jeudi 31 octobre 2013

Halloween et Toussaint, origines et traditions d'Auvergne et d'ailleurs.


Croix de chemins d'Auvergne
Croix de chemins d'Auvergne


Halloween, Toussaint, Fêtes des Morts.


   La nuit du  31 octobre, on fête Halloween, vieille tradition Celtique puis Gauloise, à l’origine les Irlandais creusaient en lanterne de gros navets ou de grosses pommes de terre pour y loger une petite bougie afin de terroriser les enfants partout dans les campagnes.

   Lorsque les Irlandais victimes d’une terrible famine causée par une maladie des pommes de terre, durent émigrer aux Etats-Unis en 1846, ils continuèrent la tradition de leurs ancêtres mais en utilisant la citrouille qu’ils découvrirent là-bas, beaucoup plus grosse et expressive lorsqu’ils y creusent des trous pour les yeux et la bouche.

   Aujourd’hui cette tradition est revenue en Europe, d’où elle a pris naissance… à la tombée de la nuit les enfants se déguisent en sorcières, monstres, fées et vont de chemins en chemins, de maisons en maisons en groupe pour tenter de gagner quelques bonbons des habitants qu’ils menacent de châtiments et des pires choses en chantant : 

« Trick or Treat ! »


Croix de chemins d'Auvergne
Croix de chemins d'Auvergne
   Le 1er Novembre de chaque année, on fête la Toussaint qui représente la célébration de Dieu et de tous les Saints Martyrs pour l'Eglise Catholique.
Fixée au premier jour du mois de novembre en 835, elle remplace la grande fête celtique des nations païennes : « Samain », en effet la nuit du 1er au 2 novembre représentait pour les celtes, le début d’une nouvelle année, ils pensaient ouvertes les portes de l’autre monde, en cette nuit.
   Les mortels humains et les disparus, revenants et fées de toutes sortes pouvaient passer d’un monde à l’autre, c’était la nuit de la circulation des âmes.




Le 2 novembre, fixée en 1048 comme étant le jour de la  fête des Morts, commémoration des défunts traditionnellement les tombes des cimetières sont fleuries de chrysanthèmes, au Mexique :


« Dia de los Muertos »


  On couvre les tombes d’une sorte de  fleurs d’œillets d’inde, on apporte des offrandes et on danse.
Après s’être souvenu des morts, on s’adonne à la joie d’être toujours vivant…




Dictons, proverbes, Légendes :


« La nuit de la Toussaint, dans l’église, les âmes se promènent et font la procession. Plus on a pleuré un mort, plus son âme est chargée de larmes et plus elle marche péniblement. »

« Autrefois, on faisait, parait-il, les offices la nuit des morts, dans l’église. Aujourd’hui on se contente de sonner la cloche. »


« Le jour de la Fête des morts l’aube ne paraît pas, comme d’habitude du côté de l’orient, mais du côté de l’occident. »


« La clarté qui précède le lever du soleil, se lève du côté de l’occident (Courpière) »


« Les « Réveillez » à Vassel, Puy de Dôme, la nuit de la Toussaint, le sacristain et d’autres gens d’église, passaient devant chaque maison. Ils psalmodiaient une complainte:
 
« Réveillez-vous, gens endormis !
Priez pour les fidèles trépassés
Et que Dieu vous donne sa Sainte-Paix ! »

On donnait aux chanteurs nocturnes du vin et des œufs.




« Telle Toussaint, tel Noël »
 
« Grives à la Toussaint, hiver malsain. »

« Le mois de novembre est malsain, il fait  tousser dès la Toussaint »

«  Vents de Toussaint, terreur du marin »

« A la Toussaint, le froid revient et met l’hiver en train »

« Entre Toussaint et Avent, attends-toi à pluie et vents »

« Autant d’heures de soleil le jour de la Toussaint, autant de semaines à se souffler dans les mains »

« Si il fait chaud pour la Toussaint, il tombe toujours de la neige le lendemain »

« La Toussaint venue, laisse ta charrue » 

« Le jour des morts, ne remue pas la terre, si tu ne veux pas sortir les os de tes pères »

« A la Toussaint, commence l’été de la Saint Martin. »

« Quand il tonne entre Toussaint et Noël, l’hiver est en retards »

« A la Toussaint, les blés semé s, les fruits rentrés, les légumes serrés. »

