mardi 31 décembre 2013

Vœux de Noël et de Nouvel An.

Bonne année.

CPA Bonne Année


Dans ce jour où chacun, en termes éphémères,

Prodigue à l’amitié ses serments et sa foi,

Pour mon Papa, je fais mille souhaits sincères :

Bonne et tendre Maman, J’en fait autant pour toi.


Bonne et heureuse année 2014 

à toutes et tous.






Source : © Alain Michel Regards et Vie d'Auvergne. Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.



lundi 30 décembre 2013

70 victoires consécutives de l'ASM-CA au stade Marcel Michelin de Clermont-Ferrand.

ASM Clermont-Auvergne 70 victoires.


ASM Clermont-Auvergne
Bouclier d'Or 70 victoires

  Pour le dernier match de cette année 2013 les Auvergnats de l'ASM-CA en gagnant par 33 à 19 ont rempli leur contrat face à une vigoureuse équipe d'Oyonnax. Ce bouclier d'Or prend encore un peu plus de valeur, les clubs qui voudront le conquérir devront être très forts et réguliers à la manière de nos Jaune et Bleu.  Plus de 4 ans sans jamais perdre un seul match à domicile ! Çà fait des envieux, mais qui pourra dire mieux ? Et quand ?
Un record qui laisse loin derrière les pourtant fantastiques Alls Blacks de Nouvelle-Zélande qui, entre 2003 et 2008 n'avaient perdu aucun match à domicile soit 1848 jours d'invincibilité mais n'avaient joué que (!) 30 matchs dans toute cette série de victoires à domicile.

Bravo à tous, et merci de permettre à l'Auvergne de briller un peu plus grâce à ce magnifique exploit.




Sources : © Alain Michel Regards et Vie d'Auvergne. Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.










Sources: Photos: © http://www.regardsetviedauvergne.fr/ Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.


           

samedi 28 décembre 2013

La légende du gui et le Nouvel-An dans la mythologie nordique


Le Gui de chêne et le nouvel an.



Chênes et Gui.


 Le gui est un petit arbuste qui croit au sommet des plus grands arbres ; le chêne superbe devient son esclave, et le nourri de sa propre substance. Les Druides avaient une espèce d’adoration pour une faiblesse si supérieure à la force. Le tyran du chêne leur paraissait également redoutable aux hommes et aux dieux. Voici ce qu’ils contaient pour appuyer cette opinion :







La Légende:

la déesse Friga
la déesse Friga
« Un jour, Balder (1) dit à sa mère Friga (2) qu’il avait songé qu’il mourrait. Friga conjura le feu, les métaux, les maladies, l’eau, les animaux, les serpents, de ne faire aucun mal à son fils, et les conjurations de Friga étaient si puissantes, que rien ne pouvait leur résister. Balder allait donc dans les combats des dieux, au milieu des traits (flêches), sans rien craindre. Loke (3), son ennemi voulu en savoir la raison, il prit la forme d’une vieille, et vint trouver Friga. Il lui dit :

« Dans les combats, les traits et les rochers tombent sur votre fils Balder sans lui faire de mal. »

« Je le crois bien, dit Friga ; toutes ces choses me l’on juré, il n’y a rien dans la nature qui puisse l’offenser : j’ai obtenu cette grâce de tout ce qui a quelque puissance, il n’y a qu’un petit arbre à qui je ne l’ai pas demandé, parce qu’il m’a paru trop faible, il était sur l’écorce du chêne, à peine avait-il une racine, il vivait sans terre ; il s’appelle mistiltein. »

C’était le gui. Ainsi parla Friga. Loke aussitôt courut chercher cet arbuste ; et, venant à l’assemblée des dieux pendant qu’ils combattaient contre l’invulnérable Balder, car leurs jeux sont des combats, il s’approcha de l’aveugle Helder (4) :

« Pourquoi, lui dit-il, ne lances-tu pas aussi des traits à Balder ? »

« Je suis aveugle, répondit Helder, et je n’ai point d’armes ! »

Loke lui présente le gui de chêne, et lui dit :

« Balder est devant toi ! »

L’aveugle Helder lance le gui ; Balder tombe percé et sans vie.

