vendredi 21 juin 2013

Rites et coutumes de la la Fête de la Saint Jean, en Auvergne.

La saint Jean en Auvergne.

La saint Jean en Auvergne

   On fête le 24 juin Saint-Jean (le Baptiste) prophète qui vivait isolé en se nourrissant simplement de "sauterelles et de miel" on fête ce-jour  tous les Jean composés, Jean-Michel, Jean-Marie, Jean-Paul etc...
   Proche du solstice et donc de l’arrivé de l’été se sont les jours les plus longs de l’année, depuis l’antiquité on allume un immense feu symbolisant : la lumière, les moissons, la purification, la fertilité et l’abondance accompagnées de joie, de chants ou de prières.



     A Marat et les environs, on va, le jour de la Saint-Jean, voir le lever du soleil au sommet de Pierre-sur-Haute. Et les paysans disent :

-« Nous allons voir le chaudron !  (pouiro) »

Parce-que, disent-ils, ce jour-là l’astre se lève sans éclat, noirci comme un chaudron.


   A Giat, on va le même jour, voir le soleil au sommet de la butte de Saint-Michel dans la creuse. On dit que le soleil danse en se levant.


  A Gerzat, on dit qu’on voit lever trois soleils à la fois, ou trois morceaux de soleil.

Près de Clermont, est la côte des « Neufs soleils ».

    A Châteaugay, le curé sort le soir de l’église et parcourt les différents quartiers en procession, il bénit chaque bûcher, avant qu’on y mette le feu. Le feu n’est allumé qu’après la bénédiction. Par la même occasion on fait bénir certaines plantes fortes, qui doivent, les jours de tempête, préserver de la foudre en les faisant brûler.

cpa Gerzat       A Gerzat, comme partout ailleurs, existent les feux de la Saint-Jean, mais le prêtre ne les bénit pas. Seulement, durant la semaine qui suit la Fête-Dieu, chaque maison fait bénir, le soir, une couronne de fleurs à l’église. Elle servira à préserver du tonnerre, les jours d’orage, en jetant quelques fragments dans le feu, et en aspergeant la maison d’eau bénite.


    Sur la plaine de Chavaroche, les habitants de Châteaugay élèvent un bûcher, le soir de veille de la Saint-Jean. Chacun y contribue par un certain nombre de bûches, on l’entoure de branches de cerisiers et de groseilliers portant des fruits. Le prêtre sort, la nuit, en procession de l’église. Tous les assistants ont un bouquet à la main, composé de fleurs de la Saint-Jean (lierre terrestre), d’herbe de la Saint-Jean (fenouil), et de feuilles de noyer. On doit les cueillir le matin avant l’angélus. Le prêtre vient bénir le bûcher et les bouquets, puis il y met lui-même le feu. On ne chante, ni on ne danse. C’est là une cérémonie essentiellement religieuse.

Chacun conserve les fleurs et les feuilles bénites. On jette même du fenouil dans le feu. On doit dans la suite, s’en servir contre plusieurs maladies, mais surtout contre les coliques.

A la Saint-Jean, le dimanche, on pend à un fil ou une ficelle une poupée d’homme et de femme, on danse, on rit, puis on met le feu aux mannequins qui sont suspendus en l’air et qui brûlent au grand plaisir des spectateurs.

A Saint-Amant-Tallende, on fait un mannequin en papier que l’on que l’on gonfle d’air chaud, comme un ballon, on y met des pétards. Ceci a lieu pour la Saint-Gall.

Veyre Monton  A Veyre-Monton, on porte du thym au feu de joie de la Saint-Jean, ou à la procession.

A Clermont, les paysans vont allumer le jour de la Saint-Jean, des feux de joie sur les hauteurs voisines, Chanturgues, les côtes.

On disait aussi qu’au matin de la Saint-Jean, le soleil semble hésiter à se lever, on le voyait bondir et rebondir dans le lointain  à la surface des prés.

    A Pardines,  le 22 juin 1737, un orage considérable avait détrempé le terrain, le lendemain 23, à neuf heures du soir, pendant que les habitants s’étaient portés à une extrémité du village, pour jouir du spectacle des feux de la Saint-Jean, l’éboulement commença, et l’absence des habitants leurs sauva la vie, aucun ne périt ; cet éboulement se fit par parties, et continua les jours suivants jusqu'au 25 juin.


   Pendant le feu de la Saint-Jean, les amoureux se devaient de sauter par-dessus le brasier pour que la flamme de leur amour soit éternelle.

La tradition veut aussi que se soit la dernière mariée de la commune qui allume le feu.

Le 24 juin, jour de la Saint-jean-Baptiste, on célèbre la fête Nationale du Québec.






Sources: Revue des traditions populaires 1898, et divers.
               © Alain-Michel, Regards et Vie d'Auvergne. 
              Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.




Merci de votre visite, sur la colonne de droite découvrez les Albums, archives, Top10 etc etc, il y a surement encore des choses à découvrir. Pour être informé des derniers articles publiés inscrivez-vous au flux ou mettre un "j'aime" sur la page Facebook /


Vous pouvez aussi laisser un commentaire ou partager via les réseaux sociaux. A bientôt,

Les articles et photos de ce blog sont la propriété de
© Alain Michel Regards et Vie d'Auvergne. Merci de contacter l'auteur pour une copie ou réutilisation.

http://www.regardsetviedauvergne.fr/
Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.