jeudi 15 novembre 2012

Noël en Cartes Postales Anciennes.

Cartes Postales de Noël.


CPA Noël

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Sources: © Alain-Michel, Regards et Vie d'Auvergne.
              Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne, et de ceux qui ne la connaissent pas.

L'Or et l'Argent de JOJO l'Auvergnat.

  JOJO, l'Auvergnat en Colère...!


Ce matin, JOJO a lu dans le journal local une "réclame" qui l'a mis en colère,
 "Tonnerre de milladiou de crévindiou" sa casquette  tourne trois fois sur sa tête de vieil Auvergnat.
Mais pour qui on nous prends ? Déjà dans sa boite aux lettres il  en a trouvé plusieurs, à la télé on en parle presque tous les jours, et voilà que le quotidien régional  s'y met lui aussi :

   "  Transformez  votre Or en Argent... ! "


"Quoi ? Mais vous êtes tous devenu fous ! Vous me proposez de prendre mon Or pour en faire de l'Argent, mais.... vous voulez pas aussi transformer ma terre en sable ... et mon vin en eau... ! "  
Signé : JOJO.



Sources: © Alain-Michel, Regards et Vie d'Auvergne.
Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne, et de ceux qui ne la connaissent pas.

jeudi 8 novembre 2012

L'Hiver Auvergnat.

" Il n’est pas d’hiver plus rude que l’hiver Auvergnat. "



   Précoce, il apparaît dès la mi-novembre et six mois durant, il règne sur plombs et puys.
Au cours de jours éphémères et de nuits interminables, la neige tombe.
Sans bruit, elle coiffe les toits, encombre les « charreires », ensevelie à moitié les murettes, recouvre prés et champs, encapuchonne les « suqs », blanchit les noires sapinières, habille les chênes et les hêtres dépouillés par l’automne ; elle s’amoncelle sur les planèzes et les landes et, collée aux flancs des monts, se perd sur les sommets, dans le ciel brouillé qui la vit naître.
La montagne pastorale où les burons ne se voient plus et les forêts sont abandonnées aux" écirs".
    Les routes qui montent vers les cols disparaissent sous la neige ; les balises de pierre sont englouties.
Les voyageurs surpris par la tourmente dans ces solitudes, n’atteignent pas toujours le village ou les attend une famille inquiète. Et des croix de bois nombreuses, marquent aux bords des routes la place des congères où ils se sont enlisés.
Puis, viennent les frimas. La neige cesse de tomber, durcit, adhère fortement à la terre.
   Le ciel se montre de nouveau, mais rajeuni, purifié, sans nuages ni buée et d’un bleu de lessive. Et c’est peut-être la séduction la plus sensible de l’Auvergne que l’éclat de son ciel d’Oc sur les neiges septentrionales.

 Un soleil rapetissé, sans rayons, presque lunaire, dore à peine le ciel glacé.
Le froid est vif. Jour et nuit il gèle. L’eau des baquets gèle devant les portes et celle des « barlits » gèle au fond des souillardes dans les maisons. Les lacs les rivières et même les cascades se muent en glace unie ou tourmentée.
L'hiver fantaisiste orne les rochers d’aiguilles, de chandelles, de pendeloques transparentes, et sur ce décor une lumière irisée, d’une pureté incomparable, joue.
La piquante odeur de neige recrée l’atmosphère. Les exhalaisons des fumiers, les relents des étables, les parfums vieillis des fenières s’affadissent dans l’air vierge.
 

   Malgré ses rigueurs et malgré ses dangers, l’hiver demeure la saison préférée des chasseurs ; certains chaussant les skis poursuivent, sur les champs de neige, le renard famélique ; d’autres traquent dans les vallées forestières les hardes de sangliers que la faim sort des bauges.
Mais la vie se concentre surtout dans les villages, autour des feux domestiques et dans la chaleur lourde des étables et des granges jumelles.
Sous les toits brodés de gel, les portes reste closes et les vitres des fenêtres reflètent les flammes du foyer.
   Des souches et des troncs d’arbres fument, pleurent, pètent, s’embrasent dans les cheminées démesurées tout juste larges pour ces brasiers géants.
Les femmes, toujours frileuses, tiennent compagnie au feu et l’entretiennent fidèlement comme les vestales antiques.
Le tas de bois accumulé avec prévoyance pendant l’automne, s’accote abondant et broussailleux au pignon de la maison. Et les hommes coupent, fendent, de la hache et du coin, les troncs moussus couverts de neige.
Ils battent aussi les gerbes dans la grange et bottellent le foin. Ils mettent en état fourches, râteaux, jougs, chars et taillent des araires en fayard.
Le pesant triangle de madriers ou les lourds branchages que traînent une paire de bœufs ont chassé la neige des « charreires ».
 Matin et soir, les pâtres mènent les troupeaux boire au sapin creux, luisant de glace et dans lequel l’eau tiède de la source coule et fume.