 Ainsi, le fils invulnérable d’une déesse fut tué par une branche de gui lancée par un aveugle.
Telle est l’origine du respect porté dans les Gaules à cet arbrisseau.

 
Druide, gui et faucille d'or
Druide, gui et faucille d'or
L
e gui n’était pas adoré par les Druides comme un dieu, mais il était honoré comme une chose sacrée ; on ne le coupait jamais qu’avec de grandes cérémonies. 

   Un Druide, vêtu d’une robe blanche, suivi d’une foule de prêtres et de la multitude du peuple, s’acheminait pieusement vers la forêt ; on approchait, en tremblant, du chêne auguste sur lequel végétait la plante parasite ; on élevait le Druide, et le gui tombait sous sa faucille d’or ; des sages le recevaient, et on le transportait religieusement au temple. Le pontife priait, brûlait un gâteau, versait des gouttes d’eau sur le gazon, et offrait le pain et l’eau en sacrifice ; une hécatombe de deux taureaux blancs, et un festin somptueux terminaient la cérémonie.
Les Druides attribuaient mille vertus au gui ; ils le regardaient comme souverain dans les maladies humaines : ils prétendaient même que, pris en décoction, il facilitait la conception chez les animaux ; et ce préjugé, transmis d’âge en âge, n’est pas encore éteint parmi les peuplades de nos montagnes ; le gui n’a pas perdu toute sa sainte réputation, et quelques fois encore il fait des miracles au dix-neuvième siècle : tant il est vrai que l’homme est un imitateur, et que ce caractère le porte à garder soigneusement, exemptes de taches, toutes les notions qu’il reçoit de ses pères.

   C’est probablement à ses vertus médicinales que nous devons attribuer ce respect religieux, cette espèce de culte que les Gaulois rendaient au gui du chêne. Quelle autre origine pourrait-on lui assigner ? 

  Ces cérémonies religieuses étaient plus douces que les sacrifices d’hommes qui se continuèrent si tard dans nos forêts, et que les Romains eurent tant de peine à détruire. Le peuple d’Arles fut le dernier qui s’obstina à égorger ses semblables, au nom des Dieux ; et lorsque toute la Gaule avait abandonné cette horrible coutume, lui seul, chaque année, immolait encore trois jeunes hommes sur les autels dressés pour ces meurtres sacrés.


1) Balder, Baldur ou Baldr, dieu de la Lumière, de la Beauté, Jeunesse, Amour, Bonheur.
2) Friga, Frigga ou Frija fille de Fjorgyn déesse du mariage et de la maternité.
3) Loke ou Loky cousin de Sleipnir (cheval à 8 pattes) jaloux de Balder beau et aimé.

4) Helder ou Hoder aveugle doué d'une force surhumaine.




Sources : Textes : Le langage des fleurs : Charlotte de la Tour;
                 Photos: Alain Michel ©
                 Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.



vendredi 27 décembre 2013

La Noël des moineaux.

La Noël des moineaux. (Poème)



Moineau : friquet


Les cloches à toutes volées,
Ont sonné cette nuit, parmi
Le bleu des voûtes étoilées
Et les moineaux non pas dormi.


Les moineaux en rang sur la branche
S’ébouriffent, groupe tremblant,
Ils trouvent que cette nuit blanche
Est longue, et le matin bien lent.