« Si il fait beau à la Toussaint, on a trois jours pour rentrer de la terre les biens. »

« Pour la Toussaint, laisse l’éventail et prend tes gants. »

« Vilaine veille de Toussaint, ne présage rien de bien »

« Novembre, Toussaint le commande, saint André le voit descendre »

« A la Toussaint, tous vin est sain. »

« Quand la rivière sort de son lit avant Toussaint, elle sort 7 fois dans l’année »

« Novembre, mois mort, vêts-toi plus fort »

« A la Toussaint, si la belette est blanche, emplis ta remise de branches. »

« A la Toussaint la neige est dans les champs, à la saint André le ruisseau est gelé »


Autre article sur le même sujet : Halloween, humour.





Sources: texte et photos http://www.regardsetviedauvergne.fr/
             © Alain Michel Regards et Vie d'Auvergne.
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mercredi 30 octobre 2013

Limoges... capitale de la Creuse ! (Humour)

Limoges.

Assiette de Limoges


Bernardaud, Limoges
Royal Limoges France

Limoges, France

Limoges, France
Limoges, France

   Depuis la découverte du Kaolin  en 1768, la ville de Limoges devient la principale ville de l'industrie de la porcelaine, qui va vite obtenir une réputation mondiale, dans les Arts du feu, de la Vaisselle et de la Décoration.

Limoges, France

    On ne compte plus les fabriques prestigieuses, ainsi que les artisans qui sont passés maîtres dans l'art de la fabrication et de la décoration de millions d'articles, notamment d'assiettes plates et creuses il est donc normal de dire que:...

 
     





Limoges est la Capitale de la... creuse   (et de la plate) !
(CQFD)
 







Humour: à consommer sans modération, conviend aux femmes enceintes, et aux enfants, ne porte pas atteinte à la couche d'ozone, ni à la sécurité sociale, ne nuit pas à la santé.



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lundi 28 octobre 2013

ASM , 66ème victoire au stade Marcel Michelin.

ASM-Clermont-Auvergne.

Bouclier d'Or ASM 66

ASM-CA Blason

Samedi,  l'ASM-CA recevait son voisin le CA-Brive pour un derby régional très attendu, le match fût intense et acharné.
 Les "Coujoux" vaillants et présents sur tous les fronts ont donné du fil à retordre à nos Jaune et Bleu.
Le score reflétait parfaitement le match 10-10, 20-20 à la sirène de la mi-temps, 23 à 23 et même 23-26 pour les Noir et Blanc.
Heureusement après de longues minutes de combat acharné, devant un public auvergnat un peu médusé,  effet du hasard ou clin d’œil de la chance ? à la 66ème minutes précisément, une magnifique "Chistéra" de Brock James un peu à l'aveugle, envoya la balle dans les bras de Napolioni Nalaga en pleine course sur son aile qui tout heureux s'empressa d'aplatir dans le camp des Brivistes.
30 à 29 à dix minutes de la fin, 2 pénalités réussies  et ont finira sur le score de 36 à 29.
 Brive, applaudi par le  public quitte le terrain sous une haie d'honneur des Auvergnats  et repart avec le point de bonus défensif bien mérité.

Voilà donc la 66ème victoire pour l'ASM sur son terrain, 4 année, un record unique qui ne sera pas battu de sitôt !

 Merci les gars, merci l'ASM et vive l'Auvergne.





Sources : © Alain Michel Regards et Vie d'Auvergne.
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dimanche 27 octobre 2013

Le grelot de la vache. (Morale)

Le grelot de la vache.


    Julien, fils de paysan, gardait les vaches de son père sur la lisière d’une forêt. Toutes étaient munies de grelots, et l’une d’elles en avait un bien plus beau que les autres.
  Un étranger, qui passait par là, s’arrêta et échangea quelques paroles avec le jeune pâtre :

« Combien avez-vous payé cette jolie clochette, mon ami ? »

« Deux florins, monsieur »

« Ce n’est certes pas cher, et si vous voulez me la céder, je vous en donnerai le double »

« Bien volontiers, monsieur, » Dit le jeune paysan qui croyait faire un excellent marché.