   Pour briser la monotonie des jours, des réunions se forment entre voisins. Les hommes jouent à la manille, et les femmes bavardent et travaillent. Parfois, tout le monde s’assied autour de la longue table pour casser des noix fumées qui donnent sous le pressoir une huile dorée que les ménagères conservent dans de poussiéreuses bonbonnes de verre. C’est presque un jour de fête. Un joyeux tintamarre de marteaux frappeurs, de coquilles écrasées emplit la pièce et les casseurs de noix boivent le vin doux et mangent les fruits huileux jusqu’à l’écœurement.
  Les enfants trouvent l’hiver court : pour eux, c’est la saison heureuse des jeux violents où ils essaient leurs jeunes forces. Et qui ne se souvient, sans un regret mélancolique, de ses âpres plaisirs d’enfant dans les neiges d’Auvergne !

  Vous rappelez-vous l’ivresse des glissades dans les prés, les courses téméraires sur la glace des rivières et des étangs, les descentes effrénées dans les luges aux flancs vertigineux des « suqs », les gigantesques boules de neige patiemment roulées qui déchaînent des avalanches le long des pentes ! Et les batailles et les luttes sauvages vous en souvenez-vous ? Et à ce rappel d’un passé impérissable les mains et les oreilles ne vous brûlent-elles pas comme elles vous brûlaient alors ?

  Les temps n’ont pas changé et les enfants d’Auvergne jouent toujours dans les neiges et gagnent des teintes rouges ; car, le sang fort fouetté par les bises montagnardes colore à jamais les visages !
  A la nuit tombante, les cris des enfants et les croassements des corbeaux s’éteignent. Dans le grand silence hivernal, les campagnes s’assoupissent.
Les sabots, débordant de braises, fument devant le feu, dans les mares d’eau et, autour des souches rutilantes, les veillées s’éternisent.

  Dehors, la neige, malgré les ténèbres, conserve dans sa masse une lumière blanche et prolonge un jour gris qui ne veut pas mourir.







Sources : Auvergne Littéraire, Léon Gerbe.
                  © Alain-Michel, Regards et Vie d'Auvergne.
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Un TGV en gare de Clermont-Ferrand.

Le TGV à Clermont-Ferrand, Auvergne.

TGV à Clermont-Ferrand.


TGV, POCL, LGV on peut rêver d'un jour lointain, 2020, 2035 ou pourquoi pas plus encore, en attendant  va-t-on  nous mettre un modèle spécial Auvergne moins rapide, mais plus écolo !

Source : © Alain-Michel, Regards et Vie d'Auvergne.
           
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samedi 3 novembre 2012

La légende de la chasse maudite. Cantal.

La Chasse Maudite.(Cantal)



 
     Sur le point culminant des vallées de Brezons* et de Malbo* s'élève une croix au carrefour des deux chemins.

    Nos montagnards les plus hardis n'oseraient y passer à minuit. C'est à ce lieu qu'a des jours et intervalles inconnus passe le Grand Veneur* avec sa meute et sa suite infernale.

   Malheur au voyageur attardé qu'il rencontre sur son passage ! Si la Providence ne lui a pas donné le temps de faire une Oraison au grand Saint Hubert, s'il n'a pas recommandé son âme à notre bonne dame, la Vierge Bienfaisante du Rocher de Saint Martin, et si réfugié derrière un mur, un tertre, il ne s'est pas signé dévotement à l'approche de la chasse diabolique !

   Alors il est perdu, il disparaît à jamais et aucune trace de lui ne sera retrouvée.!