Et de piailler, surtout les jeunes :
« Il fait noir !…Le froid m’engourdit !
L’hiver, c’est la saison des jeûnes !… »
Mais l’ancien de la troupe a dit :

« Si vous connaissiez mon grand âge
Et connaissiez le rituel,
Vous sauriez que tout ce tapage
Des cloches annonce Noël,

Noël ou seul le méchant pleure,
Noël qui console à la fois
Le pauvre en sa triste demeure
Et l’oiseau frileux dans les bois,

Jadis, par une nuit pareille
Le ciel soudain s’illumina,
Des anges en robe vermeille
Passèrent chantant : Hosannah,

Hosannah ! Jésus vient de naître.
Ô vous tous les déshérités,
Fermez la porte et la fenêtre,
Prenez le bâton, et partez !


hiver, neige, moineau

Le temps était épouvantable
Et la neige sur les chemins,
Les bergers partent, dans l’étable
La-bas, l’Enfant leur tend les mains.

Chacun aurait voulu les suivre,
Quelques oiseaux, les plus légers,
Malgré le froid, malgré le givre,
Partirent avec les bergers.

Les friquets, hélas ! Faute d’ailes
Restèrent blottis dans leur coin,
Des cigognes, des hirondelles
Pouvaient seules voler si loin.

Ah ! Mes amis, les belles choses
Qu’elles contèrent au retour !
Dans un pays couleur des roses
Un enfant blond comme le jour,

Pauvre, mais dont les mains fleuries
Ecartant frimas et grésil
Faisaient, en hiver, les prairies
Plus radieuse qu’en avril.

Et depuis, toutes les années,
Maints oiseaux par delà les mers
S’en vont aux plages fortunées
Où les arbres sont toujours verts ;

Où, narguant almanachs et dates,
Quand ici nous crevons de faim,
Eux s’empiffrent de fraîches dattes,
Plus douce que le sucre fin.

Où, sans ennuis et sans fatigues,
Ces rentiers qu’il faut envier,
En décembre mangent des figues,
Et des grenades en janvier. »

Sur la branche qui se balance
Les moineaux réjouis en dépit du froid sec,
Disent : « L’eau vous en vient au bec ! »
Puis l’orateur après un long silence :

« Trois fois heureux l’oiseau qui part
 Quand l’hiver fait la terre nue,
Mais qu’importe ! On aura sa part
De festin, l’aube revenue.

Ouvrez l’œil, regardez : la-bas
Les vitres brillent, l’air embaume,
Et des vapeurs de bons repas
Flottent autour des toits en chaume.

Hiver, neige

La neige couvre le sillon,
La neige ensevelie la haie,
Mais baste ! Grâce au réveillon
L’existence redevient gaie.

Dans les fermes, dans les châteaux,
Dans les vastes hôtelleries,
Que de plats et que de gâteaux
Et que d’exquises sucreries !

Sur les paniers larges et ronds
Ce sont régals de toute sorte,
Tant mieux ! Nous nous arrangerons
Des restes que la bise emporte.

Noël, bienfaiteur enrhumé,
Émiettant galettes et miches,
Distribue au monde affamé
Un peu du superflu des riches,

Bombance ! Le couvert est mis.
Aujourd’hui tout le monde dîne
Et c’est fête ici, mes amis,
Tout aussi bien qu’en Palestine.

Puis, chacun se sentant meilleur,
Sur quelque cheminée en briques
Que le foyer intérieur
Rend plus chaude que les Afrique,

Nous chanterons gavés, pansus :
Alléluia ! C’est nous qui sommes
Les bons moineaux pour qui Jésus
Naquit tout comme pour les hommes.

Paul Arène.








Sources : Poésies de Paul Arène.
              Illustration : Moineau : Chantal Beaumont ( Larousse).
               Photos : © Alain Michel Regards et Vie d'Auvergne.
                 Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.




mardi 24 décembre 2013

La prière de Noël.

Noël

CPA Noël, enfant qui prie


Ce soir je ferai ma prière
Dévotement près du foyer,
Puis je poserai sur la pierre
Avec soin, mon petit soulier.

Car cette nuit Jésus va naître,
Et pour fêter ce grand bonheur
Dans mon soulier il viendra mettre
Tout ce qu’on demande au Seigneur.

Des pralines des confitures,
Des chalets d’or de chez Giroux,
Soldats, pantins, sabres, voitures
C’est au choix parmi les joujoux.

