviedauvergne.fr/
                Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.

mardi 25 février 2014

Vassivière.

Vassivière, Auvergne.

Vassivière, Besse, Auvergne.


Sur le plateau désert, souffleté par le vent,
Qui se tend vers le ciel, vasque étroite d'argent, 
Le pèlerin s'en va vers le doux sanctuaire,
Ou bout l'eau du salut dans l'ombre tutélaire.

N D de Vassivière, Besse, Auvergne.

Les troupeaux sont rentrés des pacages sereins
Ensommeillés de paix. Courbant ses pauvres reins
Le pèlerin brisé redescend à la plaine,
D'un bleu de mer au loin; la nuit, de son haleine

Vassivière, Besse, Auvergne.

Embaume le mont saint qui médite muet
Baigné de clartés d'or, austère en son silence.
Soudain, dans l'air glacé, égrenés en cadence


Des sons de cloches vont jusqu'à l'homme inquiet
Silhouette égarée au royaume du pâtre
Alors, monte en ce coeur, l'espoir! ... Aube blanchâtre!


C.R.Dupin




Sources : texte de C.R. Dupin, l'Auvergne Littéraire 1925.
              Photos : © Alain Michel Regards et Vie d'Auvergne.
               Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.

vendredi 21 février 2014

Pièce de monnaie Romaine en Auvergne.

Monnaies Romaines en Auvergne.


   Lors d'une promenade le long de l'Allier, j'ai découvert dans de la terre et gravats récemment retournées cette petite pièce.
Sale et à peine ronde,  elle ne ressemblait pas vraiment à de la monnaie, mais après un bon nettoyage sont apparu quelques marques laissant déchiffrer des signes et lettres.
 Mise en service  au court de la Rome Antique dans les années 260 à 268, par l'empereur Antoninien de Caracalla, en métal  "billon" c'est-à-dire bi métal,  bronze et argent, puis bronze.  Cette pièce était appelée "Antoninien" ou"Antoninianus" et elle valait deux deniers.

Les pièces : 


Galliénus AVG
Galliénus AVG



Sur la face principale est écrit :" GALLIENUS  AVG" (1)










Dianae CONS AVG XI
Dianae CONS AVG XI


Le revers représente une antilope ou biche regardant vers la droite, inscription: "DIANAE CONS  AVG" et porte la marque de l'atelier de fabrique : XI. Série dite du "bestiaire" en hommage à Diane déesse de la chasse.








1) AVG : Augustus, Auguste nom porté par tous les empereurs romains.




Sources: photos :© Alain Michel Regards et Vie d'Auvergne.
                Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.









lundi 17 février 2014

Les prés, les foins, la campagne en Auvergne.

Les prés, les foins, la campagne en Auvergne.

CPA Cantal Champs sur Tarentaine

  Dès les premières brises de mars, les prés s’éveillent du sommeil hivernal. La neige fond lentement par larges plaques, et déjà, dans les haies, le noisetier chatonne. Au pied des vieux murs, des rangées d’arbustes, la violette embaume. Un soleil jeunet, vernisseur de bourgeons, empourpre les monts crêtés de neige.
Et par un de ces matins d’avril, bleutés, humides, doux comme des yeux d’annelet, les prés à l’herbe rase, roussie par les gelées, boivent de nouveau la lumière.
Minables, ils rappellent ces malades qui ont gardé la chambre durant un long hiver… Feuilles mortes et brindilles pourries les jonchent ; les orages de l’été ont charrié terres et cailloux sur le gazon et les pluies patientes de novembre ont effacé les « rases ».
Mais bientôt, sous les brillantes averses printanières et les coups de soleil, clairs comme des flambées de genêts, les prés verdoient, commencent à fleurir.
   C’est l’époque ou les jeunes filles s’en vont cueillir par prés et champs, le long des fossés poudreux, le pissenlit nouveau et la doucette tendre.
Puis, un jour, les villages envahissent les prés ; les femmes arrachent, avec le râteau, feuilles, bogues, écales emmêlées dans les herbes ; Les enfants épierrent ; les hommes curent ; creusent les « rases », chargeant les détritus dans les « charrilles » crépies de bouse qu’ils vident ensuite dans les chemins ; des filets de fumée bleue s’élèvent des tas de feuilles que l’on fait brûler en parfumant ces journées de printemps d’une acre odeur d’automne.

