mercredi 21 décembre 2011

Les chiens de Jeannine, conte de Noël.

Les chiens de Jeannine. 



Jeannine.   C’était un soir, un soir ordinaire, dans un petit village ordinaire, posé simplement dans un creux de la Limagne Auvergnate.
Un de ces soirs d’hiver avant Noël ou la bise s’engouffre dans les petites rues et fait  tourbillonner les flocons blancs, battre les volets et attise les braises dans la cheminée. Comme tous les soirs, Jeannine, une dame du village commençait son repas, quelques morceaux de pain tirés de la couronne, trempaient dans un grand bol de soupe fumante,  quand soudain, un chien couché sur une couverture sous le téléviseur et en face du poêle à mazout leva la tête et dressa les oreilles :

 -Tu as senti la soupe ! Lui dit la dame.

Mais il se leva, en grognant, aussitôt suivi par un autre congénère, qui lui, sauta du canapé, et se dressa sur ses pattes, les oreilles en arrière, aboyant avec rage :

-Et bien, vous avez peur du vent maintenant ! Lança la dame entre deux cuillères.

Entre les aboiements furieux des chiens, trois coups forts se firent entendre sur la porte :

- Diable ! Qui cela peut-il bien être… à cette heure, le clocher de l’église voisine avait déjà lâché les trois salves des vêpres depuis un bon moment, la manière de frapper n’était pas celle de quelqu'un de connu, ni même du village pour que les chiens ne le reconnaisse pas.
Resserrant son tablier, et ajustant les peignes dans ses cheveux blancs, elle alla prudemment entr'ouvrir la porte, un homme apparu faiblement dans la lumière jaune de l’ampoule crépie de neige :

-Bonsoir madame, lança l’homme, je ne voudrais pas vous déranger, mais je suis Michel ……, et je suis le nouveau curé de votre paroisse depuis que le brave père …….. est parti à la retraite. Je fais le tour de mes nouveaux paroissiens pour me présenter d’abord, et puis aussi pour les connaître.

   La brave dame, surprise par cette visite tardive, reste méfiante malgré les propos rassurants de l’homme et ne sait comment couper court à cette conversation et ainsi échapper à cette visite qui l’embarrasse un peu.
Elle respecte bien-sûr la religion, mais ne voudrait surtout  pas être une de ces grenouilles de bénitiers comme elle en connaît, alors entendre les « boniments » non merci ! Et puis, il y a la soupe qui refroidie, les chiens qui n’arrêtent pas… Alors, elle dit à l’homme :

-Bonsoir monsieur l’abbé, je vous remercie mais  je ne peux pas vous laisser entrer car comme vous le voyez j’ai des chiens, et ils ne sont pas très « Catholiques » !

    Lorsque cette dame me raconta l’histoire le lendemain, je ne pus m’empêcher d’éclater de rire, à sa grande surprise.
 Elle aussi reconnu vite sa « bourde » et en rit avec moi.
   Mais elle n’était pas pour autant rassurée et un peu honteuse  de son comportement, le curé allait-il lui en vouloir ? Allait-il la considérer comme une mauvaise paroissienne qui n’a pas ouvert sa porte à un inconnu un triste soir d’hiver… ?

   Heureusement non, le brave curé eut très vite la preuve du contraire, il savait déjà qu'on ne juge pas les gens sur une parole, la dame si charitable avec ses chiens l’était tout autant avec les gens et ouvrait toujours sa porte et son cœur à qui en avait besoin.



Joyeux Noël.






Sources : Texte tiré d'une histoire vraie.
                © Alain-Michel, Regards et Vie d'Auvergne.
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mardi 20 décembre 2011

La petite Francine, à Noël.

Francine.


Noel

    Il était une fois dans un petit village, quelques jours avant Noël, une petite fille de 4 ans  prénommée : Francine, bien sage elle regardait la télévision, quand soudain on sonne à la porte.

Francine va répondre:

-"Bonjour ma petite Francine, lui dit un voisin je pourrais parler à ta maman ?"

-"Non ! Répond Francine, elle est occupée... elle fait le :Tapin ! "

-"Ah ! Dit le monsieur surpris, alors ta grande soeur peut-être ?"

- Non ! Elle aussi... elle fait le :Tapin ! "

-"Ah! Fait le monsieur de plus en plus surpris, et ta mémé elle doit bien pouvoir venir elle ?"

-" Eh, Non ! ...elle aussi elle fait le :Tapin ! "

Noel-"Mais alors ma petite tu es seule à répondre alors...? "

-"Oui, parce que je suis trop petite, moi, pour faire le

...Tapin de Noël ! "



Noel



    Joyeux Noël !





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mardi 13 décembre 2011

La légende de la chapelle saint Madeleine de Massiac. (Cantal)



Le Chapelet de Sainte Madeleine.

La chapelle sainte Madeleine de Massiac, Cantal.

 

La chapelle sainte Madeleine de Massiac, Cantal.

 

   Les deux parties de la « Chauds », près de Massiac, on reçu leur nom de deux dévots personnages qui s'y étaient retirés : Saint Victor avait un ermitage sur l'une, Sainte Madeleine sur l'autre, et actuellement encore chacun d'eux y a une chapelle bâtie en son honneur.

   De leur dévote retraite, les deux Anachorètes* pouvaient se voir; mais la rivière les empêchait de communiquer ensemble.Cependant Madeleine désirait beaucoup consulter Victor sur les choses divines; Enfin elle obtint du ciel et y parvint par un miracle, suivant la tradition.

   Un jour, la Sainte s'avance sur le bord de sa montagne, son chapelet à la main, et après avoir appelé Victor, le lui jette en l'air. A l'instant même le chapelet s'étend miraculeusement, il se prolonge d'une montagne à l'autre dans toute sa longueur et forme un pont qui les joint toutes deux par leur sommet. Alors l'anachorète et sa Sainte voisine s'approchent pour faire leur pieux colloque.

   Enfin, toutes les fois que Madeleine voulait demander à Victor quelque conseil, elle employait le même moyen. Mais pour éviter toute occasion de scandale et de chute, elle ne se permettait point d'aller jusque chez lui, ni ne l'autorisait à venir chez elle: tout deux s'arrêtaient à mi-chemin sur le « pont » et, pendant leur entretien, ils restaient ainsi exposés aux regards et par-conséquent à l'admiration des gens du voisinage.



*Anachorète: Ermite qui vit dans la solitude et la prière.



Sources: Les Ponts miraculeux ,de Paul Sébillot.
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Notre sélection livre : Auvergne.

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