On peut encore(les enfants sages),
Obtenir de plus beaux présents,
Par exemple, un livre d’images :
Rempli de contes amusants.

Jésus à la bonne conduite
Ne refuse rien à Noël.
Demandez, et vous verrez de suite
Votre souhait descendre du ciel.
 
Ainsi je veux… Oh non, j’y pense…
Il faut avant que de vouloir,
Réfléchir à la récompense
Que l’on a le plaisir d’avoir.

Serais-ce un gros sucre de pomme ?…
Fi ! C’est bon pour les enfants,
Mais plus pour moi qui suis un homme,
Songez que j’ai déjà cinq ans.

Je dédaigne les friandises,
Je leur préfère les jouets,
Tous excitent ma convoitise,
Auquel porter mes souhaits ?

J’envierais bien un attelage,
Un fusil, un joli tambour,
Par malheur ces jouets font tapage
Dans la maison et dans la cour.

Or, maman se trouve malade,
Et ne peut supporter le bruit.
Elle souffrirait de l’aubade :
Vilain tambour soyez proscrit.

Adieu jouets, livres pralines,
Mais en échange avec élan,
Au petit Jésus j’imagine
De dire : Guérissez maman.

Pour cela vous n’avez qu’à prendre
De la santé dans votre ciel,
Et de vos mains sans plus attendre
Remplir mon soulier de Noël.

Comment c’est-il fait la santé ? Je l’ignore,
N’importe, mettez en beaucoup.
Tant qu’il en contient, plus encore,
Que maman guérisse d’un coup.

Après sa naïve prière,
Le cher enfant le lendemain,
Fut vite chercher sur la pierre,
Le soulier qu’il croyait plein.

N’y voit rien, se déconcerte,
Des pleurs s’échappent de ses yeux ;
Lorsque sa mère vive, alerte,
L’embrassant, lui dit : Je vais mieux.

Car cette nuit ton souhait splendide,
Est descendu dans mon foyer,
Et de m’en emparer avide,
J’ai repris le soulier.

Il contenait la confiance,
La foi, l’amour, la charité,
Baume divin, Sainte espérance
Qui m’ont rendu la santé.


frise noel

Joyeux Noël.




 Sources:Le Chercheur.
                © Alain Michel Regards et Vie d'Auvergne.
                Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.





lundi 23 décembre 2013

L'ASM-CA renouvelle l'exploit face à Biarritz

ASM-Clermont-Auvergne

ASM bouclier d'Or 69 victoires

Mais jusqu’où iront-ils ?


Samedi soir, nos indomptables Auvergnats ont encore relevé le défi. Car  l'équipe de Biarritz, à l'origine du dernier match perdu au Michelin il y a 4 ans...   était bien venue avec  l'espoir secret de rééditer l’exploit.
 Ils n'ont pas tremblé les hommes de Vern Cotter, ils n'ont pas reculé les co-équipiers du capitaine du jour Julien Pierre, obstinés et déterminés, ils ont même joué un peu avec les nerfs du public en première période.
Dans un style de jeu ou ils excellent depuis quelques matchs, ils ont d'abord joué au chat et à la souris, faisant courir leur "proie" dans tous les sens jusqu'à l'usure et l’étourdissement fatal  en deuxième mi-temps. Progressivement les Jaune et Bleu augmentent la pression sur chaque  attaque, le régime moteur s'accélère avec le renfort efficace du banc. Alors que le score avait du mal à décoller, 6 à 3 à la mi-temps, à l'approche de la 50ème minute l'artillerie lourde claqua 4 essais en 24 minutes, incroyable scénario avec en premier le malicieux Julien  Malzieu, puis l'opportuniste Gerhard Vosloo suivi de Regan King rapide et décisif pour le bonus enfin, le toujours très mal mené Thierry Lacrampe se venge en concrétisant un magnifique coup de pied à suivre de Brock James.
Le tableau d'affichage est à 35 à 6 à la sirène,  les pauvres Basques qui ont courageusement tout donné,  résignés, ne peuvent que constater les dégâts et très sportivement serrer la main de leurs adversaires d'un soir.