Leur toilette saisonnière achevée, les prés proprets, peignés, lustrés, étincellent tout neuf sous le soleil. L’eau limpide des « serves » coule dans les rases en faisant trembler les clochettes jaunes des coucous et des boutons d’or. Le matin, les gouttelettes de rosée perlent à la pointe des herbes naissantes comme des pleurs au bout des cils…
Sous les flambants soleils de juin, les prés drus, montants, multicolores, ronflent comme des incendies.
Abeilles et guêpes butineuses, papillons diaprés, libellules graciles voltigent pèle-mêle au-dessus des hautes herbes et des fleurs.
La scie aigre des grillons couleur de feu, des cigales brunes, des sauterelles aux détentes mécaniques, accompagne se bourdonnement de ruche. Piquetées de bleuets, les graminées frêles courbent leurs épis trop lourds. De chaudes et capiteuses senteurs de miel, d’angélique et de sureau flottent dans l’air ; en suivant les traverses, les adolescents rêveurs effeuillent les marguerites blanches…
Les prés verts, chatoyants, embaumés comme des jardins vont mourir. Leur glas tinte dans les villages ; Le bruit clair et monotone des faux que l’on martèle monte des vallées.
Un matin, les prairies à peines éveillées, barbouillées encore de brumes nocturnes, frémissent.
Les chemins rocailleux résonnent sous le pas des bourreaux. Ils arrivent en file indienne, la faux étincelante sur l’épaule. Leurs chemises à carreaux baillent sur leurs poitrines velues ; les nerfs et les muscles cordent et bossellent leurs bras bronzés ; Sous l’ombre rude des larges chapeaux de paille, les visages se durcissent et les yeux lancent d’inquiétantes lueurs… Une étroite ceinture de cuir serre les reins de chacun en retenant contre le bas-ventre, le coffin de bois, plein d’eau, où trempe la pierre à aiguiser.
Les faucheurs sont en ligne à la lisière du pré. Le chef de file prépare, à petits coups de taillant, sa place de départ ; puis d’un large mouvement, il envoie siffler la lame dans le gras du pré, et ran ! ran ! ran ! Le premier andain croule.
Successivement, les faucheurs légèrement échelonnés, entrent en action. Une longue ligne brisée de dos bigarrés, ployés en deux, ondule, avance pas à pas. Chaque faucheur abat son rang, sans effort apparent, en balançant régulièrement le tronc et les bras avec une mesure, une plénitude admirables.
Parfois, la faux crisse sous les dents d’un cailloux, rase une taupinière, sabre une vipère, une couleuvre endormie ; Alors le malchanceux s’arrête, essuie d’un revers de main la sueur qui coule de son front et maintenant entre ses doigts, par la pointe, la lame dont il appuie le talon sur son genoux, il en aiguise longuement le fil sonore avec la pierre dégoûtante d’eau…Puis, il repart, et pousse fort la faux car le faucheur suivant le talonne…
  C’est qu’ils ont leur fierté, les faucheurs de chez nous ! Nul ne veut passer pour retardataire et mériter ces offensantes appréciations qui se colportent de villages en villages.
-Ah ! ah ! celui-là, ce n’est pas un rude homme…ni un de ces plus vaillants…
Et si un paris s’engage entre ces bravaches, aimant également la gloire et le bon vin, il faut voir comment se tendent les reins et comme se crispent les paumes calleuses sur les mancherons tors !
Les prés naguère si chevelus, couverts maintenant d’herbes coupées, vagues concentriques, bourrelets parallèles comme des sillons, ressemblent, là, à une mer, ici, à un champ labouré.


