mercredi 23 novembre 2011

La légende du château et de la chaumière.

Le château et la chaumière.



   Je n’habite qu’une humble cabane rustique ; mais cette cabane est à moi, et il faut qu’on s’incline quand on y veut entrer.
Son toit ne s’élève qu’à quelques pieds du sol, mais non loin de là, dans le parc, s’élève un château superbe.
Là, réside un grand seigneur, inquiet dans son faste et son opulence. Moi, je dors paisiblement, mais lui ne peut en dire autant.
J’étais, par une belle soirée, assis devant ma cabane quand tout à coup j’entends aboyer sa meute qui traverse la rivière.
Sa Seigneurie s’avance vers moi, tandis que je chantais avec bonheur les bontés de la Providence.
C’était une chanson que j’avais faite moi-même pour louer le Dieu qui me donne la Paix et le contentement, la santé et le pain quotidien, le repos après le travail, et les jours sans inquiétude.
Le Seigneur s’arrêta, le fusil à la main, en écoutant mes chants. J’ôtai mon bonnet, et il continua son chemin en me remerciant.
Un soupir s’échappa de ses lèvres. Ah ! Je l’entendis. Ce soupir voulait dire :
 
-«  Donne-moi ton cœur joyeux et prends mon château… »
 
Mes yeux s’élevèrent vers celui qui a fait ainsi le partage des biens de ce monde :
 
-" Les palais aux grands, et la gaieté aux petits ! "




Sources : L’Arbre de Noël, X. Marmier, 1873.
              © Alain-Michel, Regards et Vie d'Auvergne.
               http://www.regardsetviedauvergne.fr/
             Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne, et de ceux qui ne la connaissent pas.


mercredi 16 novembre 2011

La chaîne.

La chaîne du forgeron.



Forgeron   Simon était un garçon d’une probité douteuse, sans être ouvertement voleur, il ne valait guère mieux. Trouvait-il quelque objet, il le retenait sans façon, quoi qu’il lui fût aisé d’en reconnaître le propriétaire.
Il passait un jour devant l’atelier d’un forgeron, non loin de la porte une belle chaîne de fer était étendue sur le pavé. Simon jeta autour de lui un œil inquiet, et, s’étant convaincu que personne ne pouvait l’apercevoir, il ramassa l’objet de sa convoitise. Mais tout à coup il jeta un cri de douleur, et la chaîne lui échappa des mains. Elle venait de sortir de la forge, il s’était cruellement brûlé.
L’ouvrier qui avait placé la chaîne sur le pavé pour la laisser refroidir accourut aux cris du jeune homme. « Tu mérites bien ce qui t’arrive, lui dit-il, et ta main ne porte que la peine du vol dont elle fut l’instrument, prends garde, si tu n’as pas désormais plus de conscience, qu’il t’arrive encore quelque chose de pis. »

Moralité :

Crains le bien du prochain comme charbons ardents,

Tu pourrais en souffrir les maux les plus cuisants.


Sources: la Morale enfantine, A.Bordot, Gallica 
            © Alain-Michel, Regards et Vie d'Auvergne.
         Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.

vendredi 11 novembre 2011

Carte postale Ancienne de Choisy le Roi, 1915.



  Choisy le Roi le 27 janvier 1915


CPA, guerre 1914/1918, Choisy le Roi, Auvergne
Ne pèr pas courage, Dieu veille, que sette villène guerre finisse au plus to est que lon emporte la victoire"
   


CPA, guerre 1914/1918, Choisy le Roi, Auvergne






 Sources : Carte Postale Ancienne personnelle
                 © Alain-Michel, Regards et Vie d'Auvergne.
                  Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.





















Notre sélection lecture que vous pourriez aimer:

Bonjour, merci de votre visite, sur la colonne de droite découvrez les Albums, articles, archives, Top10 etc etc, il y a surement encore des choses à découvrir. Pour être informé des derniers articles publiés inscrivez-vous au flux ou mettre un "j'aime" sur la page Facebook /


Vous pouvez aussi laisser un commentaire ou partager via les réseaux sociaux. A bientôt,

Les articles et photos de ce blog sont la propriété de
© Alain Michel Regards et Vie d'Auvergne. merci de contacter l'auteur pour une copie ou réutilisation.

http://www.regardsetviedauvergne.fr/
Le blog de ceux qui aiment l'Auvergne et de ceux qui ne la connaissent pas.