pere noel ASM

  Voilà donc la fameuse 69ème victoire de l'ASM sur son terrain, apportant une vague de plaisir à ses supporter en attendant d'autres délices plus gastronomiques dans quelques jours : " l'ASM partenaire officiel du plaisir Auvergnat "





Joyeux Noël et bonnes fêtes de fin d'année à l'ensemble des joueurs et dirigeants du club, ainsi qu'aux supporters et à toutes et tous !







frise de noel



Sources : Vidéo You-tube, résumé de Canal+Rugby.
                 © Alain Michel Regards et Vie d'Auvergne.
Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.




samedi 21 décembre 2013

La fable de la Violette et du Houx.

La Violette et le Houx.


Houx

«Que je te plains, Ô chétive fleurette ! »

Disait, d’un ton suffisant et moqueur,
Le houx à l’humble violette.

« La nature d’un dard vainqueur
Prit soin d’armer ma feuille menaçante.
Personne n’ose m’outrager ;
Car si l’on m’attaquait, je saurais me venger.
On me redoute, et toi, pauvre innocente,
Tu restes exposée à cent  périls divers.
Aussi, timidement tu te caches sous l’herbe.
Au lieu que, moi, hardiment dans les airs
J’élève ma tête superbe. »

Violettes

« De mon obscurité je me trouve fort bien »

Lui répliqua la douce créature,

«  Je fais plus, à ton sort je préfère le mien,
D’une feuille piquante armée par la nature,
Tu fais trembler tes ennemis :
Moi, je n’ai pas besoin d’armure,
Puisque… je n’ai que des amis ! »

 Théodore Lorin.




Sources : texte : Fables de Théodore Lorin.
               Photos © Alain Michel Regards et Vie d'Auvergne.
Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.



jeudi 19 décembre 2013

500ème article sur Regards et Vie d'Auvergne.

Joyeux Noël et 500 articles.



Vichy, Noel centre commercial les quatre chemins
Vichy, Noël centre commercial les quatre chemins.







Sources: Photos © Alain Michel Regards et Vie d'Auvergne.
                Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.


mardi 17 décembre 2013

Visitons l'Auvergne : les curieuses sources Saladis des Martres de Veyre. (Puy-de-Dôme)



source du grand saladi des martres de veyre, puy de dôme.

Source du Grand Saladi.

  Près des Martres de Veyre se trouvent de nombreuses sources d'eau minérale, on en compte plus de trente, parmi celles-ci arrêtons nous vers les deux "griffons" appelées "Saladi".

source du grand saladi des martres de veyre, puy de dôme.

Elles sont situées à la sortie sud du village en allant vers Longues par la rue des Graviers  pas très loin d'un méandre de la rivière Allier.  (coordonnées GPS: 45.40.212 , 3.12.976)

source du grand saladi des martres de veyre, puy de dôme.

La première, la plus grande, est une marre très visible et bien accessible, à la surface remonte ça et là des  bulles en chapelets  plus ou moins grosses, formées  de gaz carbonique venant de grosses poches emprisonnées dans le sol de toute la commune et des environs.



 Ce "Grand-Saladi" est bien connu des habitants locaux, son eau aurait des propriétés bénéfiques pour le traitement de certaines maladies de la peau notamment (*).
Il y a bien longtemps que l'eau de cette source est utilisée, par les peuples Gaulois  pour des raisons médicales ou sacrées,  les Romains de César et ses dix légions ayant bâti leurs camps dans cette plaine, en  grands spécialistes du thermalisme ils l'avaient vite adopté pour se laver, se détendre, soigner leurs plaies et douleurs et même selon la légende,  faire baigner leurs chevaux blessés, les nombreuses autres sources présentent devaient aussi être connues et  utilisées.
Au XIXème siècle un des propriétaire, le docteur Roux, voulu l'agrandir et dégager son arrivée en utilisant les grands moyens, l'explosif, mais hélas tous ses efforts furent vains, le débit resta pratiquement le même, seule changea la profondeur en son centre, environ 5 à 6 mètres.