CPA Cantal les foins   Le temps des faneuses est venu. Les râteaux font des virevoltes, éparpillent au soleil et au vent toutes ces herbes et ces fleurs suppurantes de sucs laiteux, humides encore de la dernière rosée.
Après avoir été épandu, tourné et retourné maintes fois, rissolé sur toutes ses faces, le foin blond, léger, bouffant, frisé comme du tabac, et bon à engranger.
Cahin-caha, les chars gris et mâtés, que traînent des paires de vaches rouges, grimpent vers les prés. Depuis l’aube les faneuses râtellent, érigent des montagnes de foin dans les parties les plus accessibles du pré. Deux robustes filles montent dans le char, elles reçoivent à pleins bras, terrassent, piétinent comme une vendange les lourds et tournants paquets de foin que des garçons râblés leur présentent au bout des fourches en frêne à trois becs. Le pâtre, planté devant l’attelage, surveille les vaches et les émouches avec une baguette de coudrier. Les sauterelles crépitent, les taons bourdonnent, la sueur ruisselle des visages apoplectiques, les chemises de toiles et les brins de foin se collent à la peau moite, une poussière brûlante pénètre par le nez, la bouche, et dessèche la gorge.
A midi, s’est le repas, à l’ombre épaisse de quelque frêne, près de la source qui glougloute ou sous les vergnes au bord du ruisseau ; les bouteilles de vin rouge et de café noir, calées entre les pierres luisantes, se rafraîchissent dans l’eau vive. Assis, couchés sur le gazon, à l’entour des nappes blanches, faneuses et faneurs se reposent de l’épuisant labeur. Les bons moments que ces repas agrestes ! On se gave de « pompe » de sarrasin enduites de beurre ou de confiture, d’écuellées de lait crémeux et de brisure de pain bis, de saucisson fumé aux poutres durant l’hiver et de ce lard d’Auvergne au goût unique de noisette…Pour finir, on croque des « cabecous », ces savoureux fromages de chèvre, ronds, plats, durs comme des galets.
Là-bas, au milieu du pré, l’air bleu danse et ses flammes lèchent les flancs des tas de foin ; un grésillement qui semble ne devoir finir jamais emplit l’étendue ; assourdis par ce cliquetis du plein été, bêtes et gens somnolent.
Après une courte sieste, les travailleurs, les mouchoirs flottant sur la nuque, se remettent vivement à l’ouvrage, car un orage soudain peut éclater et si on le laissait faire, le soleil féroce aurait tôt grillé les foins et lampé leurs vertueux arômes.

CPA Cantal les foins
Au crépuscule, les prés, sans un fétu, ras, nets, prometteurs de regain reverdissent déjà.
En traînant les sabots, faneuses et faneurs, râteaux et fourches sur l’épaule, suivent les derniers chars, ballonnés, hauts, qui cahotent dans les chemins en faisant crouler des pans de murs et en laissant accrocher, aux basses branches, des touffes odorantes.
Là-haut, dans la nuit qui s’étoile, sous le serein qui tombe, les prés esseulés, nus, frissonnent.
Et de partout, le long des pentes, des roues lentement gémissent et des voix graves psalmodient :
- Prou…Ani…A…A…!
Les foins rentrent. 



 Sources: Au Pays d'Artense, Léon Gerbe. écrivain, poète Auvergnat natif du cantal, de Embort près de Champ sur Tarentaine.
                Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.              
                Photo: Alain Michel





vendredi 14 février 2014

Bonne fête de saint Valentin.

Saint Valentin.


 14 février, c'est la saint Valentin patron des amoureux et des...apiculteurs.
Pour elle ou lui un tendre baiser  plait bien plus que mille cadeaux coûteux.
Bonne fête à toutes et tous, que l'Amour vous frappe de ses flèches de bonheur.
Et que longtemps encore dure la passion simple et joyeuse de vivre à deux.