Mais la vache, privée de son grelot, s’égara aisément, et Julien, n’entendant plus le bruit qu’elle faisait en marchant, ne s’aperçut de son éloignement que trop tard. Il la chercha en vain. 
 L’étranger, qui était un filou et qui la guettait à dessein, l’avais emmené.

Moralité :

Prenez garde à quiconque offre un grand avantage,

Il ne vous causera souvent que du dommage.





Sources :Morale Enfantine, A. Bordot.
             Photo © Alain-Michel, Regards et Vie d'Auvergne.
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samedi 26 octobre 2013

Sorciers et magie au sommet du Puy-de-Dôme.

Sorcellerie et magie au sommet du Puy-de-Dôme.

CPA le Puy-de-Dôme
Le Puy-de-Dôme.
      Le Puy-de-Dôme, célèbre par tant de sujets de curiosité, qui fixent l’attention des naturalistes et des physiciens, intéressant aussi par les restes d’antiquités que l’on aperçoit à sa base, le Puy-de-Dôme a fourni, dans le moyen-âge des croyances, aux superstitieux, aux sorciers, pour les sortilèges, les maléfices.

sorciers    La cime de cette montagne supportait autrefois une chapelle dédiée à Saint Barnabé, dont on découvre encore quelques restes des fondations. Elle dépendait du prieuré du Moûtier de Montferrand. En 1648, lorsque Perrier fit pour Pascal son immortelle expérience sur la pesanteur de l’air, cette chapelle existait en entier.
Suivant l’opinion vulgaire, elle était le rendez-vous des sorciers. Si l’on s’en rapporte nous dit : Dulaure, au crédule et fanatique : Florimond de Remond, conseiller au parlement de Bordeaux, c’était au Puy-de-Dôme que se tenait le chapitre général des sorciers. Cet écrivain donne, dans son Anti-Christ, chapitre VII, l’histoire d’une sorcière qui fut brûlée en 1594, par arrêt du parlement de Bordeaux.
Cette femme nommée : Jeanne Bosdeau, lui avoua :

sorciers      « Que tous les mercredis et vendredis de chaque semaine le chapitre général se tenait au Puy-de-Dôme, où elle s’était trouvée une infinité de fois, avec plus de soixante autres personnes, portant chacune une chandelle noire qu’on allumait à celle que le bouc avait entre ses cornes, et à laquelle il avait donné le feu, le tirant au-dessous de sa queue ; après cela, tous se mettaient en danse en rond, le dos tourné l’un à l’autre. En cette assemblée on disait la messe à leur mode, tournant le dos à l’autel. Celui qui faisait l’office était revêtu d’une chape noire, sans croix, élevant une tranche de rave teinte en noire, au lieu de l’hostie, criant tous, lors de l’élévation : Maître, aide-nous.»

sorciers     « On mettait de l’eau dans le calice, au lieu de vin, et pour faire de l’eau bénite, le bouc pissait dans un pot à terre, et celui qui faisait office en arrosait les assistants avec un aspergès (goupillon) noir. En cette assemblée, on distribuait les métiers de sorcellerie, et chacun rendait compte de ce qu’il avait fait. Les états étaient pour empoisonner, ensorceler, guérir les maladies avec charmes, faire perdre les fruits de la terre et telles autres méchancetés. »

   Nous devons noter ici, en passant, qu’il est encore d’usage de se transporter la nuit du 23 au 24 juin au sommet du Puy-de-Dôme pour voir le 24, jour de la Saint-Jean, lever trois soleils à la fois. (NDLR en 1846 !)








Source : Statistique Monumentale du département du Puy-de-Dôme,

             Jean Batiste Bouillet, 1846.
              Illustrations:Gallica
              © Alain Michel Regards et Vie d'Auvergne.
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jeudi 24 octobre 2013

Humour Auvergnat: les scieurs de long.

Les scieurs de long.

CPA Scieurs de long d'Auvergne

 L'anecdote suivante, qui a été recueillie en Champagne, est populaire en bien d'autres pays, et à Paris on en site couramment le trait final: Les Auvergnats qui sont généralement à Paris, porteurs d'eau, "porte-faix"*, marchands de bois et de charbon, etc..., ont pour spécialité dans certaines provinces de scier les arbres en planches.

Ces scieurs de long, comme on les appelle, sont âpres au travail, passionnément économe grands mangeurs de soupe au lard, ou ils y mettent d'effroyables quantités de pain, c'est leur nourriture exclusive, et à l'auberge, ils ont l’œil à ce qu'on ne rogne pas la ration.