source du grand saladi des martres de veyre, puy de dôme.Unique dans cette région, des plantes halophiles (aimant le sel) ont colonisé cette source, et elles s'y trouvent très bien,  mais c'est un lieu fragile donc  protégé aujourd'hui Natura 2000,  on y trouve le Glaux maritime et le Troscar palustre, ne marchez pas sur les parcelles délimitées, sous peines de détruire ces plantes rares, que l'on rencontre plus généralement en bord de mer. par endroit, la mare et bordée de "travertin" roche sédimentaire calcaire typique des eaux riches en carbonate de sodium.



source du petit saladi des martres de veyre, puy de dôme.
Source du Petit Saladi.
En face, de l'autre côté du chemin on trouve une autre résurgence protégée par une buse en béton, c'est le "petit Saladi" son eau au reflet plus rougeâtre semble bouillonner à la surface, le débit n'est pas spectaculaire et l'eau part se perdre en contrebas dans les terrains formant une sorte de "pré salé". Son eau est buvable (*)


source saladi


"Cette eau bicarbonatée, sodique et ferrugineuse est faiblement radioactive, sa température est de 22 à 23 degrés."





Petite légende locale:


    " Aux Saladis, près des Martres de Veyre, existait un ancien cimetière qui s'étendait jusqu'au bord de l'Allier, et que le fleuve avait rongé en partie en découvrant parfois quelques tombes...
On raconte qu'une nuit un homme pêchait à la ligne à cet endroit : au lieu de poissons... il levait des os à l'hameçon :
"Ah ! ces bougres d'os !"
Finit-il par s'écrier impatienté en le rejetant dans l'eau. Mais au même instant, le couvercle d'une tombe se souleva derrière lui, une main sortit de terre, qui frappa violemment son dos avec la planche du cercueil.
Le pêcheur s'enfuit épouvanté, pendant longtemps la main le suivit en le frappant toujours avec la planche...! (A.Dauzat)"


(*) Attention, l'utilisation de l'eau de ces sources doit toujours se faire avec prudence, les eaux peu renouvelées peuvent contenir des microbes et bactéries nocives ou être souillées par des personnes peu scrupuleuses, le "grand Saladi" n'étant pas protégé toutes sortes d’animaux peuvent l'utiliser, beaucoup de gens viennent baigner leurs chiens malades, son eau n'est d'ailleurs absolument pas Buvable, contrairement à sa voisine, évitez d'en recueillir en fin de journée, attendre plutôt le matin très tôt.

Pour terminer la balade dans ce joli coin calme et reposant, continuez le chemin, il vous conduira sur les berges de l'Allier où vous pourrait admirer la nature sauvage ainsi que de nombreux oiseaux.

le Puy de Dôme, du Saladi des Martres de Veyre
le Puy de Dôme, vu du pré salé des Martres de Veyre



Sources : Photos et texte © Alain Michel Regards et Vie d'Auvergne.
                Texte extrait A.Dauzat.
Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne, et de ceux qui ne la connaissent pas.



dimanche 15 décembre 2013

Conte de Noël : le bon Gui et le bon Amour.

Paysage d'Auvergne, arbres avec gui

Le bon gui et le bon Amour.

 Le vent ayant soufflé longtemps, les chemins des bois quand vint le matin, se trouvèrent jonchés de branches mortes, et aussi par endroits, de brins de gui arrachés à ces boules d’épaisses verdures qui apparaissent en automne, au sommet des arbres sans feuilles, tout pareils à des nids de pie.