Carte postale saint Valentin, Amour
 Avant qu'on ne me la ravisse,
Accoutume aux baisers ta bouche encor novice,
Et tes yeux sur mes yeux, et ta main dans ma main,
Comptons par nos baisers, les arbres du chemin.



Carte postale saint Valentin, Amour
 Je ne suis pas bien sûr, quand je suis auprès d'elle,
Si ma vie est à moi, si ma vie est réelle,
Si je suis abusé par un songe charmant,
Tout ce qui l'environne est un enchantement!
(le comte Jules de Rességuier)



Carte postale saint Valentin, Amour
 C'est une femme, un ange, à la forme charmante.
(Alfred de Vigny)



Carte postale saint Valentin, Amour
Ô mon Amour, ma force et ma vigueur t'accompagnent
Puisque de tous les jours je te veux ma compagne !
(Jacques Viallebesset)



Carte postale saint Valentin, Amour
C'était un soir d'avril, serrés l'un contre l'autre,
Marchant à petits pas dans les sentiers en fleurs,
Mon Amour, disait-il quel beau rêve est le nôtre !
(L.J. Rosey.)

Carte postale saint Valentin, Amour
 Quand je sens par hasard ta belle joue, Ô Rose,
S'appuyer sur ma joue et frémir doucement,
Quand un demi-sourire est sur ta bouche rose,
Je crois être abusé par un enchantement!



Carte postale saint Valentin, Amour
 Elle est comme la rose fraîche,
Qu'un jeune pasteur, par oubli,
Laisse flétrir dessus la branche,
Sans se parer d'elle au dimanche,
Sans jouir du bouton cueilli !


Carte postale saint Valentin, Amour
Viens au bord des prés, viens courir,
Parmi les fleurs que l'aube arrose,
Viens, enivrons-nous de la rose,
De la rose qui va mourir.
(Edmond Arnould)




Source : Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.






lundi 10 février 2014

La chanson à manger...

La chanson à manger en Auvergne.

CPA le repas de midi en Bourbonnais.


Aussitôt que la lumière
Vient éclairer mon chevet
Je commence ma carrière
Par visiter mon buffet.
A chaque mets que je touche
Je me crois l’égal des dieux
Et ceux qu’épargne ma bouche
 Sont dévorés par mes yeux.

Boire et un plaisir trop fade
Pour l’ami de la gaîté :
On boit quand on est malade,
On mange en bonne santé.
Quand mon délire m’entraine,
Je me peins la Volupté
Assise, la bouche pleine,
Sur les débris d’un pâté.

CPA Repas en Auvergne

A quatre heures, lorsque j’entre
Chez le traiteur du quartier,
Je veux toujours que mon ventre
Se présente le premier.
Un jour, les mets qu’on m’apporte
Sauront si bien m’arrondir
Qu’à moins d’élargir la porte
Je ne pourrai plus sortir.

Un cuisinier, quand je dîne,
Me semble un être divin
Qui, du fond de sa cuisine,
Gouverne le genre humain.
Qu’ici-bas on le contemple
Comme un ministre du ciel,
Car sa cuisine est un temple
Dont les fourneaux sont l’autel.


CPA Repas en Auvergne


Mai, sans plus de commentaires,
Amis, ne savons-nous pas
Que les noces de nos pères
Finirent par un repas,
Qu’on vit une nuit profonde
Bientôt les envelopper,
Et que nous vînmes au monde
A la suite d’un souper ?

Je veux que la mort me frappe
Au milieu d’un grand repas,
Qu’on m’enterre sous la nappe
Entre quatre larges plats,
Et que sur ma tombe on mette
Cette courte inscription :
« Ci-gît le premier poète
«  Mort d’une indigestion ! »
Marc-Antoine Désaugiers.