_"Fouchtra..., madame l'aubergiste, qu'est-ché que cha" ?

_"Ah mon Dieu ! c'est le soulier du p'tit... mais c'n'est pas sale."

-"Eh ! Ché n'est pas que cha choit chale, mais cha tient de la place."...!

*Porte faix: homme qui fait métiers de porter les fardeaux.



Sources : Marelle, contes Français.
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mercredi 23 octobre 2013

Fabliau du moyen-âge : Es-tu là ?.

Es-tu là ?


   Deux frères étaient restés orphelins d’assez bonne heure, mais ils avaient en outre une terrible maladie : c’est la pauvreté. Je n’en connais point d’aussi difficile à guérir et qui tienne aussi longtemps. Pendant plusieurs années, les deux frères eurent à souffrir ce qui l’accompagne ordinairement, le froid, la soif et la faim. Leur misère enfin devint si pressante qu’il leur fallut songer aux expédients.
  Près d’eux, habitait un homme riche, qui avait des choux dans son "courtil" (1) et des moutons dans son étable. Nécessité leur inspira le mauvais dessein de le voler. Ils partirent donc à l’entrée de la nuit, chacun muni d’un sac, et allèrent, l’un forcer la serrure de l’étable pour enlever un mouton, l’autre dans le jardin pour couper des choux. On n’était pas encore couché chez le bourgeois. Il entendit du bruit.

-« Il y a là quelque chose, dit-il à son fils ; va voir ce que c’est, et appelle le chien. Est-ce qu’il ne serait pas dans la cour ? »

L’enfant sorti et se mit à crier :

-« es-tu là ! »

C’était le nom du chien. Le voleur qui crochetait la porte crut que son frère lui demandait s’il était là, et il répondit :

-« Oui, me voici ! »

Mais, de l’autre côté l’enfant s’imaginant avoir entendu le chien parler, rentra dans la maison tout effrayé…

-« Sire ! sire ! »

-« Eh bien ! Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? »

-« Ah ! Sire, le chien qui parle ! »

-« Le chien qui parle ? »

-«Oui vraiment, c’est bien sûr, je l’ai entendu : et si vous ne me croyez pas, venez-y vous même ».

   Le père alla voir, il appela de même le chien par son nom ; et le voleur toujours persuadé que s’était son frère qui avait besoin de lui, apparemment pour l’aider à charger, répondit :

-« Un moment, j’ai bientôt fait, j’y vais ».

  Si le prud’homme fut effrayé à son tour, je vous le laisse à penser. Il soupçonna dans tout ceci de la sorcellerie, et envoya aussitôt son fils chez le curé, le prier de venir avec son étole et de l’eau bénite. Le prêtre vêtit à la hâte son surplis et suivit l’enfant. Pour arriver plus vite, ils prirent par le courtil où était le coupeur de choux. Celui-ci  entendant marcher, et croyant que son frère revenait le prendre, lui cria :

-« As-tu trouvé ? »

-« Oui ! Répondit l’enfant, qui s’imaginait parler à son père »

-« Eh bien ! Amène, reprit l’autre, j’ai un bon couteau, nous le tuerons tout de suite, de peur qu’il ne crie ».

    A ces paroles, jugez de l’effroi du bon curé. Il se crut trahi, se sauva. L’homme aux choux cependant avait rempli son sac, son frère vint le rejoindre avec un mouton, et ils rentrèrent chez eux sans "méchef" (2).


1) Courtil: petit jardin attenant à une maison de paysan.
2) Méchef: sans mésaventure, problème.




Sources : Les Fabliaux du moyen-Age, Jacques Loyseau.
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mardi 22 octobre 2013

La légende des trois mineurs Auvergnats.

Les trois mineurs du cantal.