CPA vieille Auvergnate qui fait un fagot
  Deux femmes étaient dans le bois : l’une vieille, si vieille que la peau crevassée de son visage et de ses mains semblait rude comme une écorce ; l’autre jeune et si belle que rien en cette saison ne pouvait donner l’idée d’une telle beauté, puisqu'il n’y avait plus d’herbe transie ni muguets, dont la blancheur se comparât à celle de son teint, ni  pervenches couleur de ses yeux. La vieille faisait un fagot pour chauffer sa cabane et cuire son dîner.
La jeune, en manière de distraction, ramassait et nouait d’un ruban le gui qui était par terre.
Donc, il arriva que, l’une musant, l’autre fagotant, toutes les deux se rencontrèrent juste au carrefour des Ermites, près du grand bloc de grès, au milieu duquel, à la place d’une croix tombée, on voit maintenant un trou remplit d’eau où les oisillons viennent boire.

-« Pour du beau gui, v’là du bien beau gui ! S’écria la vieille. Eh ! Donc ! Seigneur mon Dieu ! Qu’allez-vous donc faire de tout ce gui ? »

Guillaumette
La jeune fille hésitait à répondre ; car avec ses haillons, son regard malin, la vieille au fagot lui avait d’abord fait l’effet de quelque sorcière. Mais ses haillons étaient si propres, et à cette malice se mêlait visiblement tant de bonté, qu'ayant pris confiance :

-« Voici, dit-elle, ce dont il s’agit. Je suis Guillaumette, la fille de maître Guillaume qui a sa ferme là-bas, par-delà le pont quand on va au village, à l’endroit où la route tourne… »

-« Riche maison, da ! Riche et bénie : quiconque est pauvre la connaît, depuis le temps qu'on y fait l’aumône. »

-« Or, écoutez, ma bonne vieille et puisque l’occasion s’en trouve, ne me refusez pas un conseil… Il y a quelqu'un que j’aime et qui m’a promis le mariage. Lui m’aime bien aussi ; pourtant il ne se presse guère. Alors, ce matin, voyant sur l’herbe et sur la mousse tant de beau gui à l’abandon, l’idée m’est venue d’en nouer un bouquet que, le soir de Noël, sans que personne en sache rien, je suspendrai à notre porte. Comme mon fiancé doit être de la fête et me conduire à la messe de minuit, nous passerons dessous ensemble. Quand on passe ensemble sous le gui, vous savez que l’Amour se double et qu'on se marie dans l’année ».

-« Je sais, je sais, marmottait la vieille ; mais nous ne sommes pas à Noël, il s’en manque de deux bons mois ! »

-« Qu'importe ? J’aurai provision faite. Le gui se garde pendant des années, d’ici à deux mois il ne flétrira point. »

La vieille s’était mise à rire :

-« Pour du beau gui, v’la du bien beau gui, bien fleuri, bien branchu, la feuille épaisse, rousse comme de l’or… Seulement peut-être un peu jeunet ! 
Ses graines sont vertes encore… Faut pas cueillir le gui trop tôt, ni prendre celui que le vent casse… Pour que le gui soit bon et porte chance aux amoureux, il doit avoir subi l’hiver, enduré froidure et gelée, et tenir à l’arbre si fort qu'en l’arrachant l’écorce vienne… La jeunesse ne le croit point ! 
N’empêche qu'il y a gui et gui, comme il a Amour et Amour ».

Guillaumette était déjà loin, mais la vieille répétait quand même, tout en rechargeant son fagot :

-« Pour du beau gui, v’là du beau gui ! N’empêche qu'il y a gui et gui ! »

L’année suivante, au même endroit, près de la croix tombée du carrefour des Ermites, la vieille chercheuse de bois mort et Guillaumette se rencontrèrent encore.
Ce n’était plus, comme l’autre fois, en automne, mais la veille même de Noël.
L’herbe gelée craquait sous le pied, du givre luisant pendait aux arbres, et de gros tas de neige restaient sur le bord des chemins aux endroits où le soleil manque.
La vieille, peut-être à cause de la neige, n’avait pas fagoté ce jour-là. Sa serpe à la main, elle rapportait, non sans peine, un grand faix(1) de gui frais cueilli. Elle reconnut Guillaumette et s’aperçut qu'elle pleurait.