CPA Repas en Auvergne



Sources: Trésors des Chansons Populaires,1860.
© Alain Michel Regards et Vie d'Auvergne.
              Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.



dimanche 9 février 2014

Clermont capitale du Top 14.

L'ASM-CA au top.

ASM 72 victoires

Et de...72 !


   Hier les Jaune et Bleu de l'ASM-CA recevaient le Stade Français dans leur fameux stade Marcel-Michelin. 90 minutes intenses face à une équipe motivée de parisiens venus en leader du top14 et bien déterminés à le rester. Sous une pluie battante, les Auvergnats ont eu beaucoup de mal à mettre leur jeu en place en première mi-temps. De pénalités en pénalités, l'ASM occupe le terrain parisien par de longues et stériles séquences de jeu près de la ligne, il faudra attendre la 69 ème minute pour que Morgan Parra rapide et rusé, file aplatir dans le camp des parisiens médusés.
  Finalement, c'est sur le score de 25 à 13 et avec le soleil en prime,  que se termine cette rencontre, l'ASM-CA reprend la première place au classement du Top14, et surtout conforte son incroyable record de 72 matchs sans défaite à domicile, soit plus de quatre années ! Bravo et merci à tous.

Cet après-midi on retrouve les quatre "Auvergnats" sélectionnés en équipe de France : Thomas Domingo et Benjamin Kayser, Wesley Fofana et Damien Chouly face à l'Italie en H-Cup.






Source: Photo montage : © Alain Michel Regards et Vie d'Auvergne.Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.

mercredi 5 février 2014

Printemps en Auvergne. (Poème)

C'est le printemps en Auvergne.

pommiers en fleurs


L’hiver a fui, le ciel est pur, c’est le printemps.

Les bois sont rajeunis et la terre a vingt ans.

Plus de linceul de neige et de teintes moroses.

Sur les coteaux joyeux, les fleurs blanches et roses

Dont pruniers et pêchers vite se sont couverts,

Scintillent au soleil près des feuillages verts.



Auvergne, la plaine de Monton.



Au-delà des grands près que borde la rivière,

La Varenne encor nue et pleine de lumière

Laisse voir ses clochers et le toit des maisons

Au loin c’est la Limagne aux vastes horizons

Et la ligne des monts qui borne l’étendue,

Ligne onduleuse avec l’éther bleu confondue,

Si bien que l’on dirait une lointaine mer,

Mêlant ses flots d’azur au ciel limpide et clair.






Sources : Poèmes d’Auvergne, Gabriel Marc, 1882.
© Alain Michel Regards et Vie d'Auvergne.
                 Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.

dimanche 2 février 2014

Chandeleur, crêpes et dictons.


Chandeleur en Auvergne.


CPA Limousin préparation pour les crêpes.
Essugé lo pélo per fa la crêpa !

   La "Chandeleur" jadis fête de  Chandeleuse qui se fête le 2 février soit 40 jours après Noël, vient des chandelles que les gens allaient chercher a l'église après que le curé les bénissent, certaines coutumes voulaient qu'elles soient rapportées à la maison en procession sans s'éteindre. Les Romains célébraient  déjà une fête la "Festa Candelarum" à minuit chandelles en mains ils parcouraient les champs allant être semés pour les purifier et les protéger.

  La coutume des crêpes viendrait de leur forme ronde et de la couleur dorée comme le soleil réapparaissant après de longues et froides nuits, c'est le retour de la lumière.
  Les ingrédients simples de la farine de froment ou sarrasin et des œufs, avec en plus la facilité de la préparation en font une gourmandise très populaire. Elles peuvent se consommer nature ou agrémenté de confitures, miel, fromage, fruits, jambon, champignons, pâte à tartiner bref des variantes nombreuses selon les régions et l'imagination de chacun.