  Au temps jadis, trois mineurs, bons pères et bon chrétiens, travaillaient dans les mines d’antimoine de Massiac. 
  Avant de se mettre au travail, ils avaient l’habitude de faire leur prière. Mais un jour ils oublièrent de prier Dieu. A peine eurent-ils commencé leur besogne, qu’un éboulement  soudain les ensevelit vivants dans la mine.
Ils eurent alors recours à Dieu et lui adressèrent une fervente prière : un génie leur apparut, toucha du doigt leur morceau de pain, versa de l’huile dans leur lampe et disparut.
Le pain et l’huile durèrent sep ans, et ils ne diminuaient point, et le pain était aussi frais qu'au moment où les mineurs étaient descendus dans la mine. Un jour, ils se prirent à penser à la terre que le soleil éclairait, et l’un d’eux s’écria :

-" Si je revoyais la lumière du jour, je mourrais content. "

-" Et moi, dit le second, je serais heureux de revoir, ne fût-ce qu’un instant, mes enfants et ma femme, et de me trouver encore  à table au milieu d’eux."

-" Pour moi, dit le troisième, je désirerais revenir sur la terre des vivants, et rester à vivre un an au milieu de ma famille."

Au moment où le dernier des mineurs achevait son souhait, la terre amoncelée qui bouchait l’entrée des galeries disparut tout à coup, et les trois compagnons sortirent.

 Le premier arriva au jour, regarda un instant la campagne, puis il expira.

Le second alla droit à sa maison et retrouva sa femme et ses enfants ; mais il avait tellement changé qu'ils ne le reconnurent pas d’abord ; il coupa sa longue barbe, se lava la figure et aussitôt sa femme et ses enfants vinrent l’embrasser. On se mit à table, mais à la dernière bouchée du repas, le mineur mourut.

Quant au troisième, il vécut encore un an avec sa famille, et il expira à la dernière minute de l’année révolue.


Antoinette Bon. Revue des Traditions Populaires




Sources: Revue des traditions populaires.
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ASM-CA Anniversaire de Brock James.

Anniversaire Brock, ASM-Clermont-Auvergne

Brock James, ASM
Brock James, ASM


 Né à Victoria (Australie) le 22 octobre 1981 l'ouvreur des Clermontois  Jaune et Bleu de l'ASM  fête aujourd'hui ses 32 ans.
Toute l'Auvergne lui souhaite un bon anniversaire, une bonne fin de saison et une encore longue carrière à l'ASM.


Sources : photo © regardsetviedauvergne.fr
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lundi 21 octobre 2013

La légende des puces, du côté de Chamalières dans le Velay.



L’origine des puces. Conte du Velay.




CPA haute Loire, Vorey
Vorey, Haute-Loire.

   Un jour le Bon-Dieu se promenait, avec Saint-Pierre, dans les gorges de la Loire, entre Chamalières et Vorey (communes du canton de Vorey, arrondissement du Puy, Haute-Loire).

   Ils devisaient, tout en se promenant, du ménage du monde et des difficultés de le bien diriger.
  Tout à coup, à un détour de l’eau, Saint-Pierre montra au Bon-Dieu une femme en haillons, couchée sur le sable au soleil ; elle était encore jeune, mais ses traits reflétaient l’ennui le plus profond.

Le Bon-Dieu à qui rien n’est caché, vit bien de suite que cette femme s’ennuyait de son oisiveté. Comme il est souverainement bon, il tira de sa grande poche une  poignée de puces qu’il jeta sur la bonne femme en lui disant ces mots :

-« Femme, l’oisiveté est la mère de tous les vices, voilà de quoi t’occuper !... »

Et depuis ce jour, les femmes ont des puces, et lorsqu’elles n’ont rien de mieux à faire, elles se divertissent à s’épucer… !




Sources : Revue d’Auvergne, 1884.
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samedi 19 octobre 2013

La fille hardie, légende d'Auvergne.

Une fille hardie du coté du Puy-de-Dôme.

CPA la Font de l'Arbre, Puy-de-Dôme.


    A la forêt de l’Arbre du Puy-de-Dôme, on voit une croix en pierre, où sur le piédestal est une petite statue haute d’un pied qui représente une femme en prière.
 Voici la légende qu’on raconte :
Dans une veillée, on venait de raconter des histoires de diables et de revenants, il y avait là, une fille hardie, qui se mit à dire que tout cela c’était des histoires pas vraies, et que pour elle, elle irai n’importe où, de jour comme de nuit.

" Je parie votre robe rouge, que vous n’irez pas jusqu’à la croix…"

"Si" répondit-elle, j’irai ! »

Elle se mit en route, et les jeunes gens la suivirent de loin. Mais, le diable qu’elle avait voulu braver lui fit violence, et le lendemain on la retrouva dans l’attitude de la statue.