-« Eh ! Donc, fillette, essuyons ces yeux ! Ce serait péché que de les fondre. »

-« Hélas ! Ma bonne vieille, quoique cela ne serve pas à grand’chose, je vais vous conter mon chagrin : ».

« L’an dernier, s’il vous en souvient, j’avais suspendu le gui à notre porte, pour qu’en passant dessous avec mon amoureux, son Amour se doublât et le décidât au mariage.
Tout, d’abord, sembla réussir. A peine le pied sur le seuil, il aperçoit le gui et m’embrasse ; puis, la messe de minuit entendue, avant que l’on se mette à table, il prend mon père dans un coin et fait demande de ma main… »

-« Attendons la fin, Guillaumette ! »

-« Les bans allaient être publiés. On avait déjà retenu les ménétriers, pour la noce. Mais, c’était là trop de bonheur ! Une nuit, la rivière déborda, noyant les labours, les prairies, ruinant aux trois quarts notre ferme, et nous laissant désespérés ».

-« Alors ?... »

-« Alors, répondit Guillaumette qui mouillait son tablier de larmes, alors me voyant pauvre, mon fiancé est parti ; et, bien qu'on l’ait cherché partout, nous n’en avons plus eu de nouvelles. »

-« Je vous avais prévenue, Guillaumette : faut pas se fier au gui jeune !... Et puis les hommes c’est si traître !...De sorte que vous l’aimez toujours ? »

-« Non, certes ! »

-« Pourtant vous pleurez ! »

-« Je pleure mon affront, mais on n’aime que qui vous aime… ! »

-« Dans ce cas, fit la vieille en riant, méfions-nous, belle Guillaumette ! Je sais quelqu’un… »

-« Quelqu'un ? »

-« Oui ! Quelqu'un, pour vieille qu'on soit on a de bons yeux, quelqu'un qui depuis longtemps vous aime, bien que vous n’ayez guère jamais daigné y prendre garde, et qui continue à vous aimer sans s’inquiéter si votre dot s’en est allée à la rivière. »

-« Le fils du voisin ! … Pourquoi donc rougir, Guillaumette ? Ne doit-il pas ce soir faire la Noël chez vous ? Tâchez, pour voir, si le cœur vous en dit, que ce soit lui le galant qui, à minuit, vous mène à la messe »

-« Alors, soupirait Guillaumette, pour le cas où le cœur m’en dirait, peut-être feriez-vous bien de me vendre un brin ou deux de votre gui ? »

plante, Gui.
-« Les voilà, ma belle ! Roux comme l’or, avec des grains en chapelet plus clair et plus blancs que des perles blanches…Du beau gui bien net, bien franc, qui ne trompe pas. Car, voyez-vous, ce gui-là a subi l’hiver, enduré froidure et gelée, et n’est pas tombé au premier vent…!
Mais gardez vos sous, Guillaumette : mon gui aujourd’hui, n’est pas à vendre ; il appartient…au fils du voisin qui, dès hier, me l’a retenu ! »

Et, railleuse, tout en détachant deux brins choisis, la bonne vieille murmurait :

-« Je vous l’avais dit, Guillaumette ; il y a gui et gui, comme il y a Amour et Amour ! »

Paul Arène.

1) Faix: fardeau
 




 

  Sources: Nouveaux Contes de Noël, Paul Arène, 1890.
                © Alain Michel Regards et Vie d'Auvergne.
                Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.



Merci de votre visite, sur la colonne de droite découvrez les Albums, archives, Top10 etc etc, il y a surement encore des choses à découvrir. Pour être informé des derniers articles publiés inscrivez-vous au flux ou mettre un "j'aime" sur la page Facebook /


Vous pouvez aussi laisser un commentaire ou partager via les réseaux sociaux. A bientôt,

Les articles et photos de ce blog sont la propriété de
© Alain Michel Regards et Vie d'Auvergne. Merci de contacter l'auteur pour une copie ou réutilisation.

http://www.regardsetviedauvergne.fr/
Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.