Vieilles coutumes : 

Mettre la première crêpe enveloppée dans du papier, sur l'armoire... c'est un porte-bonheur qui apportera de l'argent toute l'année !
Faire sauter les crêpes avec une pièce  dans la main gauche (d'or si possible!) serait une garantie de richesse et bonheur.


Et les Dictons:


"Laissez passer la Chandelouze
Avec neuf lunes sans pause
Et le mardi après suivant
Vous trouverez Caresme-Entrant"


"La vieille de la Chandeleur
L'hiver se passe ou reprend vigueur"

"A la fête de la Chandeleur
Les jours croissent de plus d'une heure,
Et le froid pique avec douleur."

"A la Chandeleur
Où toutes bêtes sont en horreur."

"Le jour de la Chandeleur,
Quand le soleil suit la bannière
l'Ours rentre dans sa tanière."

"Selon les anciens, le -dit
Si le soleil clair luit,
A la Chandeleur vous croirez
Qu'encor un hiver vous aurez
Pourtant gardez bien votre foin,
Car il vous sera de besoin.
Par cette règle se gouverne
L'Ours qui retourne en sa caverne."

"Si l'hiver ne fait son devoir
En mois de décembre et de janvier,
Au plus tard il se fera voir 
Dès le deuxième février."

"Rosée à la Chandeleur,
Hiver à sa dernière heure."

"Au jour de la Chandeleur,
Jetez de côté chandelles et chandeliers."

"On doit avoir à la Chandeleur,
La moitié de son fourrage et de sa provision de blé."

"Si il pleut pour Notre-Dame des Chandelles
Beaucoup de miel pour la demoiselle."










Source: © Alain Michel Regards et Vie d'Auvergne.
Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.

samedi 1 février 2014

Festival du Court Métrage, Clermont-Ferrand 2014.

Festival international du Court métrage de Clermont-Ferrand.

Festival du court métrage de Clermont-Ferrand 2014.

  Hier 31 janvier a débuté le festival du court métrage de Clermont-Ferrand pour une semaine jusqu'au samedi 8 février.
 Pour sa 36è édition et son 29è marché le festival a cette année pour invité d'honneur: les États-Unis. Près de 1000 productions américaines sélectionnées  seront présentés au public et aux professionnels pendant cette semaine de festival unique au monde et deuxième derrière le festival de Cannes.


Festival du court métrage de Clermont-Ferrand 2014.
 A cette occasion, une catégorie spéciale est réservé aux films de régions,  en Auvergne, 6 courts métrages seront présentés par la "Commission du Film d'Auvergne" : 








"Ennui Ennui" de Gabriel Abrantes

"A propos d'Anna" de Emilie Noblet, retour à la campagne pour Anna.

"Rechute" de Jérome Nunès, les cauchemars de Carlos. 

 "Entrailles" de Grégory Robin, dans le noir profond d'une mine de charbon

"Paris-Shanghai" de Thomas Cailley tourné en Haute-Loire l'histoire de Manu et Victor.

 "Chase" de Adriaan Lokman, poursuite infernale en 3D.


Festival du court métrage de Clermont-Ferrand 2014. Electric-Palace.

Le Festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand c'est le monde entier présent au travers de centaines de films courts.  3000 professionnels et 150 000 visiteurs durant cette semaine, et un marché international unique au monde du 1er au 7 février.






Sources: Commission du film d'Auvergne.
               © Alain Michel Regards et Vie d'Auvergne.
                Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.


Merci de votre visite, sur la colonne de droite découvrez les Albums, archives, Top10 etc etc, il y a surement encore des choses à découvrir. Pour être informé des derniers articles publiés inscrivez-vous au flux ou mettre un "j'aime" sur la page Facebook /


Vous pouvez aussi laisser un commentaire ou partager via les réseaux sociaux. A bientôt,

Les articles et photos de ce blog sont la propriété de
© Alain Michel Regards et Vie d'Auvergne. Merci de contacter l'auteur pour une copie ou réutilisation.

http://www.regardsetviedauvergne.fr/
Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.