Il y en a d’autres qui croient que c’est elle qui fut changée en pierre, et que l’on voit pétrifiée au pied de la croix.







Sources : Littérature Orale d’Auvergne, Paul Sébillot, Gallica
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vendredi 18 octobre 2013

La fable du frère et de sa sœur.

le frère et la sœur.


«  Viens, Julie, disait Auguste à sa petite sœur, au moment où il se trouvait seul avec elle  à la maison ; viens, nous allons chercher quelque friandise, et joliment nous régaler. »

 « Je le veux bien, dit Julie, si tu peux me conduire dans un endroit où personne ne nous verra ».

« Eh ! bien, dit Auguste, allons dans la petite pièce qui sert de laiterie ; nous y trouverons un pot de crème double. »

« Non, répondit Julie, car cette pièce donne sur la rue, et il y a un homme qui fend du  bois et qui nous verrait probablement. »

« Alors allons dans l’office, il s’y trouve des confitures, et nous en ferons des tartines. »

« Tu vois bien, reprit encore la petite fille, que la voisine est à sa fenêtre, il lui serait facile de nous apercevoir. »

« Allons donc manger des pommes à la cave, répartit le petit gourmand, là il fait si noir, que personne au monde ne pourra nous découvrir. »

« En es-tu bien sûr ? Répondit sa sœur, ne penses-tu plus à l’œil perçant de celui qui voit dans les ténèbres les plus obscures et pénètre les murs les plus épais ? »

Frappé de cette observation, Auguste rougit et dit à sa sœur :
 « je comprends bien où tu en veux venir : maintenant, Dieu est présent partout, où pourrions-nous échapper à ses regards ? Loin de moi, maintenant, la pensée de l’offenser ! »
Julie, contente de l’effet de ses observations, fit présent à son frère d’une belle image, représentant l’œil de Dieu entouré d’une auréole, et au bas de laquelle se trouvait cette légende :



Le lieu le plus caché pour Dieu n’a rien d’obscure,

La nuit, à ses regards, vaut le jour le plus pur.




Source: Morale Enfantine, A. Bordot.
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jeudi 17 octobre 2013

Les pigeons et le laboureur. (Poème)

Les pigeons et le laboureur.

cpa laboureur Auvergne
 
Sur le haut plateau cultivé,
Q’un soleil radieux colore,
La nature sourit encore,
Lorsque l’automne est arrivé.

Les blés sont réunis en gerbes,
Et sur le verdoyant tapis,
Les chaumes, ces tronçons d’épis,
Jaunes se dressent dans les herbes.

cpa laboureur Auvergne

Gravement, sous un ciel serein,
Le laboureur va solitaire.
Car il doit retourner la terre,
Avant d’y semer le bon grain.

Détruisant la nielle et la rue,
Dans le sol il creuse un sillon.
D’une main il tient l’aiguillon,
De l’autre il guide la charrue.

cpa laboureur Auvergne

Ses vaches, les naseaux dans l’air,
Lentement remplissent leur tâche.
Leur silhouette se détache
Sur l’horizon bleuâtre et clair.


Des pigeons, devant l’attelage,
Tourbillonnent joyeusement.
Leur vol gracieux et charmant,
Après eux laisse un blanc sillage.

cpa laboureur Auvergne

On voit à peine leur camail
Lilas. Leur charme les protège.
On dirait des flocons de neige,
C’est la grâce auprès du travail.

Le laboureur aux mains calleuses,
Superbe sous son grand chapeau,
Jette à l’insouciant troupeau,
Quelques épithètes railleuses.


cpa laboureur Auvergne

Il songe que les jeunes blés
Ont beaucoup d’ennemis sur terre.
Et regarde d’un œil sévère
Ces jolis maraudeurs ailés.



 Sources : Poèmes d'Auvergne, Gabriel Marc.
                   © Alain Michel Regards et Vie d'Auvergne.
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mercredi 16 octobre 2013

La fable du navet.

Le navet.


 
   Un pauvre jardinier avait cultivé dans son enclos un navet dont la grosseur surprenait tout le monde.