  Si au contraire la Bonne Vierge du Rocher l'a pris sous sa protection, il est témoin du plus étrange spectacle.
   La meute, composée d'un nombre infini de chiens passe devant lui, haletante, la gueule ouverte, mais pas un cri ne sort de ces gueules enflammées. Des piqueurs en costumes écarlates, les yeux en feu, embouchent leur trompette insonore, et comme complément de cette ronde vient le Grand Veneur lui-même, vêtu aussi d'écarlate, un fouet à la main, et poussant devant lui tout son équipage de chiens. Le jeu de ses membres fait entendre un cliquetis sec et lugubre, son pied en frappant la terre rend un bruit étrange, et ses vêtements paraissent ne couvrir que des ossements desséchés, on dirait que sa tête est creuse, et la lueur de ses yeux semble l'effet du charbon ardent...

 

* Brezons et Malbo: Communes du canton de Pierrefort  (Cantal) 
* Le Grand Veneur: Grand Officier de la maison du Roi, chargés des Chasses Royales



Sources: litterature orale de l'auvergne, Paul Sebillot, Gallica
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vendredi 2 novembre 2012

A ma mère. (Poème)

A ma mère.
 

Depuis que tu n’es plus, Ô Mère bien-aimée,
Depuis que ta paupière est à jamais fermée
Et que ta chère voix s’est tue, je comprends mieux
L’ineffable clarté qui brillait dans tes yeux
Et les accents émus de ta douce parole.

Il me souvient du temps, où léger et frivole
J’allais sous ton regard à mes plaisirs d’enfant,
Où je venais vers toi, joyeux et triomphant,
Sous tes baisers bruyants courbant ma tête blonde,
Ne comprenant pas bien ta tendresse profonde
Et m’imprégnant de ton Amour sans le savoir. 

Il me souvient du temps où, jeune et plein d’espoir,
Pour moi chaque matin était un jour de fête.
Je te disais alors mes rêves de poète,
Et tu me souriais, et tu m’encourageais.
Et ta main caressait mon front, quand je songeais.
Nous faisions tous les deux mes premières études.
Tu veillais sur mes jours ; et tes inquiétudes
Quelquefois m’irritaient et me rendaient méchant.

Ah ! J’ignorais encor combien pur et touchant
Et combien précieux est l’Amour d’une mère.
Il a fallu la mort et la douleur amère
Pour m’enseigner le prix de tes soins incessants.
O Mère ! Je te pleure aujourd’hui. Je ressens
Le vide que ta mort a laissé dans ma vie
Sur le flot éternel sans borne et sans reflux ;
Et je t’aime bien mieux depuis que tu n’es plus.

De même, cher pays, ô terre bien-aimée,
Auvergne, où s’écoula ma jeunesse charmée,
Depuis que le hasard m’exila dans Paris,
J’ai le regret du sol natal, et j’ai compris
Tes sommets imposants et tes grands paysages,
Tes souvenirs lointains, tes mœurs et tes usages ;
J’évoque tes prés verts, tes moissons et tes bois
Et mon rêve te voit plus belle qu’autrefois.




Sources : Poèmes d’Auvergne, Gabriel Marc.
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jeudi 1 novembre 2012

Le train Panoramique des Dômes, en panne.

Le train Panoramique des Dômes.

Train Panoramique des Dômes.


Train Panoramique des Dômes.

Train Panoramique des Dômes.Astérix  Il va falloir faire appel à toute la force et la malice de notre Gaulois pour remettre sur la bonne voie, le train Panoramique des Dômes qui depuis quelques jours gît piteusement en équilibre instable. Suite à une erreur de conduite ( ?) et après une semaine de maintenance, la rame est à moitié sortie des rails et penche dangereusement. Nuls doutes qu'en ce matin ensoleillé de Toussaint, les techniciens auront fort à faire, mais feront des miracles pour lui redonner son aspect et son assurance perdus.



Train Panoramique des Dômes.
 
Fâcheuse position, mais comme on chante en Auvergne : qui ne saute pas n'est pas Auvergnat ...!

Train Panoramique des Dômes.

Le quai de départ reste désespérément  vide...


Train Panoramique des Dômes.

En attendant de retrouver les joies et l'ivresse de la descente... 



Sources: Google, © Alain-Michel, Regards et Vie d'Auvergne.
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