–« Je veux, dit-il, en faire hommage à notre bon seigneur, car il aime à voir les jardins et les champs bien cultivés. »

En conséquence il porta le navet au château. Le seigneur loua l’industrie et la bonne intention du pauvre horticulteur, et lui fit présent de trois pièces d’or.
Un paysan du même village, fort riche et non moins avide, eut connaissance de cela :

-« Je veux, dit-il, aller offrir mon plus beau mouton à Monseigneur ; s’il donne trois pièces d’or pour un misérable navet, combien n’estimera-t-il pas un si bel animal ? »

Il conduisit au château le mouton qu'il tenait attaché par une corde, et pria le seigneur de vouloir bien l’accepter. Celui-ci, devinant le motif de cette feinte générosité, refusa d’abord le présent ; mais le paysan le supplia de ne pas dédaigner son hommage. Le sage châtelain lui dit alors :

-« Eh bien ! Puisque vous m’y forcez, je consens à le recevoir, mais, comme je ne veux pas me laisser vaincre en générosité, je veux en récompense, vous faire un cadeau qui m’a coûté trois fois la valeur de votre mouton ! »

Là-dessus, il donna au paysan interdit et désappointé le gros navet que celui-ci connaissait parfaitement.

Moralité :

Au cœur franc, généreux, on doit reconnaissance ;

Un don intéressé, n’obtient qu’indifférence …!



Sources: La Morale Enfantine, A. Bordot,
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mardi 15 octobre 2013

De l'arrière saison. (Poème)

De l'arrière saison.


Automne

Parce que les bouleaux effeuillent sur la route
De jaunes petits cœurs et parce qu'au matin
La toile d’araignée en capturant les gouttes
De la blanche rosée éblouit le jardin.

Parce qu'une aile noire à côté d’une autre aile
En s’ajoutant toujours change en fils d’hirondelle
Les fils du téléphone au-dessus des maisons ;
Parce qu’un brouillard mauve habille l’horizon.

Automne

Et parce que les pas sur le chemin montant
Froissant le serpolet ne chassent plus autant
De papillons cendrés, qui sont bleus s’ils s’envolent ;
Parce que les enfants retournent à l’école.

En longs tabliers neufs, j’entendrai dire un jour
D’un certain air songeur : « l’Automne est de retour !... »
Et d’avoir entr’ouvert mon cœur à son attente,
A l’heure où les moutons ennuagent les sentes
Il fera sur le soir, doux et triste à la fois
Comme si le ramier roucoulait dans le bois.

Automne

Je pense à la montagne, au calme cimetière
Où vont finir un soir les rêves paysans
Sous le tassement lourd des glaises nourricières,
A deux pas des labours aux couleurs de bruyère,
A deux pas des forêts aux couleurs de safran.

Sous la brume d’argent et sous le ciel d’étain
Je pense au cimetière en ce soir de Toussaint,
Où n’entre plus d’un bond la chèvre aux yeux de folle
Depuis qu’aux jeux du vent, les feuillages s’envolent
Et ne peuvent offrir la saveur des sureaux
Par-dessus le mur bas chargé de leur fardeau.

Automne

Sous la brume d’argent et sous le ciel d’étain
Je revois ce mur fait comme un mur de chemin
Qu’une mousse livide a rongé de sa lèpre.
Sous l’essor de la cloche, appelant pour les vêpres,
La porte qui miaule en dérouillant ses gonds
Pareille à la chouette aux ruines des maisons ;
Les croix ouvrant leurs bras en un geste qui prie
Et les petits talus sous l’herbe et sous la pluie.

Automne

Sous la brume d’argent et sous le ciel d’étain
Je songe au cimetière aussi vert qu’un jardin ;
Au doux orphelinat que la sœur Blanche endeuille
Comme un rang de fourmis étiré sous les feuilles ;
Aux vieilles, dos voûtes sous le châle et qui sont
Des regrets sans révolte à côté des sillons,
A la procession qui moutonne et moutonne
Derrière un prêtre en noir, berger de ces bergers ;
Aux deux enfants de chœur, visage en fruits d’automne
Dont les surplis sont comme du carton gaufré
Sur les doigts violets ; au chantre sacristain
Clamant au fil de l’heure un barbare latin
Sous la brume d’argent et sous le ciel d’étain…

Marguerite Sapy





Source: L'Auvergne Littéraire, Marguerite Sapy, 1934.
              Photos © Alain-Michel, Regards et Vie d'Auvergne.
           Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.




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